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Voir la version complète : Failli d'y rester



dans_ma_bulle
25/05/2012, 05h24
Je suis en dépression depuis deux ans maintenant. J'ai essayé de retourner au travail mais en vain. Je ne vois personne à part ma blonde, je n'ai plus le goût de rien faire. Je bois en cachette car je trouve le temps long. Pourtant, il m'est interdit de prendre de l'alcool avec mes antidépresseurs. Mardi soir, j'ai commis un geste qui aurait pu m'être fatal: J'ai bu comme un trou et j'ai perdu la carte. Je me suis réveillé dans l'ambulance avec aucun souvenir de l'incident. J'aurais pu mourir.

Auriez-vous des conseils à me donner?

legrand
25/05/2012, 11h20
Tu veux des conseils à propos de quoi?

1-Comment boire et consommer des médicaments en même temps sans risquer de mourir?
2-Comment ne pas se faire pogner à boire alors qu'on nous interdit de le faire?

dans_ma_bulle
25/05/2012, 12h16
Que de sarcasmes...

J'aimerais savoir comment réapprendre à vivre.

Je n'ai plus la force de continuer...

legrand
25/05/2012, 12h43
Alors fonce en thérapie!!!

Tu es en dépression, tu bois alors que tu prends des médicaments, tu passes à deux doigts de mourir... Est-ce qu'il te reste beaucoup de solutions? J'en vois juste une: Entrer en thérapie. Tout de suite. En interne de préférence, mais c'est possible en externe aussi.

Mais ça doit venir de toi, de toi seul. Personne ne peut faire le travail à ta place.

Tu veux réapprendre à vivre? C'est possible, mais tu as donc besoin de quelqu'un pour t'enseigner. La thérapie va te donner tous les outils dont tu as besoin.

Je suis passé par ce dont tu traverses. Je sais de quoi je parle. La dépression, les substances, je connais, t'as pas idée. Je connais ton enfer, je connais ta souffrance.
Et tous les jours, dans le cadre de mes fonctions, je rencontre des gens comme toi qui vivent des affaires insupportables, qui sont aux prises avec un mal de vivre impossible à décrire tellement il est effrayant, mais qui ont posé un geste pour s'en sortir: ils ont appelé un centre de thérapie, un organisme d'entraide, un psychologue, un travailleur social, n'importe qui.

Tu dois trouver le courage - oui, le courage!- de téléphoner et de prendre rendez-vous dans un centre de thérapie AUJOURD'HUI! parce que ta situation va pas s'améliorer. Fais-le pour toi, fais le pour ta blonde, mais FAIS-LE!

Tu peux compter sur mon aide. Écris-moi N'IMPORTE QUAND, je suis presque tout le temps connecté.

dans_ma_bulle
26/06/2012, 14h07
Voilà maintenant un mois que je n'ai rien consommé. C'est plus facile que je le pensais.

Il faut dire que le fait d'avoir failli mourir m'a donné comme un électrochoc.

Du jour au lendemain, j'ai continué à vivre comme si de rien n'était.

La drogue et l'alcool? Mais qu'est-ce que c'est que ça? Je n'en ai jamais entendu parlé.

Petit à petit, j'ai recommencé à apprécier les micros bonheurs. Cela ne veut pas dire que je suis tiré d'affaires pour autant mais je commence à avoir une certaine qualité de vie que j'avais perdue depuis longtemps.

Pour tous ceux et celles qui ont le mal de vivre, qui croient que l'alcool et la drogue dissipent la douleur, ce n'est pas la solution.

Oui, ça fait du bien sur le coup, mais maudit qu'on se sent seul sur son nuage.

Il est plus facile de réfléchir quand on a les idées claires. Vos problèmes ne se règleront pas en claquant des doigts mais arrêter de consommer est un pas dans la bonne direction.

J'arrête mon prêchi-prêcha. Je sais que quand on est au bord désespoir, toutes ces bonnes paroles semblent sonner creuses et n'atteignent pas nos oreilles. Ou plutôt, on fait la sourde oreille.

