Un dangereux psychotrope qu’il vaut mieux éviter.

Le GHB, qu’est-ce que c’est et à quoi ça ressemble ?

Le GHB ou gamma-hydroxybutyrate est un dépresseur du système nerveux central qui se présente sous forme de liquide incolore et inodore (en petite fiole), de poudre blanche, de capsule ou en granulés à dissoudre dans l’eau. Dissout dans un verre de boisson alcoolisée, il n’a ni odeur ni saveur (à peine un léger goût salé et savonneux). Une dose moyenne de GHB équivaut approximativement à 2,5 grammes de gamma-hydroxybutyrate en poudre.

Dans la rue, le GHB est connu sous de nombreuses appellations dont les plus courantes sont liquid ecstasy, liquid X, fantasy, salty water, scoop et organic quaalude.

Il est utilisé à des fins non médicales ou abusivement depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, sa vente est illégale au Québec et au Canada. Il est cependant facile à fabriquer clandestinement à l’échelle individuelle et ses précurseurs chimiques sont facilement accessibles. En Europe, il est encore utilisé comme adjuvant de l’anesthésie générale et pour certaines autres applications thérapeutiques.


Effets et dangers du GHB

Le GHB est un dépresseur du système nerveux central qui se présente sous forme de liquide incolore et inodore.

L’augmentation progressive de la dose de GHB se traduit, dans l’ordre croissant, par les réactions suivantes :

diminution de l’anxiété relaxation musculaire désinhibition euphorie (sensation de bien-être et de satisfaction) sédation somnolence incoordination des mouvements hypnose anesthésie générale coma mort.

À fortes doses, le GHB peut aussi provoquer :

des convulsions
des hallucinations
un ralentissement cardiaque
de l’hypotension
une dépression respiratoire
l’inconscience

 


Des cas de coma et de mort ont été observés, notamment lors d’une absorption simultanée de GHB et d’alcool.

L’utilisation du GHB est devenue festive et parfois criminelle, d’où son nom de drogue de viol, qui lui a été donné en raison des propriétés de la molécule : amnésie (troubles de mémoire), état semblable à l’ébriété, délais d’action très courts. Le GHB n’a pas de propriétés aphrodisiaques réelles, mais va plutôt provoquer une désinhibition sexuelle.

Le butanediol, molécule apparentée au GHB et présente dans l’industrie chimique (fabrication de résines, polyuréthane, etc.), est aussi utilisé pour obtenir les mêmes effets psychoactifs puisqu’une fois consommé, il se transforme en GHB dans l’organisme.
 


GHB et dépendance

Compte tenu des effets agréables qu’il produit, le GHB est une substance susceptible d’abus. Son utilisation excessive et prolongée conduit à la tolérance et à la dépendance physique. L’arrêt brusque de l’usage répété de fortes doses de GHB peut provoquer un sevrage dont les principaux symptômes sont l’anxiété, l’insomnie, les tremblements et les crampes musculaires.
 


Les chiffres de notre réalité

Selon une étude conduite en 2002 auprès de 210 répondants dans des party rave à Montréal, 18,6 % des personnes interrogées affirment avoir déjà consommé du GHB au cours de leur vie et 28,2 % au cours des trente jours précédant l’enquête.
 
Une étude conduite en 1997 auprès d’étudiants montréalais du niveau secondaire révèle que 0,2 % d’entre eux ont déjà consommé du GHB au cours de leur vie.
 


Que prévoit la loi ?

Le GHB est inscrit à l’annexe III de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.

La possession, le trafic, la possession en vue d’en faire le trafic, la production, l’importation et l’exportation sont illégaux.

En 1999, la GRC mettait à jour 19 laboratoires clandestins destinés à la fabrication de drogues de synthèse au Canada.