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Voir la version complète : Copain toxicomane



Lily
12/07/2015, 11h22
Bonjour,


Je vous écris pour avoir des conseils concernant l'attitude que je devrais adopter avec mon copain qui est toxicomane.

Dans le passé il consommait beaucoup de speed et de la coke. Il pouvait en prendre 4 ou 5 par jours (si ce n'est pas plus) et parvenait à ne pas dormir pendant 4 jours d'affilé. Je ne l'ai pas connu dans ce temps-là mais lorsque je suis arrivée dans sa vie, il s'est rendu compte qu'il devait changer de mode de vie. Alors, il a consulté une travailleuse sociale qui l'a plus ou moins aidé. Il est quand même parvenu à diminuer peu à peu, et la période la plus longue où il n'a rien prit a été un mois. La chose qui l'a le plus aidé, est son nouvel environnement au travail, et c'est une job qu'il aime tellement, qu'il ne voulait pas risquer d'avoir l'air gelé.
J'étais très contente pour lui, mais dans ma tête il allait arrêter pour de bon, et lorsqu'il m'a dit qu'il voulait en reprendre un peu, j'ai mal réagit. J'ai voulu le convaincre que ce n'était pas une bonne idée, car je croyais que c'était en mon devoir d'agir comme ça... J'ai ensuite compris qu'il était impossible pour lui d'arrêter complètement, du moins pour le moment. En fait, à toutes les fois où il en reprend, j'ai peur qu'il revienne à son ancienne vie. J'ai peur pour sa santé. La dernière fois qu'il en a repris c'était en fin de semaine, il a prit en tout je crois 4 speed et un mini sachet de coke (40$) que je crois qu'il n'a pas terminé. Il n'a pas dormi pendant 2 jours. Honnêtement, c'est un gros progrès depuis 6 mois. Par contre, comment je dois l'encourager ? Que dois-je faire en cas de craving ? Pendant les downs ? Il va assister à des réunions de NAA, mais moi en tant que blonde, qu'elle est la meilleure attitude à adopter pour aider sa confiance, sa persévérance, etc...et surtout comment rester positive ! Si je suis trop tolérante, va-t-il rechuter ?

Pour moi, c'est très nouveau de vivre avec un toxicomane. L'adaptation à cette réalité n'est pas évidente. Je ne sais pas si je vais m'y habituer. Peut-être que c'est encore tabou pour moi ? C'est un univers méconnu pour moi, merci de vos conseils !

moderato
12/07/2015, 19h54
Bonjour,
Vous avez raison d'avoir peur. Une personne qui a une dépendance à l'alcool ou aux drogues perd souvent le contrôle de sa consommation, en ce sens qu'elle consomme toujours plus qu'elle se l'était promis et sur une période beaucoup plus longue qu'elle l'avait décidé. Même après une période d'abstinence, ces personnes qui re-consomment en pensant qu'elles pourront contrôler leur consommation cette fois-ci, perdent à nouveau le contrôle. Et pendant ce temps, l'entourage a peur et cherche par toutes sortes de moyens comment faire pour l'arrêter de consommer, ce qui est pratiquement impossible. Par contre, l'entourage ne doit pas se laisser manipuler mais bien s'informer le plus possible sur cette addiction, les comportements que ça amène dans le couple ou la famille. De plus les proches ne doivent pas hésiter à demander de l'aide de professionnels formés dans ce domaine, en individuel ou avec la personne qui consomme.