Ça prend une bonne dose de courage mais croyez-moi, vous pouvez y arriver.

legrand
26/06/2012, 14h16
Merci pour ces belles nouvelles! Et merci pour ce témoignage!
Je suis content d'avoir de tes nouvelles!

dans_ma_bulle
22/07/2012, 12h51
Merci pour ces belles nouvelles! Et merci pour ce témoignage!
Je suis content d'avoir de tes nouvelles!

Eh merde, chassez le naturel et il revient au galop.
Ma blonde part pour trois jours et j'ai une rage aussi soudaine qu'intense de fumer du pot. Je me dis que ça serait la dernière fois, juste question de me remémorer le bon vieux temps.
Convainquez moi du contraire... go!

moderato
23/07/2012, 08h27
Pourquoi ne pas jeter un coup d'oeil dans les groupes d'entraide ?
Voici un lien :
http://www.toxquebec.com/ressources/groupes-dentraide.html

dans_ma_bulle
27/07/2012, 09h10
Pourquoi ne pas jeter un coup d'oeil dans les groupes d'entraide ?
Voici un lien :
http://www.toxquebec.com/ressources/groupes-dentraide.html

J'ai évité le pire. En parlant avec ma blonde, j'ai pris conscience du cheminement et des progrès accomplis. Il aurait été vraiment dommage de tout saboter pour une envie de fumer. Ce n'est pas facile de se défaire de nos vieilles habitudes, surtout quand elles nous réconfortent. Il faut prendre les événements comme ils viennent, trouver des choses qui nous font du bien et réapprendre à goûter aux petits plaisirs de la vie.

Lâchez pas, vous êtes capables...

moderato
27/07/2012, 15h50
ça doit pas toujours être facile non plus pour ta blonde ?

dans_ma_bulle
27/07/2012, 21h48
Oh que non, notre relation a été mise à rude épreuve. On commence enfin à voir la lumière au bout du tunnel. Cela fait huit ans que nous sommes ensemble et on peut dire que nous avons passé par toute la gamme des émotions. J'ai la chance d'avoir quelqu'un qui m'aime pour qui je suis et qui croit en moi. Il me reste à bâtir ma confiance en moi et à croire en mes capacités pour pouvoir commencer à prendre le contrôle de ma vie.

moderato
28/07/2012, 10h26
Plus tôt je te demandais si tu allais dans les groupes d'entraide ?

dans_ma_bulle
28/07/2012, 13h07
J'ai essayé d'être pris en charge par le centre de désintox local mais je n'étais pas un cas assez sévère pour eux. Je n'ai pas envie d'aller dans un groupe d'entraide. Je trouve que de communiquer sur ce forum m'est suffisant. Je consulte aussi une psychologue et cela m'aide beaucoup. J'ai de grave problèmes d'estime et de confiance en moi et plutôt que de prendre le taureau par les cornes, je m'engourdissais pour ne plus y penser. J’appelais ça "mettre mon cerveau à off".

J'ai réglé mon problème d'alcool bien malgré moi quand je me suis retrouvé en ambulance après avoir trop consommé. Je suis en dépression et je prends des antidépresseurs- c'est un cocktail explosif. Ça faisait des mois que je me cachais pour boire. Avoir frôlé la mort a été comme un électrochoc. Je suis abstinent depuis deux mois et je n'ai pas l'intention de récidiver.

