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Bud Last
10/07/2016, 12h49
Bonjour,

J'ai réussi à arrêter de boire excessivement grâce en grande partie, au Baclofène. J'aimerais savoir si d'autres membres de ce forum ont utilisé le Baclofène.

Boblili
10/07/2016, 17h55
Je suis intéressés par quelque chose de sécuritaire et bon pour la Santé. Sincèrement j'y crois peu car tout le monde y aurait recourt.

Merci

Bud Last
10/07/2016, 18h15
Il y a plusieurs raisons qui expliquent pourquoi ce n'est pas plus populaire au Québec et moi-même, j'y croyais pas vraiment mais comme mes autres tentatives avainet échouées, j'ai décidé de tenter le coup.

Je savais qu'au pire, ça ne fonctionnerait pas et je n'aurais rien perdu sauf l'espoir de retrouver un semblant de normalité.

Côté securité, j'avais fait mes devoirs. Le Baclofène est un vieux médicament, très bien connu des médecins et des pharmaciens. Comme je ne présentais pas de contre indications, et que le médicament était remboursé par la RAMQ, je me suis lancé avec le support d'autres alcooliques ayant passé par là.

Ce fut sans équivoque, la meilleur décision de ma vie. Aujourd'hui, je peux dire à qui veut bien l'entendre que je suis guéri de mon alcoolisme.

Ce n'est pas une pillule miracle mais elle m'a permi de traversé la période critique du sevrage sans m'arracher les trippes. Le suivie psychologique que j'ai eu m'a aussi grandement aidé.

Boblili
10/07/2016, 20h00
C'est rassurant merci qu'il existe quelque chose pour nous aider. Je n'aurais jamais cru. Merci pour l'information.

moderato
11/07/2016, 05h32
C'est étonnant, peu de médecins au Québec acceptent de prescrire du Baclofène pour cette problématique. De plus l'administration de ce médicament exige un suivi rigoureux.

Bud Last
11/07/2016, 06h21
Les choses changent lentement mais sûrement. Il y a de plus en plus de médecins qui le pescrivent mais les français ont beaucoup d'avance sur nous puisque c'est là qu'Olivier Ameisen à fait cette étonnante découverte en 2004.

Dans mon cas, je voyais mon médecin une fois par mois question de s'assurer que je pouvais gérer les effets secondaires. Un des éléments important de cette thérapie est d'augmenter graduellement les doses puisque chaque personne réagit différement au médicament.

Boblili
11/07/2016, 13h49
Quels sont-ils? Moi en plus de boire, je prends déjà des anti dépresseurs. Je connais qu'est ce que c'est les effets non désirables.
Merci

Bud Last
11/07/2016, 21h01
Je sais qu'il y a des gens qui prennent les deux en même temps mais c'est au médecin et au pharmacien d'en évaluer les interactions. Si la prise des anti-dépresseurs est liée au problème d'alcoolime, le médecin devra en tenir compte dans son traitement.

Personnellement, j'ai découvert qu'en règlant mon problème d'alcool, mon humeur c'est amélioré au point de faire dissparaitre les symptômes de dépression qui provenaient en très grande partie de la prise abusive d'alcool.

Voici les effets indésirables les plus communs associés au fortes doses de Baclofène.

Prise ou perte de poids, sécheresse buccale ou hypersalivation, euphorie, bien être ou dépression, insomnies, troubles du sommeil ou amélioration du sommeil, augmentation ou diminution de la libido, sensation d’ébriété ou diminution de l’ébriété en cas de prise d’alcool

Comme je disais plus tôt, chaque personne réagit différement et c'est surtout au moment d'augmenter les doses que ces effets se font sentir.

Boblili
11/07/2016, 22h03
Je tiens à te remercier. Je prends des anti-dépresseurs déjà, imagine! Alors pense pas que mon docteur voudra. Même pas capable de lui avouer mon problème. Faut pas être fort hen?

Bud Last
12/07/2016, 06h58
Si tu savais comment je me suis torturé avant de l'avouer à un médecin, tu ne te taperait pas dessus autant :)

Il y a plein d'info que je pourrais t'envoyer sur le sujet mais j'attends des nouvelles de Moderato pour être certain de ne pas contrevenir aux règles de ce forum.