Lily
14/07/2015, 21h51
Bonjour,

Merci pour votre réponse,

Mon copain est lui-même bientôt intervenant, alors j'ai l'impression qu'il sait exactement quoi me dire pour ne pas que je m'inquiète. Il mise beaucoup sur la communication, il me montre même ce qu'il consomme pour me rassurer et effectivement, cela fonctionne. On a bâti une certaine confiance entre nous, ce qui aide énormément. Il m'explique qu'il part de loin et que l'amélioration est énorme, et que je devrais l'encourager et être heureuse de ces efforts. Mais, a-t-il raison ? Dans le sens où, c'est vrai qu'il en prend beaucoup moins qu'avant, mais lorsqu'il est gelé je n'aime vraiment pas ça. Comparativement à plusieurs cas sur ce site, c'est peut-être un cas "non problématique" car il parvient tout de même à faire ce qu'il fait dans la vie au niveau des études et travail. J'ai l'impression que c'est ça le danger et sa travailleuse sociale lui disait justement : Avec ce que tu consommes, tu n'as pas à t'en faire avec ta santé...si tu savais ce que l'on voit ici au centre ! Cela n'a pas aidé et c'est pour cela que l'on va aller à un rendez-vous chez les NAA. J'espère que cela va aider, mais j'aurais aimé avoir de l'aide pour moi uniquement, pour apprendre à accepter son problème. Car je ne crois pas que j'en ai fini avec cette histoire.


Outre les rendez-vous chez le psychologue ( qui coûtent assez cher ), avez-vous une suggestion un peu moins coûteuse ?

Merci :)

moderato
15/07/2015, 07h30
Bonjour,
Quand une personne est affectée par les comportements de consommation d'un proche, le mieux à faire est de demander de l'aide pour elle-même. Quelques centres offrent des programme d'aide à l'entourage, dont La Maison Jean Lapointe, sous forme de fin de semaine intensive. Il y a aussi les Groupes Al-Anon (gratuit), qui ont beaucoup de documentation sur le sujet et où tu peux rencontrer des personnes qui vivent ou qui ont vécu des choses semblables. La psychothérapie vise probablement à comprendre ce qui peut t'attirer personnellement dans ce genre de relation.

Chalsi
21/07/2015, 16h18
Bonjour Lily,

Tu souhaites de l'aide pour toi et savoir comment accepter cette situation. L'accepter ne fera que te rendre malheureuse. Accepter c'est se fermer les yeux et faire comme si rien n'était. Tu es prête pour ça ? Il te montre ce qu'il consomme, cela te rassure vraiment ?

Je vis une relation avec une toxicomane et c'est ma fille. Je n'accepte pas cette situation et jamais je ne l'accepterai car cela va à l'encontre de mes valeurs. Par contre, je l'aime et je donnerais ma vie pour elle. Mais là, on parle de ma fille, de ma vie, de mon sang.

Si tu étais ma fille, je te dirais: pars pendant qu'il en est encore temps. Tu ne peux rien faire pour lui. Lui seul peut faire quelque chose et lui seul peut le décider. Tu pourrais pleurer, supplier, hurler, parler, l'aimer, le menacer, rien de tout ça ne changera son comportement.

Parle toi comme si tu étais ta meilleure amie cela t'aidera à trouver des réponses. Pense à ce que tu souhaites dans ton avenir, vois-tu cet homme et cette vie ?

Lily
24/07/2015, 22h56
Bonjour Chalsi,

Ton opinion est intéressante.
Je crois que tout être humain vit avec ses difficultés, ses épreuves. Dans le cas de mon copain, c'est la toxicomanie. En dehors de ce problème qu'il tente de se défaire, c'est une personne extraordinaire. Je ne serais pas avec lui sinon.

Oui, cela ma rassure de savoir ce qu'il consomme. L'honnêteté est très importante dans ce genre de situation, c'est ce qui rend la chose moins angoissante. Le fait qu'il fasse des efforts pour s'en sortir fait également toute la différence avec quelqu'un qui ne veut pas s'en sortir. Je ne connais pas ton histoire ni celle de ta fille. Par contre, sûrement que si elle avait un copain qui prenait soin d'elle et qui l'aimait malgré ses difficultés, tu en serais ravie. C'est peut-être déjà le cas.

Lorsque je disais "accepter" la situation, ce n'est pas la nier ou l'ignorer, mais simplement d'accepter le fait que la personne traverse quelque chose de difficile et qu'elle a besoin de soutient. Mon copain a commencé à participer à des rencontres chez les NAA. Il consomme de moins en moins. Selon moi, il va s'en sortir, car il est déterminé à le faire. Pour prendre un autre exemple, j'ai un ami qui, lui, avait des problèmes de phobie social, il n'aimait pas sortir, était souvent malade à l'idée d'aller dans un nouvel endroit. Il ne consommait pas, mais c'était une difficulté qu'il devait traverser, il a finit par consulter et depuis, il va mieux. Selon moi, la toxicomanie est une difficulté comme une autre, il ne faut pas la juger et surtout supporter l'autre là dedans.