C'est le pot qui est plus difficile à arrêter. Après avoir passé la moitié de sa vie à en consommer, il est normal que j'ai encore des fringales. Je commence à ressentir les bénéfices de ma désintox perso: les pensées plus claires, mémoire à court terme retrouvée, plus d'entrain et d'intérêt pour accomplir des activités. C'est dur de mettre le doigt sur le bobo mais quand on sait ce qui cloche, on peut trouver des pistes de solutions.

moderato
28/07/2012, 22h42
Est-ce que tu connais les groupes d'entraide comme les AA ?

dans_ma_bulle
29/07/2012, 08h23
Oui, mais je n'ai pas l'intention d'y aller. Je sais qu'on y trouve des gens qui vivent aussi des problèmes similaires et qu'on peut y trouver du soutient. J'ai déjà un bon réseau de personnes qui me supportent et qui m'encourage à persévérer. Cela fait maintenant deux mois que je suis sobre et l'envie de consommer s'est dissipée.

moderato
29/07/2012, 08h52
Et si ces groupes d'entraide minimisaient encore plus tes risques de rechute ?

dans_ma_bulle
29/07/2012, 14h46
Nah, je ne crois pas que cela augmenterais mes chances de réussite. Je suis en thérapie cognitivo-comportementale et j'apprends justement à me débarrasser de mes vieux réflexes.

J'ai vécu une période difficile de ma vie: burnout, dépression. Ma consommation d'alcool et de pot ont augmenté- c'était mes béquilles. J'ai dû me rendre au fond du baril-surdose- pour réaliser que j'étais engagé dans une voie sans issue. Cela faisait longtemps que je savais que ce n'était la solution mais je n'avais jamais réussi à arrêter complètement de consommer. Cette expérience traumatisante m'aura permise de me reprendre en main.

moderato
29/07/2012, 15h05
Excuses-moi d'insister mais je me demandais si t'avais une expérience des groupes tel que les AA, si tu y es déjà allé, souvent ou pas, enfin si tu connais vraiment bien ces groupes, ce qu'ils peuvent apporter comme soutien?

dans_ma_bulle
03/08/2012, 11h51
J'en connais assez sur les A.A. et c'est en pleine conscience de l'utilité de leurs services que j'ai décidé de ne plus assister à leurs réunions. Je n'ai pas réussi à me reconnaître à travers le vécu de ces gens affligés du même problème que le mien. Bon, il est vrai que nous avons une chose en commun: nôtre difficulté à contrôler notre consommation d'alcool. Je n'ai pas besoin d'entendre parler de leur descente aux enfers pour me convaincre que cela pourrais finir par m'arriver si je continue à agir de la sorte. J'ai failli payer de ma vie mes abus et je ne suis pas prêt de recommencer.

Pour terminer sur une note positive, l’absence de ma blonde s'est soldée par une réussite sur toute la ligne. En plus de ne pas consommer de pot ni d'alcool, j'ai retrouvé une hygiène de vie que j'avais perdue depuis longtemps: j'ai fais des activités plaisantes et j'ai su apprécier les micros bonheurs.

moderato
03/08/2012, 12h30
Merci de me partager ton expérience avec les AA. Est-ce que t'as fait plusieurs réunions, dans différents groupes ?

Content que tu sois toujours abstinent ?

Est-ce que ta blonde reçois de l'aide ?

dans_ma_bulle
04/08/2012, 09h59
J'ai assist

dans_ma_bulle
04/08/2012, 10h27
J'ai assisté à deux réunions de mon chapitre local. J'ai aussi pris part à une séance d'information d'un centre de réhabilitation. On m'a fait passer une évaluation de ma consommation mais on ne jugeait pas nécessaire que j'entreprenne un traitement. Je trouve dommage qu'on refuse d'offrir de l'aide à quelqu'un qui sait pertinemment avoir un problème de consommation seulement parce que son état n'est pas jugé critique. Qu'à cela ne tienne , j'ai pris le taureau par les cornes et j'y suis arrivé par mes propres moyens.

