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Pégase
10/09/2013, 22h28
terminé les paroles en l'air.... je dois maintenant me prendre en mains avant de perdre ceux que j'aimes.

J'ai lu beaucoup de discussions sur ce forum et j'ai été surprise de me reconnaitre dans plusieurs situations.

Tout à commencé au secondaire. Vers l'âge de 13 ans, je suis tombé amoureuse d'un gars des plus populaire de l'école car il avait une ''belle gueule''. Mais se tenant dans une gang. J'étais au départ intimidé. J'ai vécu mes premières ''brosses'' qui ne me rendaient pas malade mais quand je me réveillais le lendemain, j'en avais perdu des bouts. En l'espace de quelques mois seulement (toujours en secondaire 1), j'ai commencé à consommer à tous les fin de semaines; Cannabis, PCP, LSD, Mush.... J'ai de plus eu ma première relation avec ce gars, pas à jeun du tout et ce toujours à l'âge de 13 ans. Mon cercle d'ami(e)s s'est mis à changé, j'ai perdu mes bonnes copines d'enfance et suite à ma rupture d'avec mon 1er amour, je me suis mise à avoir des relations (toujours sous l'effet de drogue ou alcool) avec différents partenaire. Il est donc évident qu'une réputation s'en ai suivi et qui m'a collé au derrière toute mon adolescence. Mais au lieu de prouver que je valais mieux que tous ça, j'ai poursuivi ma route dans ce malheureux chemin... Changeant d'emploi dès que ça ne me convenais pas, même chose pour mes partenaires. De plus, je ne retirais aucun plaisir de ces relations... c'est à rien y comprendre. Quand j'ai connu la cocaïne, j'ai délaissé les autres narcotiques. Et quel plaisir j'avais d'être en mesure de boire plus en me santant moins saoule....

Jusqu'au jours ou j'ai rencontré un beau salaud, de qui je suis tombé enceinte et qui m'a menacé de me harceler toute ma vie si je ne me fesais pas avorter. Ce que j'ai fais et malgré le fait que j'étais contre l'avortement, c'est une des plus belles décision que j'ai prise; je ne voulais plus avoir affaire à lui ou même ne pas aimer autant mon enfant puisqu'il était de lui. J'ai décidé de me prendre en main, j'ai déménagé à une vingtaine de minutes et coupé tout contact avec les gens qui m'entourait à l'exception de ma famille, qui eux était découragé de me voir aller ainsi. Quelques semaine seulement après mon avortement, j'ai rencontré un autre gars.... il s'agissait de mon chef d'équipe à mon nouveau travail. Je l'ai séduite, je lui ai avoué tout au long des années mon enfers de jeunesse, j'ai eu deux magnifiques enfants que j'adore mais après 8 ans de relation et aucune prise de narcotique, je me suis laissé séduire par un autre gars...

En l'espace de quelques semaine, j'ai quitté mon conjoint, mis notre maison en vente, cherché en vain une nouvelle maison et ai finalement emménagé chez ce nouveau gars avec mes enfants. Quel gaffe! Je serais partie en courant après 1 mois. Il me disait qu'il baisait encore avec son ex, me narguais toujours avec les autres filles et il était alcoolique. Il n'en a pas été trop long que j'ai augmenté ma consommation afin de fuir cet angoisse. Je venais de faire vivre de gros changements à mes enfants, je ne voulais pas leur faire vivre un autre changement en partant, et j'étais bien trop insécure et dépendante affective. Je me suis mise à sauter des coches en pleins souper entres amis, dès qu'il me refusait l'accès à mon propre spa, etc... J'avais toujours envi de m'enfuir, de hurler, de frapper partout. Il disait qu'on était toute des folles... J'ai appeler le père de mes enfants pour lui demander si j'avais déjà eu un tel comportement et il m'a confirmé que non, pas en 8 ans. Je voulais tout détruire sur mon passage. Son fils s'en prenait physiquement et psychologiquement à ma fille car elle avait un petit frère mais pas lui. Il lui volait plein de choses dans sa chambre ou le fessait faire par mon fils d'à peine 2 ans. Il la poussait, lui crachait au visage, etc,,, Je travaille avec les enfants mais qu'un enfants s'en prenne aux miens, j'étais réellement entrain de devenir folle. J'ai fini par le quitté, après 1 1/2 an, des consultations chez le psy et de la médication pour traiter un trouble d'adaptation.

