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Voir la version complète : transfert...



djegy
05/08/2007, 08h45
Salut tout le monde!!!

J'ai bien peur de faire un transfert de dépendance...

C'est fréquent ça quand on arrête de consommer?

Je bouffe comme une folle.... et c'est comme si je cherchais à être en obssession ... pas obssession de consommer ( Dieu merci!!), mais je focus sur des choses ou des personnes et j'en démord pas... comme si ma pensée était en manque d'obssessions...

Des trucs, vous en avez pour chasser ces obssessions? Comment chasser l'ivresse mentale?

moderato
05/08/2007, 12h59
Salut, ça fait combien de temps que t'as arrêté de consommer?

djegy
05/08/2007, 15h40
ça fait 55 jours!!!!

moderato
06/08/2007, 00h43
Alors c'est pas très grave. T'as consommé combien de temps?

djegy
06/08/2007, 08h14
Je n'ai pas consommé longtemps... voilà pourquoi j'ai eu de la difficulté à admettre ma dépendance. J'ai consommé pendant 2 ans. De 28 ans à 30 ans.

Depuis toujours, et d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été mal dans ma peau. Je me suis toujours sentie différente des autres. Comme une étrangère... Dans mon enfance et mon adolescence, j'ai vécu de très dûr moment à cause de l'alcoolisme de ma mère. J'ai même quitté la maison pendant plus d'un an, de 15 ans à 16 ans car c'était devenu invivable chez-moi. Ma mère buvais son malheur et mon frère de 12 ans à l'époque, consommais du pot, de l'alcool et d'autres drogue aussi. L'alcool m'a volé ma mère et la drogue m'avait enlever la complicité que j'avais avec mon frère. J'ai fuit chez mon amie de l'époque. Mais ce mal de vivre intérieur m'a suivie. Je me souviens qu'à cette époque, j'ai commencer à fumer la cigarette et je me saoulait lors de party. J'ai adoré le feeling de l'alcool, mais je ne me permettait pas d'en consommer. Je voulais être TOUT sauf comme ma mère. Et quand je buvais, j'étais ELLE! Le pot m'a toujours intrigué, mais j'en avait peur. Ayant vu mon frère consommer autant, et perdre ainsi la maîtise de lui même, m'a amener à me tenir loin de ça. Du moins, pendant l'adolescence.

Dès que j'ai rencontrer un homme gentil, je m'y suis accroché comme à une boué. À 16 ans, je savais déjà que j'allais l'épouser. Un homme équilibré, qui ne consommais pas, un bon bonhomme. Je l'ai épousé à 20 ans.

Aussitôt, on a eu des enfants. Je croyais que ce vide intérieur allait être comblé en ayant un bébé. OUFFF.. période assez difficile dans ma vie. Comment pouvais-je prendre en charge un enfant quand je n'arrivais même pas à me prendre en charge moi-même?

Mon mari était très présent, ce qui a aider énormément. À 24 ans, j'ai eu ma deuxième fille. Ce vide en moi grandissait sans cesse. Je me sentais de plus en plus comme une inccapable. Je ne consommais pas tellement à ce moment là, apart dans les party très occasionnel. Et quand c'était le "party" je n'avais aucune limite. Je buvais à chaque fois à m'en rendre malade. Pendant que je me saoulait, mon chum, lui, s'occuppait des enfants. Il buvais un peu, mais jamais pour être ivre.

À 28 ans, j'ai eu une période extrêment rebelle!!! Mes filles était plus vieille, donc plus autonome... Je me suis dit "**** ALL" et là, ça a dégringolé. Alcool, pot ... à tous les jours.... Party par dessus Party.... Jusqu'au jour où je me suis rendue compte que je fesait une folle de moi. Là, je me suis isolé pour consommé. La dernière année de consommation a été un enfer. Toute ma vie, tournait à l'entour de la consommation. Je travaillais à t-partiel, ce qui me laissait beaucoup de temps pour consommer. J'ai même embarqué mon mari dans cette galère. Car, à l'époque, si mon entourage ne consommait pas, je ne les fréquentait pas. Mon mari et moi avons consommer ensemble pendant quelques mois. Il a même laisser sa job sur un coup de tête!!! Et je me souviens l'avoir encourager à le faire. Nous avions totalement perdu la raison, nous étions venu à croire que nous étions les seul à détenir la VÉRITÉ! Nous nous pensions les ROI DU MONDE!!

Un jour, mon chum en ai venu à la conclusion qu'il fallait qu'il arrête de consommer avant de tout perdre. Il a arrêter d'un coup!!! Pu de bière, pu de joints!! J'ai esseyer de le suivre, mais j'en ai été incapable! Là, je me suis vraiment isoler. Je m'étais creer une salle au sous-sol, juste pour consommer. J'y passait mes soirées entière. Mon chum commencais à trouver ça moins drôle!!

