On disait autrefois : « La crainte est le commencement de la sagesse.» C’était d’ailleurs là le fondement d’une approche essentiellement répressive en matière de substances psychotropes. De plus, on a longtemps hésité à faire confiance au jugement des gens et à leur capacité de contribuer à leur propre santé. Comme si l’ignorance pouvait constituer une protection contre l’usage abusif des drogues. Mais les mentalités changent et aujourd’hui, on dira plus volontiers : « La connaissance est le commencement de la sagesse. »

Chose certaine, en matière de consommation d’alcool ou de drogues, il faut s’assurer que nos concitoyennes et concitoyens ont une bonne connaissance des faits. Ils doivent aussi saisir les liens qui existent entre une décision, voire un coup de tête, et ses conséquences à long terme. La population est tout à fait capable d’assimiler de l’information, même complexe, pour ensuite modifier ses comportements en conséquence. Encore faut-il que cette information lui soit présentée de façon claire, directe, empathique et, surtout, dénuée de tout jugement moral.

Le défi d’en arriver à ce parfait dosage a été relevé avec brio par les auteurs du guide Drogues : Savoir plus, risquer moins. Vous tenez entre vos mains la deuxième édition de l’ouvrage à laquelle le ministre de la Santé et des Services sociaux est fier de s’associer. Elle respecte la trame générale qui a fait le succès de la parution antérieure, en y incorporant un certain nombre de renseignements supplémentaires et de mises à jour.

Je suis convaincu que ce guide sera extrêmement utile à quiconque s’intéresse aux substances psychotropes. Je songe en particulier aux jeunes qui pourraient être tentés d’en faire usage, ainsi qu’aux proches des personnes ayant un problème de consommation abusive. Il s’agit également d’un précieux instrument de travail pour celles et ceux qui interviennent en matière de toxicomanie et d’alcoolisme, ou qui peuvent contribuer, dans leur milieu, à la prévention de ce genre de problème.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux,

Philippe Couillard