Je croyais avoir réglé mon problème, mais j'avais envi de fuir tout de même. Je me suis mise à sortir dans les bars environ 2-3 X par semaines, même en pleine semaine et travaillais le lendemain toujours en état d'ébriété. Je me suis mise à perdre des bons bouts de soirées, à vouloir me battre, à avoir l'air d'une vrai idiote, et bien sur, à avoir plusieurs partenaires. Mais je me justifiais en me disant que c'étais probablement la dernière fois de ma vie que je serais célibataire et que les gars qui font ça ne se font pas juger. J'ai finalement rencontré celui que j'aime plus que tout après 8 mois de débauches. Nous avons beaucoup de plaisir ensemble, mais dès qu'on a un party, ça se gâche. Je ne connais pas mes limites, je n'ai pas de fond, je ne me rend pas malade. Mon conjoint à frôlé la mort de par ma faute lorsque j'étais en boisson et il en garde encore des séquelles aujourd'hui. Il y a 3 jours, soit 2 jours avant de fêter mon 34e anniversaire, on a bu, on s'est engeulé, j'ai hurlé comme une débile, je me suis sauvé et en voulant sauter par dessus une clôture, j'ai tombé et aujourd'hui, j'ai un magnifique œil au beurre noir. Après cette crise de nerf, nous nous sommes parlé mais je suis reparti de mon côté car on arrivait pas à s'entendre. Et comme une petite conne, j'ai embrassé un autre gars, comme pour me venger... me venger de l'homme que j'aime et à qui j'avais promis de ne pas faire ce que j'avais fais aux autres. J'ai gâché plusieurs de ses soirées à cause de ma consommation abusive, ma meilleure amie ne me parle plus ainsi que quelques membres de ma famille puisque j'ai gâché un mariage.

J'en peu plus... combien de fois j'ai dit à mon chum que c'était terminé et que je tenterai de me contrôler... merde, ça ne marche pas. J'admets aujourd'hui que j'ai besoin d'aide et ce n'est pas facile. Je suis tanné d'avoir un sentiment de culpabilité après chaque soirée d'abus, d'avoir passé pour une chatte en chaleur, d'avoir menti à l'homme que j'aime, d'avoir cherché la bagarre, d'avoir gâché des party de Noel, du jour de l'an, et même un mariage.........faut le faire. Je sais qu'à jeun je ne suis pas comme ça, bien au contraire. Mon chum dit que je retiens de ma famille qui ont du sang Amérindien et que plusieurs ont des problèmes relié à l'alcool. J'ai pourtant eu une excellente éducation, mes parents m'ont transmis de bonnes valeurs que je tente de transmettre à mes enfants mais je suis tellement mal placé pour parler. Chaque fois que je me suis réveillé les lendemain de brosses, je devais penser fort à mes enfants que j'adore et l'homme merveilleux que j'ai dans ma vie car je ne serais probablement pas ici entrain d'écrire un roman.

Hier, pour ma fête, on m'a offert de la bière et du vin pour souper et j'ai refusé. Je souhaite que l'an prochain, pour mes 35 ans, je sois fière de dire que je n'ai pas bu depuis 1 an.... Mais est-ce possible dans le monde que l'on vit, ou la boisson fait parti du quotidiens, dans les réunions familials, les souper entre amis, les fêtes quelconques...??? J'ai peur, peur de manquer à ma parole, peur de décevoir, peur de perdre la carte encore une fois... mais pourtant j'ai tout pour être heureuse... Mais j'ai tout de même PEUR.

Oufff.... ça m'a fais du bien de sortir quelques démons, mais j'ai tellement honte.....

moderato
11/09/2013, 15h55
Pas facile comme maladie, la dépendance à l'alcool. Mais plusieurs réussissent à vivre sans consommation, et très heureux.

Est-ce que t'as relu ce que tu as écrit. Comment te sens-tu quand tu te relis ?