Tu parles de valeurs dans ton message. Avant de rencontrer mon copain, c'était encore tabou pour moi, la consommation de drogues. C'était aussi contre mes valeurs. C'était synonyme de : marginalité, party, débauche, stupidité, etc. Aujourd'hui, je suis capable de reconnaître le problème de consommation comme une difficulté et non pas comme quelque chose de complètement négatif. Ta fille peut s'en sortir si elle en a la volonté. Cela peut être long, et très graduel. Il ne faut pas perdre espoir, il faut continuer à l'aimer et l'encourager. C'est ce dont ces personnes ont besoin.

Moi, si j'avais un problème de consommation, je voudrais qu'on m'encourage, qu'on m'aime malgré tout pour ce que je suis et qu'on me dissocie de la drogue en question. Peut-être suis-je trop positive ? Si tel est le cas, ce n'est jamais une mauvaise chose de rester positive. Je me suis inscrite sur le blogue pour en apprendre davantage et pour partager mon expérience. Tous les encouragements sont les bienvenus, ainsi que les conseils.

Et pour répondre à ta dernière question, oui, je m'imagine avec lui plus tard. Il faudrait qu'il cesse sa consommation pour de bon, mais je suis confiante qu'un jour, cela va arriver. Si la situation se dégrade, j'y verrai à ce moment-là.

J'ai remarqué qu'un changement radical dans les habitudes de vie aidait énormément à la diminution des drogues. Mon copain a trouvé un nouvel emplois qui le passionne énormément, et il ne voudrait jamais se faire renvoyer si il était gelé. Peut-être que ça prendrait ça à ta fille ? Un changement radical qui l'occupe et qui l'aiderait à penser à autre chose ?

Bon courage

Chalsi
25/07/2015, 10h45
Bonjour Lilly, c'est bien vrai que nous avons tous des épreuves et des "bibittes" et nous devons apprendre à vivre avec. J'aimerais juste souligner que je ne juge pas, j'ai passé ce stade il y a bien longtemps. Si je détenais la Vérité, je la partagerais avec la planète.

Je passe mes journées à me questionner même si je sais que je ne trouverai jamais les réponses. Les consommateurs ne sont pas tous des tout croches, bien au contraire. Si tu voyais ma fille comme elle est belle, intelligente et vive. Elle est généreuse et attentionnée. Je me souviens d'une remarque qu'une dame avait dit quand elle était en thérapie. Je la cite: Ça parait qu'elle ne vient pas de la rue St-Laurent votre fille. Je demeures disponible pour ma fille chaque fois qu'elle a besoin de moi, je l'encourage et ne lui fais aucun reproches.

Je me permets de te demander quel âge tu as, pour me situer dans la ligne du temps. Ma fille a 22 ans et moi 45. J'ai essayé quelques drogues avec les amis quand j'étais adolescente et je n'ai jamais aimé cela. Je ne consomme aucune drogue et ma consommation d'alcool est environ une bouteille de vin par mois. Pourtant, mon père est alcoolique toxicomane et j'ai un frère qui est toxicomane aussi. J'ai eu dans le passé un conjoint alcoolique qui était agressif quand il était ivre, un super bon gars à jeun. Je connais aussi d'autres consommateurs évidemment. Ce que mon expérience m'a démontré c'est que les mots confiance et honnêteté ne s'appliquaient pas en parlant de ces gens. Les mensonges viennent parce qu'ils ne veulent pas décevoir ceux qui les aiment.

Cela dit ce n'est pas 100% des gens que nous ne pouvons avoir confiance. Il y en a quand même beaucoup qui s'en sortent.

Ma fille n'a pas de copain présentement. Et dans le passé, elle m'en a présenté seulement un, le seul qui ne consommait pas. Elle ne me présenterait pas un toxico car elle sait que je n'encouragerais pas cette relation, et elle connait les conséquences d'une relation avec un consommateur. Tout comme je n'encouragerais pas une relation avec un homme de 30 ans.

