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Plus loin, plus haut, plus fort ! |
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Une conduite dopante, qu’est-ce que c’est ? On parle de conduite dopante lorsqu’une personne consomme certains produits pour affronter un obstacle réel ou ressenti, pour améliorer ses performances (compétition sportive, examen, entrevue d’embauche, prise de parole en public, situations professionnelles ou sociales difficiles). Dans le monde sportif, cette pratique prend le nom de dopage. |
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Le dopage n’est pas une simple tricherie De nombreux facteurs interviennent dans les motivations des usagers et prédisposent à une conduite dopante :
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Au Québec et au Canada, la Commission Dubin conclut que l’usage des substances dopantes est très répandu dans le domaine sportif sans pour autant pouvoir fournir des chiffres précis. Elle constate aussi que la consommation de produits dopants déborde le sport d’élite et pénètre les gymnases et les vestiaires des écoles secondaires, menaçant la santé des athlètes, des sportifs d’occasion et des étudiants du secondaire. Sur le plan mondial, il est difficile aujourd’hui de déterminer avec exactitude l’ampleur du phénomène d’abus des substances dopantes et de leur utilisation illicite dans le monde du sport. Néanmoins, un récent rapport officiel des États-Unis affirme qu’un tiers des sportifs (et dans certaines disciplines olympiques jusqu’à 80-90 %) ont recours à des substances chimiques interdites. |
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Seuls les produits causant des effets psychotropes significatifs et utilisés lors de conduites dopantes sont traités ici :
Même s’ils ne sont pas traités ici, l’usage de diurétiques, d’hormones de croissance, d’érythropoïétine (EPO) et d’anesthésiques locaux comporte des risques et des dangers pour la santé. Ces substances n’entraînent ni modification de la conscience ni dépendance psychologique. |
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Les substances dopantes sont achetées :
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Effets et dangers des substances dopantes à risque de dépendance Les stimulants Les amphétamines, la cocaïne, la caféine, l’éphédrine et les produits dérivés sont les plus utilisés. Les stimulants sont consommés pour accroître la concentration et l’attention ainsi que pour réduire la sensation de fatigue. Ils augmentent l’agressivité et font perdre du poids. Ces produits agissent sur le système cardiovasculaire et neurologique. Leur consommation peut entraîner des troubles psychiatriques. Le dépassement du seuil physiologique de la fatigue entraîné par l’usage de ces substances peut provoquer des états de faiblesse pouvant aller jusqu’à l’épuisement, voire jusqu’à la mort. Les androgènes et les stéroïdes anabolisants Les androgènes sont les hormones mâles responsables de la fonction des spermatozoïdes et de l’apparition et du développement des caractères sexuels masculins. Ils comprennent principalement la testosterone et son produit de transformation plus actif, la dihydrotestostérone. Les stéroïdes anabolisants sont des analogues synthétiques de la testostérone modifiés chimiquement afin de diminuer les effets androgènes (propres aux caractères sexuels masculins), augmenter les effets anaboliques (permettent la synthèse de substances favorisant notamment l’augmentation de la masse musculaire) et réduire l’incidence d’effets indésirables. Certains auteurs emploient une terminologie commune pour désigner les androgènes et les stéroïdes anabolisants : ils les appellent simplement stéroïdes, car ils ont la même structure chimique de base. Les produits les plus utilisés au Québec et au Canada sont la nandrolone (Deca-Durabolin® ou Durabolin®), le danazol (Cyclomen®), la fluoxymestérone (Halotestin®), l’oxandrolone (Oxandrin®), l’oxymétholone (Anapolon 50®) et le stanozolol (Winstrol®). Les stéroïdes ont plusieurs applications thérapeutiques licites : hypogonadisme mâle (déficiences fonctionnelles des testicules à la puberté ou ultérieurement au cours de la vie), retard de croissance, ostéoporose, etc. Ils sont aussi utilisés illégalement par les sportifs comme substances dopantes. |
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Effets recherchés par les athlètes L’usage abusif et illégal des agents anabolisants par les sportifs repose sur la croyance que leur consommation améliore la performance athlétique. Bien que diverses opinions scientifiques réfutent cette allégation, les stéroïdes anabolisants peuvent, dans certaines conditions, produire les effets suivants :
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La dose totale consommée par les athlètes peut excéder de 2 à 200 fois la dose thérapeutique. |
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Dangers des stéroïdes Les bénéfices de l’usage des agents anabolisants à des fins non thérapeutiques sont minimes par rapport aux risques encourus qui peuvent être nombreux et parfois irréversibles. Selon la dose et la durée de consommation, les agents anabolisants peuvent provoquer des tendinites, des déchirures musculaires, des saignements du nez, de l’acné majeure, des troubles nerveux, psychologiques ou psychiatriques, des perturbations hormonales, des troubles sexuels, des troubles du foie, des troubles cardiovasculaires pouvant entraîner la mort ainsi que des cancers. Les androgènes et les stéroïdes anabolisants peuvent entraîner une dépendance physique et psychologique.
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Les corticostéroïdes Ces substances qui soulagent la fatigue ont une action psychostimulante et anti-inflammatoire. Elles augmentent la tolérance à la douleur et permettent de poursuivre un effort qui serait insupportable dans des conditions normales. La consommation de corticostéroïdes entraîne en particulier une fragilité des tendons, des déchirures musculaires, des infections locales et générales. Les symptômes vont de la simple fatigue chronique avec une chute des performances, à une défaillance cardiovasculaire pouvant conduire au décès. Les corticostéroïdes peuvent entraîner une dépendance. |
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Les analgésiques opiacés Ces substances assoupissent et engourdissent la sensibilité et comprennent une vingtaine de produits dont le chef de file est la morphine. Ils sont utilisés pour supprimer ou atténuer la sensibilité à la douleur et provoquer une impression de bien-être. Ils entraînent des effets nocifs : risques de dépression respiratoire, d’accoutumance et de dépendance physique, diminution de la concentration et de la capacité de coordination. |
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Le GHB Le gamma-hydroxybutyrate ou GHB provoque la libération de l’hormone de croissance, ce qui stimule le développement musculaire. Les athlètes et les culturistes recherchent les effets anabolisants puisque le GHB représente une alternative aux stéroïdes anabolisants. Le GHB est une drogue susceptible d’abus. Son usage excessif et prolongé conduit à la tolérance et à la dépendance physique (voir section sur le GHB). |
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Le dopage fait l’objet d’interdictions nationales et internationales dans le domaine du sport. Si certains pays, dont la France, se sont munis de lois spécifiques dans le domaine du sport, le Québec et le Canada se limitent à appliquer les conventions internationales réglementant le sport, notamment celles du Comité international olympique (CIO). Les substances dopantes sont souvent des médicamentsl. Ainsi, en dehors des normes sportives, l’usage, la distribution et le transport sont régis par la Loi sur les aliments et drogues. Des sanctions criminelles sont prévues lors des infractions reliées aux produits inclus dans les annexes de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Ainsi, les stéroïdes anabolisants sont inscrits à l’annexe IV de cette loi. La possession illégale, le trafic, la possession en vue d’en faire le trafic, la production, l’importation et l’exportation sont illégaux. |
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