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ANNEXE 1
LES LOIS
Les drogues illicites sont fréquemment
appelées stupéfiants et font l’objet d’interdiction
au regard des conventions internationales. En
mai 1997, la Loi sur les stupéfiants ainsi que les
parties III et IV de la Loi sur les aliments et
drogues ont été abrogées et remplacées par la
Loi réglementant certaines drogues et autres
substances. Cette nouvelle loi comporte huit
annexes dont les trois premières contiennent la
majorité des drogues illicites (Tableau page 173).
La Loi réglementant certaines drogues et autres
substances (www.lois.justice.ca) prévoit plusieurs
infractions et peines, notamment la possession
illégale, le trafic ou possession en vue de trafic,
la production, l’importation et l’exportation. Le
Code criminel comporte aussi des clauses reliées
à la drogue. En effet, quiconque, sciemment,
importe, exporte, fabrique, fait connaître ou vend
des accessoires destinés à l’utilisation de
drogues illicites (art. 462.2) ou recycle des
produits de la criminalité (art. 462.31) commet
une infraction et est assujetti à une peine.
S’il n’existe pas une loi proprement dite sur l’injonction
thérapeutique, de nombreuses mesures
législatives (ordonnance de la Cour, ordonnance
de probation, conditions de libération conditionnelle,
etc.) permettent d’inciter ou de contraindre
les délinquants à suivre un traitement relié à leur
consommation de drogues.
Les drogues licites sont assujetties à la réglementation
prévue par la loi. Dans cette législation, on retrouve principalement la Loi sur les aliments et drogues, la
Loi réglementant certaines drogues et autres substances et la Loi
sur le tabac.
Les médicaments sont eux aussi régis par la Loi sur les
aliments et drogues et la Loi réglementant certaines drogues
et autres substances. La mise en marché doit être précédée
d’une évaluation positive des résultats des essais cliniques,
pharmacologiques et toxicologiques. Les normes de production,
d’importation, d’exportation, d’obtention et de vente sont très
strictes et passibles de sanctions lorsqu’on y déroge.
La prescription et la distribution des médicaments par les professionnels
de la santé font aussi l’objet d’une réglementation
stricte. Des critères précis (par exemple, l’évaluation clinique et
diagnostique constante) régissent la délivrance ou le renouvellement
des ordonnances médicales. Certains médicaments
sont inclus dans les annexes IV et V de la Loi réglementant
certaines drogues et autres substances à cause de leurs
propriétés psychotropes.
ANNEXE 2
ÉVALUER SON ALCOOLÉMIE
Ces tableaux sont fournis à titre indicatif seulement.
On doit les interpréter avec prudence, car
chaque personne réagit différemment selon sa
corpulence, son état de santé et les circonstances
particulières de la consommation. Si on
boit sans manger, l’alcool passe beaucoup plus
rapidement dans le sang et ses effets sont plus
importants. Il est donc préférable de manger
lorsqu’on consomme des boissons alcoolisées.
Un exemple
Une femme de 68 kg (150 livres) passe la soirée
chez des amis. À 19 h, elle boit une bière de
341 ml à 5 % d’alcool, puis trois verres de vin de
5 onces chacun à 12 % d’alcool et finalement un
cognac de 1,5 once à 40 % d’alcool, comme
dernière consommation terminée à 22 h. Elle ne
mange pas. L’alcool se transforme et s’élimine
par le foie à raison d’environ 15 mg/100 ml
d’alcool par heure.
À 23 h, quel serait son taux d’alcoolémie ?
Réponse : 109 mg %.

ANNEXE 3
INTOXICATION AIGUË À L’ALCOOL
Comment reconnaître une intoxication ?
Le surdosage à l’alcool est un phénomène relativement
courant, particulièrement lorsqu’une
personne ingère de grandes quantités d’alcool
dans un court laps de temps.
