LSD

LE LSD, QU’EST-CE QUE C’EST ET À QUOI ÇA RESSEMBLE ?

Le LSD ou diéthylamide de l’acide lysergique est obtenu à partir de l’ergot de seigle, un champignon parasite du seigle et d’autres céréales.

Il se présente sous la forme de petits morceaux de buvards (papiers imprégnés d’une goutte d’une solution de LSD), de comprimés, d’une micropointe (ressemblant à un bout de mine de crayon) ou, plus rarement, sous forme liquide. Une dose, qui permet de faire ce qu’on appelle un trip d’acide, contient entre 50 et 400 microgrammes de LSD.

EFFETS ET DANGERS DU LSD

Le LSD est un hallucinogène puissant qui fait partie des perturbateurs du système nerveux central. Il entraîne des modifications sensorielles intenses, provoque des hallucinations, des fous rires incontrôlables et des délires. Ces effets, très puissants sur le cerveau, sont variables suivant les individus et le contexte d’utilisation.

Un trip dure entre cinq et douze heures, parfois plus longtemps.

Il arrive qu’un consommateur soit pris de panique en cours d’intoxication : on parle alors de bad trip. Dans un tel cas, il faut rassurer et apaiser la personne dans une ambiance calme, sous un éclairage tamisé. Il faut être prudent, car l’individu intoxiqué peut être dangereux pour lui ou pour son entourage. La prise d’alcool peut aggraver le problème.

L’usage du LSD peut provoquer des accidents psychiatriques graves et durables. La descente (coming down) peut être très désagréable : l’usager peut éprouver un état confusionnel pouvant s’accompagner d’angoisses, de crises de panique, de troubles paranoïdes, de phobies et de délire.

LSD ET DÉPENDANCE

Le LSD ne provoque pas de dépendance physique et il n’y a pas de syndrome de sevrage. Il ne stimule pas le système de récompense du cerveau et n’entraîne pas d’effets renforçateurs directs, c’est-à-dire la capacité de renforcer la stimulation des centres du plaisir localisés dans plusieurs régions cérébrales.

La dépendance psychologique au LSD varie selon le consommateur : chez un faible nombre d’utilisateurs très réguliers, on peut noter de l’anxiété ou une certaine panique lors de la privation. Cependant, le désir compulsif de consommer ne se compare en rien à l’obsession ressentie par le cocaïnomane ou l’héroïnomane.



Le LSD, un hallucinogène aux effets très puissants

L’usage du LSD peut provoquer des accidents psychiatriques graves et durables


                                      

HISTORIQUE

Synthétisé en 1938 par le chimiste Albert Hofmann, le LSD a été commercialisé quelques années plus tard par les laboratoires suisses Sandoz, sous le nom de Delysid®.

Au cours des années 1950, la Central Intelligence Agency (CIA) mène l’opération MK-ULTRA afin d’expérimenter les effets du LSD sur la maîtrise de la pensée et comme sérum de vérité. Bien que les résultats obtenus aient un intérêt limité et que le produit engendre une forte anxiété, la CIA poursuit les recherches afin de mettre au point une arme psychochimique à grande échelle.

Au début des années 1960, Timothy Leary et Richard Alpert, deux chercheurs de l’Université Harvard, font la promotion du LSD sur le campus universitaire et sont contraints de quitter leur poste. Ils fondent par la suite l’International Federation for Internal Freedom (IFIF), regroupant plusieurs milliers de membres.

Jusqu’en 1965, le LSD est étudié comme adjuvant à la psychothérapie et fait l’objet de nombreux travaux. La campagne publicitaire menée sur sa toxicité conduit à son interdiction au Canada en 1962.



LSD
       LES CHIFFRES D’UNE RÉALITÉ QUÉBÉCOISE

  • Selon l’Enquête sociale et de santé de 19982, environ 1,5 % des Québécois de 15 ans et plus ont consommé du LSD au cours de l’année précédente. Ceci représente près de 90 000 personnes.
  • D’après une étude effectuée en 200220 auprès de Montréalais participant à des parties rave, il ressort que 56,2 % de ces derniers ont consommé du LSD au cours de l’année précédente.
  • En 20045, une étude démontre que 2,5 % des élèves du secondaire (12 à 17 ans) ont consommé du LSD au cours de la dernière année (2,4 % des garçons et 2,6 % des filles). Ceci représente près de 11 000 élèves du secondaire.
    Tendance statistique : stable de 20006 à 20027,
                                         puis de
    1,9% en de 20027 à 20045.


PRODUIT
ILLICITE



QUE PRÉVOIT LA LOI?

  • Le LSD est inscrit à l’annexe III de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.
  • La possession, le trafic, la possession en vue d’en faire le trafic, la production, l’importation et l’exportation sont illégaux.