La kétamine est un anesthésique vétérinaire développé en 1962.
Les mélanges avec d’autres drogues peuvent provoquer un cocktail explosif.

La kétamine, qu’est-ce que c’est et à quoi ça ressemble ?

La kétamine est un perturbateur du système nerveux central, proche parent de la phencyclidine (PCP). Connue sous les appellations Spécial K, Vitamine K, Ket, Ketty, etc., elle est parfois vendue en comprimés ou en capsules sous le pseudonyme ecstasy.

Les formes vendues sur la rue comprennent la poudre blanche (soluble dans l’eau et l’alcool), les comprimés, les capsules, les cristaux et la solution (liquide en fiole). La kétamine peut être prise par voie orale, injectée, prisée ou fumée. Les doses sont variables et oscillent généralement entre 5 et 500 mg selon la voie employée et les habitudes de consommation de l’usager


La kétamine est un perturbateur du système nerveux central,
proche parent de la phencyclidine (PCP)


Effets et dangers de la kétamine

La kétamine est souvent utilisée dans les expériences de « dissociation avec le corps » et de voyages « aux frontières de la mort » (near death experience).

La kétamine provoque des effets hallucinogènes plus courts et moins intenses que le PCP. Ses effets durent environ une heure. Elle est souvent associée à des stimulants, afin de reproduire les effets stimulants et hallucinogènes de l’ecstasy. Elle possède aussi des propriétés anesthésiques et analgésiques.

L’utilisation illicite de la kétamine est dangereuse en raison des effets entraînés tels que :

perte de connaissance accompagnée de vomissements et risque d’asphyxie par invasion pulmonaire des vomissements ;
 

troubles psychologiques (anxiété, attaques de panique), neurologiques (paralysies temporaires) et psychiatriques (psychose toxique) ;
 

digestifs (nausées, vomissements).
 

En cas de surdosage, il y a risque d’arrêt respiratoire et de défaillance cardiaque.

Consommée régulièrement, la kétamine entraîne une tolérance très importante et peut conduire à une dépendance physique et psychologique.


Les chiffres de notre réalité

Une étude conduite en 1997 auprès d’étudiants montréalais du niveau secondaire révèle que 0,4 % d’entre eux ont déjà consommé de la kétamine au cours de leur vie.
 

Selon une étude conduite en 2002 auprès de 210 répondants de party rave à Montréal, 13,8 % des personnes interrogées affirment avoir déjà consommé de la kétamine au cours de leur vie et 34,5 % au cours des trente derniers jours précédant l’enquête.


Que prévoit la loi ?

La kétamine fait partie de l’annexe F (substances nécessitant une ordonnance) de la Loi sur les aliments et drogues : sa possession n’est pas illégale mais le trafic l’est. Elle est utilisée en médecine humaine et vétérinaire comme anesthésique général, administrée par voie intraveineuse ou intramusculaire. Elle est alors commercialisée sous le nom de Ketalar® ou Ketaset® (en fiole de 10 ml renfermant 100 mg par ml) et nécessite une ordonnance. Compte tenu de ses propriétés hallucinogènes, une surveillance étroite est exercée sur cette substance.