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Voir la version complète : 25 ans abstinence ! Quel bonheur !!!



Jojo49400
20/09/2015, 10h51
TEMOIGNAGE

Chers Ami(e)s,

Je vais, par cette lecture, vous faire part d'un moment de ma vie.

Le témoignage est un moment très fort . C’est pourquoi, après 25
ans d’abstinence, j’ai envie de témoigner.#
Je m’appelle Joseph, facteur depuis 1974. A cette date j’avais 19 ans, et c’est là que j’ai connu le produit alcool, faisant partie des habitudes à la convivialité, pour être un homme, faire comme tout le monde, vis-à-vis des collègues de travail et de la société, et je n’étais pas informé des danger que pouvait causer ce produit. Je ne savais pas refuser et accepter tout ce que l’on m’offrait. Il était rare qu’un jus de fruits ou un café était proposé à un facteur.

A 20 ans le service militaire, où l’alcool ne m’est pas épargné. La cavalcade continue.

De retour en 1976, nouvelle affectation postale à Arpajon où mon corps devenait de plus en plus imbibé.

En 1979 je me marie. L’alcool toujours présent j’essaie de contrôler ma consommation.

En 1980, mutation toujours postale pour RENNES où je me retrouve seul pendant 1 an , la vie rêvée si on peut dire.

En 1981 mon épouse vient me retrouver.

EN 1984, naissance de mon fils qui fut bien arrosée. Puis je me rendais compte que je ne pouvais plus me passer d’alcool et qu’il m’en fallait de plus en plus. Des observations par mon épouse, mon employeur, me faisaient réagir quelques jours et je remettais cela !

Le feu rouge s’est allumé lorsque je me suis rendu compte que je m’arrêtais seul au bar, que je n’avais plus besoins de copains alors qu’auparavant c’était l’entraînement avec les collègues.

Plein de bonnes résolutions : j’arrête demain, j’ai essayé plusieurs fois seul, avec un traitement médical qui n’est qu’autre que ESPERAL (beaucoupconnaissent). Je tenais 3 mois maxi et la vie infernale redémarrait.

Des propositions de divorce par mon épouse, des contrôles médicaux et des convocations par ma hiérarchie ne donnaient aucun résultat. Je voulais m’arrêter seul, sans cure en milieu hospitalier et sans association.

Cela a duré jusqu’au 13 Septembre 1990 où mon patron, suite à une consommation plus importante ce jour, m’a dirigé vers un collègue d’AMITIE PTT. J’ai assisté à 4 réunions. Puis il me fallait une complémentarité. J’ai choisi une association extérieure à la Poste où j’ai adhéré le 08 janvier 1991. Le fait d’entendre des témoignages, d’assister très assidûment aux permanences, aux réunions d’informations publiques, de participer aux repas, soirées dansantes, loisirs, m’ont encouragé à poursuivre l’abstinence. Militer, ne serait-ce que par son exemple d’abstinent interpeller, et oser en parler permet de s’affirmer.

J’ai tenu des responsabilités au sein de l'association pendant 23 ans.
Depuis 23 ans, j’assiste assidûment aux permanences de ces 2 associations qui est un besoin réel, et au sein desquelles je me sens très bien.

L’avantage est que je reçois et en même temps je donne, ce qui permet de mieux s’affirmer et d’éviter la rechute.

Maintenant je peux très bien me dire que je n’ai plus besoin d’associations et partir librement. Mais nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve et je pense qu’il vaut mieux se garder une certaine protection. Cela fait énormément plaisir pour soi de gagner cette victoire, en restant toujours très vigilant, mais pour son entourage familial et tous les Membres d'associationsdont je fais partie, qui prouventque seul c’est impossible, mais en groupe on y arrive. L'association fut pour moi une excellente école d’apprentissage à l’abstinence, qui permet de se redécouvrir, de se redonner et donner confiance à son entourage, d’aider ceux qui font appel, de retrouver la lucidité et la Grande Liberté, en somme VIVRE HEUREUX SANS ALCOOL .