Le Baclofène n'est pas pour tout le monde. Mais, pour ceux sont très motivés à reprendre leur vie en main, c'est une solution qui ne peut se comparer avec les thérapies traditionnelles. La raison est très simple. Le Baclofène, preuve à l'appui, à une grande capacité à contrôler les cravings qui causent la grande majorité des rechutes. Ce n'est pas un hasard qu'en France, entre 2007 et 2013, plus de 200,000 personnes y ont eu recours pour soigner leur alcoolisme.

Tu bois depuis x années et aujourd'hui tu veux te prendre en main? Alors chaque pas que tu fais à partir de maintenant te rapproche d'une vie équilibrée. Il suffit de continuer à faire un petit pas en avant à chaque jour...

Sonriente
30/09/2016, 09h57
Pour ma part, cela faisait plusieurs années que je voulais me défaire de cette dépendance à l’alcool. Cette dépendance qui m’encourageait à m’isoler pour boire et m’empêchait donc de vivre ma vie car je n’avais tout simplement plus de temps pour moi. Mes soirées, je les passais avec ma bouteille de vino.

Après plusieurs recherches sur Internet, j’ai lu des articles et commentaires positifs sur le Baclofène.

Malheureusement, ce médicament requiert une prescription. J’en ai donc parlé à mon médecin de famille qui me suit depuis plus de 15 ans. En ma présence dans son bureau, il a tout de suite fait une recherche sur le médicament. Sa réaction : NON catégorique. « Ce médicament n’est pas indiqué pour traiter l’alcoolisme…. Il a beaucoup d’effets secondaires…. Mon code d’éthique ne me permet pas de prescrire ce médicament pour traiter autre chose que…. Je vous recommande plutôt d’aller aux rencontres des AA… ».

"Mais docteur, je préfère les effets secondaires du médicament aux effets secondaires de l’alcoolisme. Et je ne suis pas une fille de groupe. Docteur j'aimerais m'en sortir.
Pour moi, l’alcoolisme est une dépendance comme la dépendance à la cigarette.
Pourquoi est-ce correct d’utiliser un médicament pour arrêter de fumer mais pas pour cesser de boire?
SVP docteur…….."

Je suis finalement tombée sur de l’information au sujet de la Clinique OPUS qui traite les toxicomanes. Attention, il faut être persévérant pour obtenir un rendez-vous. Il y a une liste d’attente de 2 à 3 mois. Si on ne vous a pas rappelé après 3 mois, il faut tout simplement rappeler.

J’ai obtenu un RV avec le Dr Sophie Gosselin. Elle pose d’abord plusieurs questions pour déterminer si nous sommes un bon candidat pour son programme qui consiste à prendre du Gabapentin (pas mal moins d’effets secondaires que le Baclofène). Mon envie de boire a cessé dès la première journée de la prise du médicament.

Cela fait maintenant 2 ans que j'ai commencé à prendre le Gabapentin. Je rencontre maintenant mon médecin prescripteur à tous les 6 mois et ma dose actuelle est de 300 mg, une fois par jour vers 16h30

Même si j'ai de l'alcool à la maison ou si je sors à des endroits où les autres consomment, je demeure indifférente à l'alcool. Toutefois, je ne peux pas encore me passer du médicament.

Une chose très importante que j'aimerais partager: il n'y aucun effet secondaire à prendre du Gabapentin sauf peut-être la dépression. Après quelques mois d'utilisation du Gabapentin, j'ai commencé à avoir des périodes très intenses de dépression. Je pleurais continuellement et j'avais des idées suicidaires. Est-ce une coïncidence? Peut-être. Si la même chose vous arrive, parlez-en à votre médecin. Pour ma part, en plus de ma dose quotidienne de Gabapentin, je prends aussi 20mg de Citalopram (anti-dépresseur).

Voici un bulletin toxicologique rédigé par mon médecin prescripteur:

https://www.inspq.qc.ca/toxico...pe-leger-modere

Bud Last
30/09/2016, 16h10
Bonjour Sonriente,

Puis je savoir si vous habitez au Québec?