Quant à ma blonde, elle ne reçoit pas d'aide professionnelle. Elle peut par contre compter sur un large réseau d'amies dont certaines d'entre elles ont vécu une situation similaire.

moderato
05/08/2012, 09h08
Bonjour,
Ton chapitre local ? Qu'est-ce que c'est au juste ? Es-tu bien certain que tu parles des réunions des Alcooliques Anonymes, qui ont un Programme quotidien de 12 Étapes, programme qui permet de mieux vivre avec la maladie de l'alcoolisme et les autres toxicomanies ? Qui permet aussi de se refaire un nouveau réseau social avec des personnes en rétablissement et abstinent(e)s ou qui désirent le devenir ou le rester? Ce programme est adaptés à l'entourage (conjoints, parents, enfants) dans les Groupes familiaux Al-anon pour les soutenir dans toutes ces tempêtes émotives qu'ils passent en vivant auprès d'une personne victime de cette maladie fatale, progressive, mortelle, si elle n'est pas traitée adéquatement. Les AA sont présents dans plus de 125 pays. Il suffit d'aller dans un groupe, dans un congrès des AA pour reconnaître leur grand respect, leur efficacité, leur amour et surtout leur anonymat et leurs joie de vivre. Ce sont des spécialistes en prévention de la rechute. Le programme des AA permet d'accéder à un qualité de vie inégalée en mettant fin à la progression de la maladie et aux injustice causée par les conséquences de cette maladie. Les proches ont besoin de ce mode de vie qui leur permet de briser les silence face à toutes sortes de situations, drames vécus en contact avec la maladie. Toutes les personnes que j'ai rencontrées et qui ont tenté de mettre ce programme des 12 Étapes en pratique, ne serait-ce que 3 mois, juste pour essayer, ont vu leur vie, leur santé psychologique et mentale s'améliorer rapidement et connaissent l'assurance de grandes joies que permet de vivre ce nouveau mode de vie. En plus c'est gratuit, accessible en tout temps, partout dans le monde. Magnifique, je suis content de savoir que ça existe et que ça sauve la vie de tant de gens.

dans_ma_bulle
05/08/2012, 10h08
J'entends par chapitre local le groupe qui se rencontre dans ma ville. Sans être dans le déni, je n'ai pas trouvé que ce service s'adresse moi. L'abus d'alcool s'est déclaré lorsque j'étais en dépression sévère. Je me suis rétabli depuis et l'envie de consommer s'est dissipée. Je n'ai pas pas bu une goûte d'alcool en deux mois et demi.

moderato
05/08/2012, 16h50
En psychothérapie, tu travailles sur quoi ?

dans_ma_bulle
05/08/2012, 18h22
On a choisi une approche cognitivo-comportemental pour que j'apprenne à reconnaître les signes avant-coureurs qui m'amèneraient à consommer de l'alcool. Désarmer la situation anxiogène en relativisant les faits et trouver une autre interprétation plus positive des événements. Tout n'est jamais noir ou blanc.

moderato
05/08/2012, 22h03
Super ! Tu le vois depuis longtemps ? Dans quelles situations es-tu à plus haut risque de rechute ?

dans_ma_bulle
06/08/2012, 12h49
Je vois mon psychologue depuis le début de mon congé de maladie, soit il y a maintenant deux ans. Nous utilisons l'approche cognitivo comportemental depuis deux mois.

Étant toujours à la maison à ruminer des idées noires, le désir d'enrailler ces idées passait par l’abrutissement pur et simple. Je m'anesthésiais, me tenait dans une douce torpeur pour m'empêcher d'affronter la réalité.

Ma dépression découle de difficultés au travail. Ma confiance en moi et mon moral étaient à leur plus bas. On a essayer par deux fois de m’accommoder et d’alléger ma tâche mais sans succès. J'ai fini par croire que j'étais incompétent et que je n'avais aucune valeur pour l'entreprise. Je fais un bon salaire et j'ai de bons avantages sociaux. Il me serait difficile de démissionner et de trouver mieux ailleurs.

Le problème c'est qu'on me retournera dans mon poste malgré les difficultés que j'éprouve à effectuer ma tâche. Le syndicat ne peut pas m'aider à trouver un accommodement tant que mon psychiatre ne donne pas explicitement quelles sont mes limitations. Il dit que ça serait une lame à deux tranchants,que l'employeur pourrait s'en servir pour me coincer et m'obliger à démissionner.