Tu sais, nous souhaitons toujours le mieux pour nos enfants, on aimerait leur rendre la vie plus facile. J'ai tellement peur. Ça l'air que nos plus grandes peurs proviennent de nos plus grandes blessures.

je vois de la maturité dans cette phrase que tu as écrite: "Moi, si j'avais un problème de consommation, je voudrais qu'on m'encourage, qu'on m'aime malgré tout pour ce que je suis et qu'on me dissocie de la drogue en question."
Cela fait longtemps que tu vis cette situation ?

J'aimerais vraiment que ma fille se trouve une passion. Peut-être que cela l'aiderait. Je ne sais pas trop où nous sommes rendues dans son cheminement. Elle a quitté la maison le mois dernier et revient pour le 1er août. J'angoisse un peu. Elle sait que je refuse de revivre l'année 2014. Il y aura des règles, tout comme il y en avait au centre de thérapie et elle devra les respecter. Si cela ne lui convient pas, elle pourra partir. Ce sera son choix. C'est ma fille et je ne l'abandonnerai jamais. Mais, ce sont ses choix et je sais que je n'y peux rien. J'ai vraiment tout essayé à m'en rendre malade. Je sais aussi que je m'empêche de vivre à cause des soucis que cela m'apporte. J'ai recommencé à faire des cauchemars.

Non, ce n'est vraiment pas facile. Quand je te dis que si tu étais ma fille je te dirais de partir c'est parce que je voudrais t'éviter cette souffrance.

Je te souhaite tout le courage possible. Reste positive ça aide. Ne te rend pas malade, si cela devait arriver, tu devrais te sauver toi-même avant de sauver ton conjoint. Comme en avion, il faut mettre son masque à oxygène avant de mettre le masque à l'autre.

Lily
25/08/2015, 01h50
Bonjour Chalsi,

J'ai mis du temps pour répondre car j'attendais de voir comment la situation allait tourner avec mon copain. Et j'ai su dernièrement qu'il m'avait trouvé sur le site...

J'ai relue ton message pleins de fois. Aujourd'hui, je suis moins positive qu'il y a un mois. Je regarde l'évolution et j'essaie de prendre du recul. Il y a eu plusieurs rechutes, mensonges, etc. Un peu l'enfer. Une chose que je peux dire c'est que je l'ai forcé à aller à des réunions chez les NA. Depuis, il n'a rien consommé depuis 11 jours ( sauf quelques fois du pot). La raison pour laquelle je suis moins positive, c'est l'essouflement. Je trouve ça lourd de devoir gérer ça, les craving, le sevrage, les mensonges, les journées complètes de sommeil, etc...parfois je ne reconnait plus le gars que j'ai rencontré il y a 6 mois, même si il est plus souvent sobre qu'avant. C'est bizarre.

Ça fait juste 8 mois quon se connait mais j'ai dû dealer avec lalcoolisme de ma mère (ainsi que la dépression) pendant plus de 10 ans. Alors, ta phrase : Ça l'air que nos plus grandes peurs proviennent de nos plus grandes blessures prends alors son sens pour moi. Et je comprend puisque j'ai peur aussi.

Dans la relation actuelle, je me sens impuissante, pas assez compatissante, pas assez démonstrative daffection, pas assez ceci, pas assez cela. Même sil tente parfois de me remonter le moral à ce sujet, lorsqu'il est dans ses moments creux, les petits commentaires y passent et résonnent dans ma tête un peu trop souvent.

Je n'ai que 27 ans et la seule chose que je sais, c'est que je l'aime, et que je sais quil a besoin de moi. Par contre, elle est ou la limite...je ne me sens pas souvent heureuse alors que c'est l'été, qu'il fait beau, que j'ai une vie qui va très bien et malgré sa consommation c'est un chum extraordinaire. Mais voilà, ce problème-là me tue et je pense à l'avenir. C'était un réel coup de foudre, je navais jamais rencontré quelqu'un comme ça.

Comment cela se passe-t-il avec ta fille ? Elle doit être revenue à la maison. J'espère que cela se passe bien. Entk, avec la nouvelle jobe et les NA, mon copain s'en sort nettement mieux qu'avant. Donc si je comprend l'équation, une nouvelle passion qui occupe, des réunions aux NA pour ne pas se sentir seul et se sentir plus fort...ça semble vraiment aider. Ils peuvent aussi avoir un parrain (j'imagine que tu dois être au courant).

