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L’alcool, qu’est-ce que c’est ? L’alcool est obtenu par fermentation de végétaux riches en sucre ou par distillation. On le retrouve dans diverses boissons alcoolisées : bière, vin, cidre, apéritifs, digestifs, spiritueux. L’alcool est absorbé par le tube digestif. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l’organisme. L'alcool est un dépresseur du système nerveux central. Il détend et désinhibe. À court terme et lorsqu’il est consommé à des doses importantes, il provoque un état d’ivresse et peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements...
Les effets de l’alcool sur l’organisme sont proportionnels à l’alcoolémie, c’est-à-dire au taux d’alcool dans le sang. Sur le cerveau, l’alcool se lie à de nombreux récepteurs biologiques comme les récepteurs à glutamate, GABA, sérotonine, nicotine. Il perturbe également les fonctions des neurones en altérant la structure de leurs membranes. Enfin, l’alcool augmente la libération de dopamine dans le système hédonique. |
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Les risques sociaux
À plus long terme, l’alcool affecte les principaux organes et l’usager risque de développer de nombreuses pathologies : maladies du système nerveux, troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement), troubles gastro-intestinaux, maladies du foie (cirrhose) et du pancréas (pancréatite), troubles cardiovasculaires (cardiomyopathies), troubles sanguins (hémorragies, anémies), troubles métaboliques (perturbations du taux de sucre dans le sang ; augmentation de l’acide urique dans le sang, entraînant la goutte) ; troubles hormonaux (diminution de la libido, impuissance, infertilité, irrégularités menstruelles) ; diminution de la résistance aux infections et augmentation des risques de développer des cancers (notamment les cancers de la bouche, de la langue, de l’œsophage, de l’estomac et du foie). |
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Conseils pour un usage sans dommage Lorsqu’on boit de l’alcool, plus on dépasse les limites indiquées ci-après (augmentation des quantités et fréquences de consommation), plus le risque est important. |
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Consommations occasionnelles Exceptionnellement, pas plus de 4 verres standard en une seule occasion. Au-delà de la deuxième consommation chez la femme et de la troisième chez l’homme, le taux d’alcoolémie autorisé pour conduire un véhicule moteur au Québec et au Canada (80 mg/100 ml) peut être dépassé. Associée à des médicaments ou à des drogues, une seule dose, même faible, peut avoir des conséquences néfastes immédiates. Consommations rÉguliÈres
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![]() Une seule dose, même faible, peut avoir des conséquences néfastes immédiates. |
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Évaluer son alcoolémie approximative Ces tableaux sont fournis à titre indicatif seulement. On doit les interpréter avec prudence, car chacun réagit différemment selon sa corpulence, son état de santé et les circonstances de la consommation. Si on boit sans manger, l’alcool passe beaucoup plus rapidement dans le sang et ses effets sont plus importants. Il est donc préférable de manger lorsqu’on consomme des boissons alcoolisées.