Pégase
11/09/2013, 17h43
Bonjour Moderato,

Non, je ne m'étais pas relu avant de cliquer sur envoyé car je désirais que ce soit spontané. Sur le coup, ça été libérateur et j'ai enfin bien dormi sans faire d'insomnie.

Je viens tout juste de me relire et je ressent toujours de l'incompréhension face à ces comportements autodestructeurs. Parlant d'autodestructions, je me mutilais lorsque j'étais adolescente. Encore aujourd'hui, je ressens un certain bien-être lorsque j'ai mal, en me disant que c'est bien ce que je mérite. Aujourd'hui, j'ai passé par toutes les émotions; motivation, sérénité, doute, peur, angoisse..... Parfois je me sens forte et je me dis que je me suis sorti de l'enfer de la drogue sans aide, mais souvent je me demande si je vais vraiment tenir le coup pour la boisson car c'est trop accessible.

Aujourd'hui, des clients m'ont offert une bouteille de vin pour mon anniversaire. Sur le coup je me suis dis; c'est pas grave, je l'offrirai à mon tour à quelqu'un d'autre. Puis, à peine 30 minutes plus tard, je me suis dit qu'elle serait bonne puisque je soupe seule, sans enfants, avec mon conjoint et que je sais qu'avec seulement lui, je suis capable de boire que 1 ou 2 verres. C'est vraiment l'ambiance de fête qui me tue. Depuis les 3 dernières années, je me dis que tous est dans l'équilibre, mais en plus grand groupe, je n'ai aucun équilibre.

Maintenant que je viens de me relir, je sais que ce combat sera dur, très dur. J'aurai besoin que mon entourage (qui m'accepte encore) connaisse mon problème et me soutienne à fond car toute seule, je sais que je n'y arriverai pas. Je vais devoir penser aux autres avant de penser à moi.

Merci à ce site d'exister et à vous tous d'être là car je crois que je vais sincèrement en avoir besoin. Juste d'écrire est libérateur. J'espère pouvoir être là et avor les bons mots pour vous soutenir aussi dans les moments difficiles.

Pégase

Fuyante
12/09/2013, 20h08
Bonsoir Pégase,

Je comprends ce que tu ressens. Même si tu es décidée, ce doute qui persiste mêlé d'angoisses.

Prends ça minute pas minute, ne regarde pas loin et essaie de te demander ce que tu cherches à noyer lorsque cette envie de t'enivrer prend toute la place. Et essaie de ne pas trop de taper sur la tête.... comme on fait trop souvent...

Pégase
12/09/2013, 22h44
Bonsoir Fuyante,

merci de tes conseils; tu as bien raison, il faut y aller un jour à la fois...

Je n'arrive pas à voir ce que je tente de noyer.... Bien souvent il y a la gêne. En prenant une, deux, trois consommation j'ai plus confiance en moi, je fais rire les gens, je me sens apprécié.... Mais au lieu d'arrêter là, je continu, sans même penser à toutes les fois ou je me suis réveillé toute croche, amnésique, et honteuse.... Toutes les fois, finalement où je me suis chicané avec mon chum.

Il est passé me voir ce soir et il est certain que je lui ment, que je lui cache des choses mais quand tu n'a que des parcelles de ta soirée en tête, c'est difficile d'être crédible. Je me souviens avoir embrassé un gars et je me suis comme réveillé en pensant à mes enfants et à mon chum et j'ai dit au gars m'a situations et qu'il serait preferable qu'il retourne lui aussi voir sa blonde car moi je ne voulais pas gâcher ce que je tentais de construire.... Mais avant ça, blanc de mémoire.... Quand mon chum est réparti tantôt, j'avais tellement envi de boire une bonne bière froide qui était dans mon frigo, mais il m'a suffi que de l'écrire pour que cet envi passe.

Demain une amie viens me tenir compagnie et on se fais un bon souper sushis...... Sans vin... Ça fitte pas!! Que peut-on boire d'autre que du vin avec des sushis??? J'ai dit à mon amie que j'aurai du vin pour elle; faut bien que j'écoule les bouteilles qui sont chez moi! Je lui ai dit que je préférais affronter la réalité et mes démons que de fuir puisque je ne pourrai pas fuir toute ma vie.

Je suis prête à combattre.... Du moins, pour l'instant.