Sonriente
30/09/2016, 16h30
Bonjour Bud Last, oui j'habite la grande région de Montréal

Bud Last
01/10/2016, 08h24
C’est franchement désolant de voir qu’on vous refuse l’accès à un médicament qui sauve des vies chaque jour.
Pour en avoir parlé avec des médecins appréciés de leurs patients pour leur compétence certes, mais aussi pour leur compassion, je comprends que pour certains, c’est plus simple de se rabattre sur des médicaments populaires qu’ils savent êtres inefficaces plutôt que de prendre le temps de s’informer correctement auprès de leurs collègues qui prescrivent le Baclofène pour traiter leurs patients alcooliques.

Les résultats de l'étude Bacloville ont été rendus publique au début septembre et une petite recherche sur Google révèlera entre autres, un article paru dans Paris Match le 8 septembre dernier.
Cette étude qualifié de très rigoureuse par les experts, démontre très clairement que le Baclofène est efficace pour près de 6 personnes sur 10. Un taux de succès de 60% c’est du jamais vu. Comparons ça au 5 à 10% des thérapies traditionnelles et ont peut comprendre que le Baclofène à de quoi faire peur à tous ceux qui dépendent de l’industrie de la réhabilitation.

Alors, à moins qu’on me prouve que les alcooliques français sont différends des alcooliques québécois, je ne vois aucune raison valable pour que ce médicament qui est déjà prescrit par plusieurs médecins québécois soit si difficile à obtenir.

Bud

Bud Last
20/01/2018, 12h40
Bonjour Soriente,

Je ne sais pas si vous êtes toujours active sur ce forum mais je me demandais où vous en étiez rendus dans votre traitement?

Sonriente
20/01/2018, 15h10
Bonjour Bud,
Je prends encore du Gabapentin. Je prends maintenant 200 mg/jour. Parallèlement, je prends maintenant la moitié de ma dose de Citalopram pour contrer la dépression (20 mg coupée en deux = 10 mg / jour)
Cette dose est suffisante pour me relaxer et je n'ai pas du tout le goût de boire
Comme ma dose de Gabapentin est en fait 2 x 100 mg, je vais bientôt essayer de ne prendre que 100 mg/jour
Je suis contente de moi !

moderato
20/01/2018, 18h58
Bonjour,
C'est quoi au juste le Gabapentin?

Bud Last
20/01/2018, 19h51
Wow!

Ce sont d'excellentes nouvelles. Je suis très content pour toi. Ta doc doit elle aussi être très contente du traitement.

Pour ma part je suis à 80mg/jr de Baclofène. Je continu à prendre du vin au souper le vendredi et le samedi mais rien le reste de la semaine.

Depuis qu'on s'est jasé en 2016, j'ai eu la chance de continuer mes recherches et découvrire que ces deux molécules affectent les mêmes neurotransmetteurs c-a-d les gaba.

C'est quand même curieux de voir que dans la même ville, il y à des médecins qui font confiance au Baclifène alors que pour d'autres, c'est le Gabapentin.

Bud Last
20/01/2018, 19h56
Bonsoir Moderato,

Le Gabapentin comme son nom l'indique, est un médicament qui sert à réguler les neurotransmetteurs Gaba du cerveau. Il est habituellement utilisé comme anti-convulsant anisi que pour les douleurs névralgiques.
Comme bien de vieux médicaments, avec le temps on lui à trouvé d'autres vertus dont celui de contrôler les cravings chez les alcodépendants.

moderato
21/01/2018, 08h02
Merci pour ton explication. Si je comprends bien, le Baclofène et le Gabapentin agissent tous les 2 sur les neurotransmetteurs GABA? Je crois qu'en Europe on est plus portés à proscrire le Baclofène qu'ici au Québec.

Bud Last
21/01/2018, 10h36
En effet puisque c'est le médicament qui est le plus souvent prescrit. De plus, c'est un des seuls “vieux médicaments'' qui à fait l'objet d'études sérieuses pour démontrer son efficacité dans le traitement de l'alcoolisme.

moderato
21/01/2018, 11h24
J'ai lu qq part que c'est pas payant pour les compagnies pharmaceutiques de vendre du Baclofène mais je ne comprends pas pourquoi.