Voilà pourquoi j’éprouve un stress constant. Je suis apte à retourner au travail sauf que je serai obligé de retourner dans le poste qui m'a causé des ennuis pour commencer.

moderato
06/08/2012, 23h08
Ça fait 2 ans que tu travailles pas, ç'est vrai que ça doit pas toujours être facile. Tu dis que tu vois un psychologue depuis 2 ans et plus loin tu parles d'un psychiatre, est-ce que ce sont 2 personnes différentes? Est-ce que tu l'a vue venir ta dépression ? Je veux dire est-ce que ça pris du temps avant que tu te rendes compte que ça se dégradait? Et est-ce que la consommation était déjà présente ou ça commencé plus tard ?

dans_ma_bulle
07/08/2012, 09h50
Je suis chanceux de pouvoir compter sur l'aide d'une équipe de spécialistes. Grâce au programme d'aide aux employés, j'ai pu avoir accès aux services d'une psychologue gratuitement. Il en est de même pour le psychiatre; j'ai obtenu une référence des services de santé de la compagnie, je n'ai donc pas à débourser d'argent.

Il y a eu des signes avant-coureurs: irritabilité, difficulté à dormir, anxiété, manque de concentration. Je consommais de l'alcool et du pot depuis plusieurs années mais jamais en si grande quantité. Plus mon mal être s’amplifiait, plus ma consommation augmentait. Je buvais jusqu'à l'ivresse.Le trop plein d'émotions négatives débordaient en un flot de paroles blessantes et de reproches dirigés vers ma compagne. On pour dire qu'elle était mon punching bag.

J'ai encore des problèmes d'estime et d'affirmation de soi mais au moins j'y fais face. Je travaille sur ma personne et trouve que je fais des progrès. J'ai négligé trop longtemps ces symptômes en les refoulant sous des litres d'alcool emboucanés.

moderato
07/08/2012, 13h24
Et quelle est la prochaine étape ? Quels sont tes projets?

dans_ma_bulle
08/08/2012, 09h08
J'essaie de me trouver tant bien que mal un nouvel emploi au sein de l'entreprise-j'ai justement une entrevue cette semaine. J'ai aussi l'intention d'ouvrir une librairie spécialisée en bandes dessinées mais cela reste encore au stade embryonnaire.

moderato
08/08/2012, 16h29
Est-ce que ta thérapie t'a permis d'identifier les situations ou les évènements dans lesquels tu serais à haut risque de rechute ?

dans_ma_bulle
09/08/2012, 09h04
Nous n'avons pas explorer en profondeur toutes les situations mais on peut dire avec certitude que les difficultés rencontrées au travail ont une influence majeure sur ma santé mentale et par le fait même, sur mes risques de rechute.

moderato
09/08/2012, 13h45
Et si t'étais obligé d'y retourner?

legrand
15/08/2012, 16h21
Bonjour dans_ma_bulle,
J'ai longtemps, très longtemps pensé que j'étais en dépression. Ça m'a pris des années et des années de psychologues, de conseils d'amis, de changements de job. Toutes mes complications ont pris fin lorsque j'ai enfin admis que j'étais toxicomane...tout simplement. Pas facile avouer n'est-ce-pas? Je suis d'accord avec moderato, la réponse pour vous se trouve chez AA ou NA. Bonne chance Anne L.