Au mois d'avril dernier, j'ai touché mon bas fond. Crise de larmes au boulot, je suis partie voir mon médecin à qui j'ai caché ma consommation exessive. Elle m'a diagnostiqué une dépression majeure!!

Anti-dépresseur, médication pour dormir.... Mais j'étais toujours incapable d'arrêter de consommer. L'alcool a pris de plus en plus de place, les joints étaient de plus en plus gros... Et là.... j'ai décider d'aller en parler à ma mère. ça fesait un an qu'elle était en rétablissement de son alcoolisme après une thérapie.... Je lui ai lancé un cri du coeur, et elle m'a conseiller d'aller moi-même en thérapie, ce que j'ai fait!

ça fait maintenant 56 jours que je suis abstinente. et que je fait tout en mon pouvoir pour m'en sortir. ça va rélativement bien. Bien sûr, j'ai sauté plusieurs détails important dans ce témoignage.... Mais la thérapie m'a fait découvrir bien des souffrances que je me cachait à moi-même. Souffrance que je dois aujourd'hui affronter pour ramener l'équilibre dans ma vie.

Pas facile, surtout quand je me retrouve seule. C'était mes meilleurs moments pour consommer....

Je tien bon, mais je me sens fragile, un peu perdue. ces trois derniers jours ont été vraiment pas facile, mais je tiens bon.

moderato
06/08/2007, 14h16
Eh bien ! tu l'as pas eu facile. Quel genre de thérapie as-tu fait, combien de temps, etc...? As-tu eu un plan de sortie (quoi faire après la thérapie?). J'ai remarqué que tu ne parle pas de ton père, pourquoi? Merci de me raconter.

djegy
06/08/2007, 15h22
j'ai suivie une thérapie à L'Alcôve. C'était très bien. J'ai beaucoup appise de choses sur moi là bas... Je ne sais pas si d'oublier fait partie de la maladie, mais j'ai beau me replonger la tête dans mes notes, c'est difficile d'appliquer ça dans ma vie. Là-bas, c'était relativement facile, je n'avais que MOI à penser.

Mon père est mort quand j,avais 2 ans. Ma mère s'est remarier quand j'avais 4 ans. Je n'ai pas de souvenir de mon père biologique. C'était aussi un alcoolique.

Mon père "adoptif" est un homme qui ne parlait pas. Il était très contrôlant envers ma mère et très muet vis à vis moi. Il ne consomme pas du tout.

Depuis le rétablissement de ma mère, il a beaucoup changer. Il l'accompagne souvent à des meetind de AA, il commence à s'ouvir de plus en plus. J'ai eu droit à son appuis lors de ma rentrer en thérapie.

moderato
07/08/2007, 10h31
Et toi, est-ce que tu vas aux AA ou NA ?

djegy
07/08/2007, 16h41
Oui, j'en fais 3 minimum par semaine. J'aime bien ça.

Na, je trouve ça un peu rock n roll pour la petite maman que je suis. J'aime mieux les AA.

Je vais esseyer de magasiner les Na...on verra bien. Mais je dois t'avouer que j'ai bien de la misère à faire du meeting toute seule. arrivé seule....ouffff... mais j'y travaille...

moderato
08/08/2007, 17h48
J'arrive de Québec, je suis allé faire un meeting AA, je ne connaissais personne et plein de monde est venu me jaser. J'en reviens pas à chaque fois de voir l'ouverture de ces personnes.

moodmind
09/08/2007, 10h17
Hey maderato?

depuis quelques temps que ca me trotte dans la tete... je crois que je pourrais donner un coup de main dans un meeting NA... Crois-tu que 5 mois d'abstinance est encore trop jeune pour aider ces gens si non... comment dois-je proceder?

est-ce que ca demande beaucoup de notre temps?
en fait je sais meme pas ou m'adresser..

@+
Pascal

moderato
09/08/2007, 10h34
Non ce n'est jamais trop tôt. Tu n'as qu'à te pointer au «Business meeting» d'un groupe où tu te sens à l'aise ; c'est là que se fait la distribution des tâches pour le mois à venir. Je trouve que c'est une excellente idée. Demandes à rencontrer le Parrain du groupe, c'est comme ça que ça marche, il te fera un plaisir de tout t'expliquer. Lâches pas et bon meeting ! En plus d'aider les autres, ça nous aide à rester sobre.

moodmind
09/08/2007, 11h27
En plus d'aider les autres, ça nous aide à rester sobre.

C'est en plein ce qui se passe avec moi

merci!
@+
Pascal