Je me cherche un réseau de personnes qui vivent des situations semblables à la mienne car je me sens un peu seule. Peut-être qu'on pourrait discuter aussi en dehors du forum ?

Bonne chance avec ta fille, on se tient au courant. Comme tu disais dans un autre post, écrire c'est une thérapie. Utilisons-là et aidons nous dans cela.

Lily
29/08/2015, 00h19
Anne,
Je ne suis pas certaine de comprendre ce que tu veux me communiquer. Le mot obsession est mal choisis quant à moi...je ne suis pas ici car je suis obsédée par les problemes des autres, mais bien pour trouver du soutient. En partageant mon histoire et en écoutant celles des autres, je me sens moins seule là-dedans. C'est cela, de l'obsession ? Cela veut-il dire que tu sois toi aussi obsédée par les problèmes des autres si tu t'es inscrite sur le site ?

Le but du forum, je crois, c'est d'avoir un sentiment d'appartenance, se sentir moins seuls, trouver du soutient, partager dans le but de s'entraider. Mais bon, je me suis peut-être trompée...(mais je ne pense pas).

On parle de problèmes de drogues des gens qu'on aime ... jpense que c'est légitime de vouloir trouver de l'aide.

moderato
02/09/2015, 11h27
Je suis d'accord avec le fait que ce forum est un endroit pour discuter, partager des opinions, etc., l'ouverture d'esprit et un sentiment d'appartenance. On a tous le droit de ne pas être d'accord avec les opinions d'une personne.

Bonne discussion !

Chalsi
03/09/2015, 10h08
Bonjour Lily

Chaque personne à ses propres limites. Il y a seulement toi qui verra quand celle-ci sera atteinte. Tu dis essoufflement, je dis épuisement. Les toxicos sont des gens qui (prennent ) temps, énergie, argent, compassion et même pitié. Ils nous vident.

Le gars que tu as rencontré il y a 6 mois est devant toi. Au début des relations on montre toujours le plus beau côté de nous. C'est humain de faire ça. Ensuite, la confiance s'installe et on laisse tomber les masques pour se montrer sur notre vrai jour car nous n'avons pas peur d'être abandonné par l'autre. (j'ai été conseillère conjugale et étudié la psychologie des couples).

Tu te sens impuissante... Tu l'es. Tu ne peux absolument rien faire. Ce n'est pas un manque de compassion ou le fait que tu ne donne pas assez d'affection. Ce n'est pas toi qui a ce problème, ne l'oublie pas.

Tu n'as que 27 ou déjà 27 ans et tu es malheureuse, je trouve ça tellement triste pour toi. La vie est belle, faut mettre les chances de ton côté pour la voir. Tu peux donner des raisons pourquoi tu l'aimes ? Je ne sais pas trop pourquoi on a tendance à croire que les autres ont besoin de nous... Pourtant ce n'est pas la réalité. Au contraire, des fois, il faut les laisser aller pour qu'il voit où ils en sont dans leur vie.

C'est ce que je dois faire avec ma fille car ça ne va pas du tout. Elle ne respecte aucune règle et ne fait pas sa part dans la maison. Elle ne paie pas sa pension et j'ai trouvé un miroir, une carte et des résidus de cocaïne sur ce miroir. Tu vois, elle se fie sur moi. Sur le fait que comme je suis là pour elle, elle peut faire n'importe quoi. Elle ment sur tout, même des banalités. Tout ça pour te dire que mon mari et moi on en peut plus. Je suis épuisée psychologiquement. Je suis à bout de ressource. Je lui ai donc dit qu'elle devait quitter la maison. Je saurai probablement aujourd'hui si elle quitte dans les jours à venir ou si ce sera pour le premier octobre. Je me dis que peut-être avec des obligations, sans moi, elle deviendra adulte et responsable. J'essaie vraiment tout.

C'est une bonne idée de discuter ailleurs aussi. Je prends mes messages plus souvent. Donne moi de tes nouvelles.