Bud Last
21/01/2018, 11h49
C'est un vieux médicament qui date des années 70 et développé à l'origine pour traiter les spasmes musculaires. Aujourd'hui il est souvent utilisé pour réduire les douleurs de ceux qui on la SLA (sclérose latérale amyotrophique)
.
Comme les brevets sont expirés, il existe une quinzaine de compagnies qui fabriquent une version générique donc, aucune d'entre elles à avantage à payer des campagnes publicitaires ou des études qui bénéficierait aux autres fabricants.

L'autre hic est que les pharmas ont déjà des médicaments qu'ils ont développés à grand frais (Nalmefene, Naltrexone Campral etc.) et pour lesquels ils voudraient bien récupéré leur investissement. Ils essaient de développer des médicaments ayant l'efficacité du Baclofène sachant que ce serait très payant mais à date, ils n'ont pas réussi.

moderato
22/01/2018, 07h54
Bonjour, Cette conversation m'informe sur plein de choses. Je suis curieux : avant de prendre le Baclofène, est-ce que tu buvais plus ?

Bud Last
22/01/2018, 08h47
Avant la thérapie qui incluait le Baclofène je buvais presque 10 onces de vodka par jour et souvent plus les fins de semaine.

moderato
22/01/2018, 13h50
Ça veut dire que ça fonctionne vraiment bien. Un médecin m'a dit qu'il fallait faire un suivi serré avec le Baclofène, style prise de sang, pour en vérifier le taux dans le sang? Et que pour cette raison c'était compliqué.

Bud Last
22/01/2018, 14h20
Le suivi se fait surtout pour évaluer les effets secondaires puisque c'est différent pour chaque personne et qu'il faut ajuster le dosage conséquament. Je connais plusieurs personnes qui ont eu ce traitement et je n'ai jamais entendu parlé de prises de sang pour vérifier le volume de Baclofène dans le sang.
Au Québec, il n'y a pas beaucoup de médecins qui connaissent assez bien ce médicament pour l'administrer correctenment. À ma connaissance, ils sont une dizaine tout au plus.

moderato
22/01/2018, 21h44
C'est vraiment dommage puisque tu es la preuve que ça fonctionne.
La neurochimie du cerveau, c'est fascinant.
Si le Baclofène agit sur le GABA et permet de diminuer la consommation d'alcool, je ne peux m'empêcher de penser : Est-ce possible que la méditation agisse sur la chimie du cerveau?

Bud Last
23/01/2018, 07h16
Il à effectivement été démontré que la méditation, la prière etc., modifient le fonctionnement du cerveau. À quel point cela peut être utile et à quel degré dépend évidement de chacun.

Je pense que pour les alcooliques du moins, une thérapie qui incorpore la médecine et la pshychologie offre les meilleurs chances de réussite.

moderato
24/01/2018, 08h18
Ce que je comprends, c'est que le rôle du médecin pourrait être d'aider beaucoup plus les personnes ayant des problèmes d'alcool en les informant des possibilité d'une telle médication?

Bud Last
24/01/2018, 09h45
Pour la grande majorité des médecins surtout les médecins de famille le problème est qu'ils n'ont pas le temps de s'occuper des patients toxicomanes en générale. Ce sont trop souvent des cas qui peuvent être lourds et requièrent un investissement important du temps que les médecins peuvent ou ne veulent pas accorder à leurs patients.
L'autre difficulté est que la plupart des médicaments approuvés pour traiter les symptômes du sevrage, n'ont pas un très haut taux de succès et les médecins le savent. Alors quand on leur demande de s'informer au sujet de médicaments comme le Baclofène, le Gabapentin etc. cela représente une charge additionnelle qu'ils ne peuvent assumer.
On nous donne alors des excuses du type: Ce n'est pas un médicament reconnu pour ce traitement où encore, c'est très compliqué ou pire on nous réfère à une thérapie qui s'inspire des 12 étapes.