Une femme de 68 kg (150 livres) soupe chez des amis. À 19 h, elle prend une bière de 341 ml à 5 % d’alcool, puis trois verres de vin de 5 onces chacun à 12 % d’alcool et finalement un cognac de 1,5 once à 40 % d’alcool, pour terminer sa dernière consommation à 22 h. À minuit, elle décide de prendre son véhicule automobile. |
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Intoxication aiguË à l’alcool Cette section supplémentaire a été ajoutée suite au décès d’un jeune causé par une intoxication aiguë à l’alcool. Elle vise à fournir une information de base pour tous, afin de porter secours à une personne qui se retrouverait en état d’intoxication aiguë à l’alcool.Comment reconnaître une intoxication ? Le surdosage à l’alcool est une manifestation relativement courante, particulièrement lorsqu’une personne ingère de grandes quantités d’alcool dans un court laps de temps. Une intoxication aiguë à l’alcool peut causer la mort en moins d’une heure, d’où l’importance de suivre de près l’évolution des signes chez une personne qui semble avoir absorbé une grande quantité d’alcool en peu de temps. Bien que les signes d’intoxication à l’alcool soient proportionnels à l’alcoolémie, tous les individus ne réagissent pas de la même manière à un niveau déterminé d’alcool. Plusieurs facteurs peuvent être déterminants, entre autres le poids, le sexe, la tolérance, la nourriture ingérée, qui peut ralentir l’absorption de l’alcool dans le sang, et le contexte de consommation. Il faut donc être vigilant aux effets suivants pour identifier une intoxication sérieuse et réagir à temps. |
Une consommation standard équivaut à : 341 ml (12 oz) de bière à 5 % d’alcool ou 142 ml (5 oz) de vin à 12 % d’alcool ou 85 ml (3 oz) de vin apéritif à 20 % d’alcool ou 43 ml (1,5 oz) de spiritueux à 40 % d'alcool |
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En cas de doute sur le niveau d’intoxication Il est souvent difficile de savoir la quantité précise d’alcool qu’une personne a consommée au cours des dernières heures, puisque nous n’étions pas nécessairement avec elle depuis le début. Il importe alors de vérifier l’évolution des effets qui peut être rapide, au fur et à mesure que l’alcool est absorbé dans le sang. Si les effets démontrent une intoxication de plus en plus importante, il faut contacter les urgences médicales. Si l’on est certain que l’absorption de l’alcool dans le sang est complète chez la personne (30 à 90 minutes après la dernière consommation d’une personne à jeun) et que les effets de l’intoxication sont dans une phase de déclin plutôt que de progression, elle peut être hors de danger. Il faut toutefois la surveiller de près pour s’en assurer. |
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Certaines personnes risquent de passer d’une consommation récréative contrôlée (usage récréatif), à une consommation excessive non contrôlée (abus) ou à la dépendance. Les troubles liés à la consommation excessive d’alcool surviennent à des moments très variables selon les individus. Certains vont vivre des ivresses répétées avec de longues interruptions sans devenir pour autant dépendants. Cet usage reste toutefois problématique. Un consommateur excessif peut évoluer en trois étapes vers la dépendance alcoolique.
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Aujourd’hui, la consommation excessive d’alcool et l’alcoolisme frappent de nombreux pays en développement. |
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Les chiffres DE notre réalité
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| Que prÉvoit la loi ? L’alcool est un produit licite dont la production, la vente et l’usage sont principalement régis par la Loi sur les aliments et drogues. L’importation, l’exportation, l’imposition des taxes et la publicité électronique des produits de l’alcool sont de compétence fédérale. La commercialisation, la promotion publicitaire et la vente des produits destinés à être consommés à l’extérieur des points de vente sont de juridiction provinciale. L’établissement des prix, l’âge légal de consommation et l’interdiction de vente aux personnes intoxiquées caractérisent de telles mesures législatives, de même que l’interdiction de consommer ou de s’intoxiquer sur la voie publique. Par contre, l’âge légal pour consommer de l’alcool est soumis à certaines exceptions comme la consommation d’alcool dans le cadre d’un rituel religieux ou la supervision parentale à l’intérieur d’une résidence. L’interdiction pour les commerçants du Québec de vendre de l’alcool après 23 heures est un autre exemple de cette législation. CONDUITE AVEC DES FACULTÉS AFFAIBLIES Le Code criminel stipule que quiconque conduit un véhicule moteur alors que ses facultés sont affaiblies par l’alcool ou la drogue commet une infraction (article 253). La loi fédérale régissant la conduite avec facultés affaiblies reconnaît quatre infractions distinctes :
Au Québec, l’alcool demeure la première cause des accidents de la route. Afin d’améliorer le bilan routier, des changements au Code de la sécurité routière ont été apportés en décembre 1997 pour les conducteurs interceptés avec les capacités affaiblies. Quiconque conduit un véhicule avec un taux d’alcoolémie dépassant 80 mg/100 ml commet une infraction au Code criminel. De plus, il est interdit à tout titulaire d’un permis d’apprenti conducteur ou d’un permis probatoire de conduire après avoir consommé de l’alcool. Les sanctions prévoient :
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