D’importants problèmes familiaux, en novembre 2000, par la maladie de mon épouse, le décès brutal de mon beau frère en décembre 2001, le décès de mon épouse en octobre 2002, et le décès de mon beau père en décembre 2002 ont perturbé notre vie. Ma santé s’est fragilisée par la récidive d’une hernie discale qui m’a laissé jusqu'à présent en arrêt de travail 2 an et demi en juillet 2005. Si l' alcool avait été présent, aurais-je pu assumer ? Certainement que non et j'allais à la catastrophe ! C’est dans ces moments difficiles et douloureux que nous apprécions encore plus les bienfaits de l’abstinence !

Pour celles et ceux qui me découvre, qui sont sur le chemin de l’abstinence, réfléchissez bien : Une personne qui a une maladie telle que le cancer, elle ne peut rien faire et subit ! Nous, avec cette maladie de l' alcool, nous avons une grande chance : Nous arrêtons l'alcool et nous sommes guéris ! C’est quand même génial !#

Alors je dis HAUT et FORT : ESSAYEZ ET VOUS Y ARRIVEREZ !

L’ALCOOLISME EST UNE MALADIE QUI SE SOIGNE ET ON PEUT EN GUERIR !


Article publié sur journal local le courrier de l'ouest le 08 septembre 2015.


ALCOOL : abstinence et renaissance


Le 13 Septembre 1990, dire non à l'alcool amorça pour moi une véritable renaissance
C'est avec une fierté légitime que Joseph Cormier fête cette année ses 25 années d'abstinence à l'alcool.

Le 13 septembre 1990, Joseph Cormier avait 35 ans, une épouse et un fils âge de 6 ans. Il était facteur. Un coup à boire par ci, un coup à boire par la, les pots entre collègues, les apéros, les cuites du samedi soir. " ça buvait sec à l'époque sur pas mal de mieux de travail", avant que les campagnes de prévention ne mettent enfin, le holà !
Pour le sens commun, l'alcoolisme notoire était un vice et non une maladie.
Joseph à commence à déraper sérieusement dans l'alcool.
La hiérarchie m'a mis en garde dit-iĺ, parce que les difficultés professionnelles commençaient à se faire sentir. Cela a été le déclic.
Je voulais arrêter l'alcool mais je ne savais pas comment. Les traitements médicaux se limitaient à des curés de de dégoût avec un médicament , l'Esperal. Heureusement qu'il existait les associations AMIITIE PTT et ALCOOL ASSISTANCE. Ça ma beaucoup aidé.
Quand on arrêté de boire, on tourne en rond, on fait le vide autour de soi, on n'a plus les mêmes amis.
Il faut s'occuper l'esprit, avoir du soutien, remplacer l'alcool par autre chose et reconquerir l'estime de soi.
J'ai découvert le jardinage, me suis inscrit à une chorale et un club de marche.
Pourquoi ne plus boire du tout?

L'abstinence totale est une condition sine qua non pour ne pas replonger, car on ne repart Jamais à zéro. La dégradation risque d'être encore plus catastrophique

ARRÊTER L'ALCOOL c'est CHANGER DE VIE

Pour faire profiter les autres de son expérience, Joseph est bénévole au sein de l'association VIE LIBRE. Tous les 1er mardi du mois, à Varennes Sur Loire, il accueille ceux qui veulent décrocher de l'alcool, et aussi leurs proches qui souffrent également de cette addiction.
" ça ne marche pas à tous les coups, souligne Joseph. 10% des anciens alcooliques deviennent vraiment abstinents. Mais si on compte aussi les proches et les familles qui bénéficient aussi de cette résurrection, ça fait pas mal de monde de sauvé"

Jojo49400
29/09/2015, 13h27
Bonsoir

Je réponds à votre question :
Garder contact avec un abstinent ou dans une association est la vraie piqure de rappel
Vous pouvez me contacter par watsapp !
Très amicalement.
Jojo