Une intoxication aiguë à l’alcool peut causer la
mort en moins d’une heure, d’où l’importance de
suivre de près l’évolution des signes chez une
personne qui semble avoir absorbé une grande
quantité d’alcool en peu de temps.
Bien que les signes d’intoxication à l’alcool
soient proportionnels à l’alcoolémie, tous les
individus ne réagissent pas de la même manière
à un niveau déterminé d’alcool. Plusieurs
facteurs peuvent être déterminants, entre autres
le poids, le sexe, la tolérance, la nourriture
ingérée, qui peut ralentir l’absorption de l’alcool
dans le sang, et le contexte de consommation.
Il faut donc être vigilant aux effets suivants pour
identifier une intoxication sévère et réagir à
temps.
- Le nombre de consommations est à titre indicatif seulement. Plusieurs facteurs ont une
influence sur les effets de l’alcool dans l’organisme (sensibilité individuelle, tolérance,
condition physique, interaction avec d’autres substances, etc.).
- Se référer aux tableaux de l’annexe 2 pour évaluer le taux d’alcoolémie de chacun en
fonction des quantités d’alcool consommées, du sexe et du poids de la personne.
ANNEXE 4
EFFETS DE L’ALCOOL OU DES DROGUES
SUR LA CONDUITE D’UN VÉHICULE MOTEUR
La conduite d’un véhicule moteur est une opération
relativement complexe qui exige l’exécution
coordonnée de plusieurs gestes. Elle fait intervenir
notamment la perception (avoir une bonne acuité
visuelle et auditive), l’attention (réagir rapidement
et correctement à des situations variées et
imprévisibles), la concentration (être capable de se
concentrer sur une tâche particulière pendant une
période de temps plus ou moins longue), la
mémoire (se souvenir de faits antérieurs), l’anticipation
(prévoir les événements), le jugement
(assimiler et traiter promptement l’information
provenant de diverses sources ; prendre les
bonnes décisions au moment opportun) et la
coordination des mouvements (freiner, diriger le
volant pour éviter des collisions et accomplir de
bonnes manoeuvres de conduite).
Effets de l’alcool sur la conduite
d’un véhicule moteur
L’affaiblissement des capacités de conduire
résulte principalement des actions de l’alcool sur
le cerveau. Ces effets dépendent essentiellement
des facteurs suivants :
- l’alcoolémie : il existe une relation dose-effet
entre la concentration d’alcool dans le sang et
les effets qui en résultent (voir annexes 2 et 3)
- les différences entre les individus : chaque
personne possède un bagage génétique qui
détermine en partie sa sensibilité à l’alcool
ainsi que sa vitesse d’élimination
- les habitudes de consommation : chez un
même individu, la consommation répétée d’alcool
conduit au phénomène de tolérance
acquise
- la condition physique de la personne : le jeûne,
la mauvaise alimentation, une santé déficiente et
un état de fatigue important accentuent
l’intoxication par l’alcool
- la phase de cheminement de l’alcool dans
l’organisme : pour une même alcoolémie, les
effets de l’alcool sur le cerveau sont plus
marqués en phase d’absorption qu’en phase
d’élimination
- les interactions pharmacologiques : l’alcool
est parfois consommé en même temps que
d’autres médicaments ou drogues, et les
associations peuvent donner lieu à des interactions
qui entraînent une synergie ou un
antagonisme des effets
- le contexte psychosocial de l’épisode de
consommation : les attentes qu’un individu
entretient face aux effets de l’alcool et les
conditions environnementales dans lesquelles
ce psychotrope est pris peuvent avoir une
influence déterminante sur la perception
subjective et le comportement
Effets des drogues sur la conduite
d’un véhicule moteur
Depuis les années 1970, plusieurs recherches
ont été effectuées afin de connaître les effets
