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Voir la version complète : un nouveau départ



Maria
28/08/2011, 11h56
Je suis là. Je lis vos témoignages, et je suis touché, et surtout, mes yeux s’ouvrent sur la gravité de mes dépendances. Et déjà je me dis qu’en écrivant à cœur ouvert sur ce site, c’est que vous et moi admettons notre faiblesse, et c’est déjà un excellent début. Je crois qu’on a besoin de partager, d’avouer sans ce faire juger, de s’entraider. Le courage est sans doute le mot clé. Donc je suis là, et je vous livre mon histoire.
J’ai commencé à consommer divers drogues vers l’âge de 14 ans. D’abord par curiosité, pour me faire accepter de mon groupe d’ami, pour me sentir quelqu’un. C’est vite devenu une habitude, toutes les fins de semaine, nous trouvions quelque chose pour décoller de la dure réalité de l’adolescence. C’était simple, on prenait n’importe quoi, ce que nous trouvions, acide, buvard, mescaline, pot et alcool. Venant d’une famille de hippies, j’avais grandis avec l’odeur de hash dans la maison, les valeurs libertines et la musique psychédélique. Mes parents nous voyaient moi et mes amis tripper et ne disait rien. Ayant toujours eue une grande curiosité pour la spiritualité, la magie, les chamanes, cette façon de vivre me semblait bien naturel. En fait, je n’aie rien contre faire quelque trippe dans sa vie, pour ouvrir les portes de la perception, de constater que cela existe. Mais pas si jeune et surtout avec une compréhension plus mature de tout ce que cela implique. Donc, dans toute cette naïveté, je peux dire que j’ai entrainé plusieurs de mes amis à la dérive.
Chaque époque de ma vie, une drogue. C’était rendue ma façon de vivre mes relations. Car chaque soirée entre amis comprenant un psychotrope. Je me rends compte aujourd’hui que je suis mésadapter socialement. Et en fait, tout cela débute avec un non acception de moi-même. Là, ou j’aurais du me construire une estime solide de moi, je voyageais dans l’illusion. J’ai été à différentes époque accro à la mescaline, au pot, à la cocaïne, au speed, à l’ecstasy et à l’alcool.
Me voilà à 33 ans, toujours dans ce cercle vicieux. Ce n’est pas que j’ai la soif d’alcool, mais environ une fois par semaine, je me saoule terriblement, je perds la carte et je fais des choses que je regrette. Et à vrai dire, cela bousille ma vie à tous les niveaux, familiale, sociale, au travail et surtout ma santé est mise l’épreuve. J’ai plusieurs fois essayé d’arrêter, mais mon envie de faire la fête et d’oublier la monotonie du quotidien prend le dessus, et je replonge. Je me rends compte aujourd’hui, que je mérite mieux que ca. J’ai envie de faire autrement. De se dire je ne veux plus boire, n’est pas suffisant, je crois que l’on doit rendre la phrase positive. Comme; je désire prendre soin de ma santé, de gouter à la santé, à l’équilibre, de vivre pleinement.

Alors, je vais mettre toute les chances de mon côté. Tout d’abord ca me prend du courage, de la mémoire, car nous devons nous rappeler. Ce que la drogue et l’alcool à fait de nous, ou elle nous à amener, on ne doit pas l’oublier. A-t-on envie d’être cette larve, ce légume. NON. Nous avons tous pleins de rêves à réaliser, nous voulons tous devenir une meilleure personne. Pourquoi ne pas se choisir maintenant. ? Je ne dis pas que ma route sera parfaite, dans l’abstinence totale, que je deviendrai un boudha. Mais quelque chose en moi à changé. Je me rends compte, grâce à vos témoignages que c’est grave et que je ne suis pas seule.
J’ai un super copain qui me comprend, il a les mêmes problèmes à un degré moins élever, mais il a envie lui-aussi d’une vie meilleure. Et ensemble nous trouverons des manières de transformer notre quotidien. On les connaît les moments et les lieux de débauche. Donc on doit remplacer par quelque chose de mieux. Comme prendre la voiture, allé marcher dans la forêt, aller au spa, aller au cinéma, se faire plaisir sans vices. Un jour à la fois.
J’espère que mon témoignage sera vous réconforter. Moi, il me fait le plus grand bien. Je me sens pleinement consciente de qui je suis, et je m’accepte avec toutes mes particularités. L’amour de soi est le début. Et vous le méritez tous et chacun. La plus petite transformation est déjà un pas en avant, un pas à la fois, et qui sait un jour, on regardera en arrière et constaterons tout le chemin parcouru. Courage, mémoire, patience et amour.
Maria

Anonyme
02/09/2011, 09h07
BonjourMaria,

D’abord j’aimeraiste dire que je me reconnais dans ton cheminement. L’âge du début de maconsommation est le même que toi et les adultes n’ont pas réagis non plus. J’aiété un moment à leur en avoir voulu (plus tard), à essayer de trouver descoupables à ce que je suis devenue. À me dire mais pourquoi, et si, et si etsi... Mais maintenant, je comprends que les autres ne sont pas responsables.J’avais le tempérament à vouloir expérimenter aussi, et à aimer"tripper", et toujours un peu plus que les autres. Peu importe cequ’ils auraient pu faire ou dire, ça n’aurait possiblement rien changé à ce queje suis aujourd’hui.

Pour lereste, la prise de conscience est déjà un grand pas et le désir de changerégalement. C’est possible de ne pas consommer et c’est plus facile à envisagerquand on le fait un jour à la fois, comme tu le dis. Et qui sait où ça peutnous mener? Une chose est certaine c’est qu’en arrêtant, tu t’offre le plusbeau des cadeaux, la liberté! Je te souhaite une belle journée

Maria
03/09/2011, 10h18
Merci de ta réponse, je n'est pas consommer depuis, et vraiment quel plaisir de me lever le matin , en forme sans mal de tête. J’accomplis beaucoup plus de chose dans une journée! J'aime ma nouvelle vie, mais un jour à la fois. Hier soir, c'était vendredi et j'ai eue envie de sortir boire, j'ai résisté et je suis fière de moi. Alors, continuons!
bonne journée

Anonyme
04/09/2011, 11h07
Bonjour Maria,
Un gros bravo, tu as raison d'être fière de toi. Un premier vendredi et peut être un premier samedi??!! C'est vrai qu'il faut se tenir loin de la tentation au début, surtout lors des moments où nous avions l'habitude de consommer. Pour moi le plus difficile était les fins de journées et j'ai été un certain temps à refuser les sorties où il y avait de l'alcool aussi au début.

Et c'est vrai qu'on voit rapidement les bénéfices à ne pas consommer et tu verra que les gens le remarquerons aussi. On m'avait suggérer de prendre une photo de moi quand j'ai arrêter et quand je regarde cette photo, c'est assez incroyable le changement. Tu verra que ça vaut vraiment la peine de persévérer. Je te souhaite une très belle journée

moderato
10/10/2011, 07h40
Allo Maria,
Comment ça va maintenant ?