Attention Anne L. à ne pas tirer vos conclusions trop rapidement. Tous les parcours sont différents. Ce n'est pas parce que vos problèmes se sont réglés le jour où vous êtes entrée chez NA que ce sera la même chose pour dans_ma_bulle. NA ne guérit pas tout, loin de là.

moderato
16/08/2012, 20h05
Pour ma part mon but n'est pas de prendre parti ou pas pour les groupes d'entraide. Chacu(e) arrive à expérimenter des solution qui fonctionnent le mieux pour lui ou elle. Mais une chose importante avec les groupes d'entraide, c'est que les gens acquièrent une nouvelle façon de vivre. J'ai entendu beaucoup de critiques contre les groupes d'entraide, qui finalement venaient de personnes qui ne connaissaient rien à ces groupes. Quand on sait que cette maladie progresse parfois lentement parfois rapidement mais toujours sur plusieurs années, n'importe quoi peut arriver : accidents, violence, faillite, injustice, etc. Pendant toutes ces années de déni, la maladie progresse. Tous les témoignage que j'ai entendus par rapport à ceux qui vont dans groupes d'entraide, par rapport à ceux qui n'y vont pas, c'est l'assurance qu'un jour à la fois ils ne consomment pas et que tous les domaines de leur vie s'améliorent par conséquent. J'aime bien cette façon légère de prendre la vie, tranquillement, un jour à la fois.

dans_ma_bulle
18/08/2012, 14h25
Tous vos points de vue sont valables. Chaque parcours est différent et les moyens de s'en sortir aussi. J'ai eu la chance de me prendre en mains avant que la situation dégénère. Je peux compter sur un réseau d'entraide et d'amis qui m'aident à passer au travers. Comme dit Moderato; il faut changer ses habitudes de vie et prendre une journée à la fois.

dans_ma_bulle
26/09/2012, 11h58
Cela fait maintenant quatre mois que je suis sobre...

La joie que j'éprouvais d'avoir arrêté de consommer s'est transformée en honte-comment ai-je pu faire endurer tout ça à ma blonde? Je n'étais plus moi-même: méchant, bête, colérique et hors de contrôle.

Je ne pourrai jamais effacer ce que j'ai fait. Comment pourrais-je faire pour me racheter?

dans_ma_bulle
27/09/2012, 08h37
Je vous remercie pour vos conseils :)

moderato
27/09/2012, 09h04
Comment pourrais-je faire pour me racheter?
Déjà de ne plus consommer c'est se racheter. Bravo !

Albern147
31/12/2012, 06h51
Ahoj!
Myslím, že budete potřebovat nějaký relativní informace o požadovaných pracovních míst a také plánování nejlepší věc.

moderato
31/12/2012, 10h41
Hunnnnn, super intéressant

moderato
31/12/2012, 10h46
Ahoj!
Jaké informace?

dans_ma_bulle
24/05/2013, 18h39
J'y suis arrivé.
Voilà maintenant un an que je suis sobre.
Comme la vie n'est qu'un drôle de hasard, un an jour pour jour après mon overdose, j'ai appris que j'allais être papa d'une petite fille! ^o^

dans_ma_bulle
04/06/2014, 14h58
J'y suis arrivé, ça fait maintenant deux ans que je suis sobre. Ma petite famille se porte à merveille. Ma fille à d'ailleurs huit mois aujourd'hui, un vrai cadeau du ciel.

Comme quoi on peut s'en sortir. Le changement commence d'ailleurs avec soi. Il s'agit juste d'un déclic, une petite étincelle qu'on a tous au fond de nous.

Si vous voulez en parler, n'hésitez pas à me contacter, je pourrai vous répondre entre deux changements de couches! ;)

moderato
08/06/2014, 07h52
Super, ta vie a changé instantanément ou presque. Un déclic, c'est tout ce que ça prend. Ca me fait penser aux Alcooliques Anonymes et le mode de vie, ils parlent de Reveil spirituel. Merci de nous en faire part.

Anne L.
09/06/2014, 11h32
Bonjour DMB,
Contente de voir que tu te portes bien.
Bravo pour tes deux ans!

dans_ma_bulle
09/06/2014, 13h49
Ouais et bien... je n'ai pas tant de mérite que ça. Se réveiller dans une ambulance avec aucun souvenir de ce qui nous est arrivé, ça traumatise! J'ai depuis une profonde aversion pour l'alcool. Juste d'y penser me donne mal au cœur.