des drogues, autres que l’alcool, sur la conduite
automobile et le risque d’accident mortel qu’elles
représentent. La Société de l’assurance automobile
du Québec a réalisé une étude
épidémiologique entre 1999 et 2002 dont voici
les principaux résultats :
- La présence de drogues a été retrouvée chez
près de 12 % des conducteurs interceptés au
hasard sur la route, selon les échantillons
d’urine recueillis lors de l’étude
- La présence de drogues a été retrouvée chez
près de 33 % des conducteurs décédés selon
les résultats sur des échantillons d’urine. La
proportion est de 25 % si on examine les
résultats sur le sang, liquide biologique qui
indique davantage une consommation récente
- Les deux principales drogues retrouvées chez
les conducteurs décédés sont le cannabis
(13 %) et les benzodiazépines (près de 10 %)
(échantillons sanguins)
- Le risque d’être impliqué dans un accident
routier mortel, après avoir consommé du
cannabis, de la cocaïne ou des benzodiazépines
est de 2 à 5 fois plus élevé que pour
les conducteurs sobres
- Les mélanges (alcool/drogue ou plusieurs
drogues) augmentent substantiellement le
risque d’accident mortel de la route
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ANNEXE 5
LISTE DES SUBSTANCES ET DES MÉTHODES
INTERDITES SELON LE CODE MONDIAL
ANTIDOPAGE
Cette liste est élaborée et mise régulièrement à
jour par l’Agence mondiale antidopage.
Substances interdites
- Androgènes et stéroïdes anabolisants
- Autres agents anabolisants, incluant sans s’y
limiter : clenbutérol, tibolone, zéranol,
zilpatérol
- Stimulants
- Agonistes bêta-2
- Hormones et substances apparentées :
- Érythropoïétine (EPO)
- Hormone de croissance (hGH), facteurs de
croissance analogues à l’insuline (ex. : IGF-1),
facteurs de croissance mécaniques (MGFs)
- Gonadotrophines (LH,hCG), interdites chez
le sportif de sexe masculin seulement
- Insuline
- Corticotrophines
- Agents avec activité anti-oestrogène :
- Inhibiteurs d’aromatase, incluant sans
s’y limiter : aminoglutéthimide, anastrozole,
exémestane, formestane, létrozole,
testolactone
- Modulateurs sélectifs des récepteurs aux
oestrogènes, incluant sans s’y limiter :
raloxifène, tamoxifène, torémifène
- Autres substances anti-oestrogéniques,
incluant sans s’y limiter : clomifène,
cyclofénil, fulvestrant
- Glucocorticoïdes
- Cannabinoïdes
- Narcotiques
- Diurétiques et autres agents masquants
Méthodes interdites
- Amélioration du transfert d’oxygène
(ex. : administration de produits sanguins)
- Manipulation chimique ou physique :
falsification des échantillons d’urine ou de
sang recueillis lors de contrôles de dopage
(ex. : utilisation d’agents masquants,
substitution des échantillons ; perfusions
intraveineuses)
- Dopage génétique : utilisation de cellules
génétiquement modifiées, de gènes ou
d’éléments génétiques divers qui ont la
capacité d’améliorer la performance sportive
ANNEXE 6
EFFETS RECHERCHÉS PAR LES ATHLÈTES
LORS DE LA PRISE DES PRODUITS
ANABOLISANTS
L’usage abusif et illégal des agents anabolisants
par les sportifs repose sur la croyance que leur
consommation améliore la performance athlétique.
Bien que certaines opinions scientifiques
réfutent cette allégation, les stéroïdes
anabolisants peuvent, dans certaines conditions,
produire les effets suivants :
- une augmentation de la masse musculaire et
du poids
- une augmentation de la force musculaire
- une augmentation de l’agressivité et de la
motivation durant l’entraînement et la
compétition
- une augmentation de l’endurance physique
par l’aptitude à résister à la fatigue
- une récupération plus rapide après une
blessure, l’exercice ou des périodes d’entraînements
intensifs
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