De pouvoir soigner convenablement une personne qui à une dépendance n'est pas donné à tout le monde. Même en 2018, il y a encore beaucoup de préjugés et ce, même chez les professionnels de la santé. Je comprends pourquoi c'est comme ça puisque qu'avant de mieux comprendre comment l'abus d'alcool modifie le cerveau, je croyais aussi que je manquais de volonté pour me prendre en main.

moderato
25/01/2018, 06h34
En effet c'est curieux ces préjugés en 2018. Puisque les assurances paient pour les traitements alcool/drogue.

Bud Last
25/01/2018, 06h49
Ce qui n'aide pas est que la toxicomanie est complexe et qu'on ne peut pas proposer le même modèle thérapeutique à tout le monde en pensant qu'on va obtenir les mêmes résultats comme si c'était une recette à gateau.

moderato
25/01/2018, 08h26
Et les formations les plus courues pr les intervenants sont des formations qui traitent du DSM...

Bud Last
25/01/2018, 08h40
Est ce que tu parle du DSM 4 ou 5 qui détermine si l la personne à une dépendance à l'alcool?

moderato
25/01/2018, 10h54
Je ne sais pas, j'ai lu ça dans un article de pyscho.

Bud Last
25/01/2018, 11h24
Humm, je ne comprends pas ta question. Désolé!

moderato
25/01/2018, 12h04
je voulais dire que les intervenants courent des formations pour pouvoir diagnostiquer rapidement si une personne a un problème de consommation, avec des critères, comme le DSM, alors que c'est pas si simple comme tu les dis.

Bud Last
25/01/2018, 14h05
Le DSM est un outil assez simple d'utilisation qui sert à évaluer si une personne à un problème de consommation.

http://www.addictauvergne.fr/echelle-addiction/dsm-5-addiction/

Quand je disais que ça ce complique c'est au niveau du traitement. Si on essaye d'entrer tous les alcooliques dans le même moule thérapeutique en les envoyants tous au A.A. par exemple, on se retrouve avec un taux d'échec important parceque ce n'est qu'une petite partie de la population qui peut se sentire à l'aise dans ce modèle.

moderato
26/01/2018, 05h44
Super, ce questionnaire ! Quelques questions me font penser au questionnaire des A.A. :
http://www.toxquebec.com/evaluation/alcoolique-anonyme.html?QUEST_ID=4

Bud Last
26/01/2018, 09h31
Tous les programmes s'en inspirent.

moderato
27/01/2018, 07h41
Est-ce que vous regardez la série "La cure" qui passe présentement à Télé-Québec?

Bud Last
27/01/2018, 11h30
Je ne connaissait pas cette série. Est ce qu'on y parle des médicaments qui peuvent aider au traitement?

moderato
27/01/2018, 19h40
J'ai vu 2 émissions jusqu'à présent. Ça ne parlait pas de médicaments pour le traitement mais eu-être que ça viendra, j'imagine. Pour l'instant ça se passe à Mélaric (un centre fermé maintenant), on y voit les personnes en traitement et les intervenants.

Anonyme
28/01/2018, 08h58
J'ai regardé partiellement l'émission de cette semaine. En l'écoutant, je me suis demandé quel était l'objectif derrière? Probablement pas d'inciter les dépendants à entreprendre une thérapie. De la thérapie de confrontation avec des résidents qui, pour plusieurs, avaient le choix entre la prison ou la thérapie. Ça représente une réalité, mais pas la majorité. Si j'avais vu cette émission dans mon actif, même à mon plus bas, je ne pense pas que ça m'aurait incité à une action.

moderato
28/01/2018, 09h48
C'est vrai que entre la thérapie et la prison, le choix s'impose. Peut-être que d'autres émissions traiteront des approches.

Bud Last
28/01/2018, 12h28
Cette maison offre une thérapie basée sur les 12 étapes des A.A. C'est franchement de voir qu'on ne laisse que deux choix à ceux qui on été jugés comme ayant commis des crimes en raison du moins partiellement, à leur alcoolisme. Au final 1 sur 10 va y trouver son compte à long terme. Pour les autres, ils vont se retrouver dans un système de portes tournantes où ils vont se promener entre les rechutes, la prison et les meetings.


C'est comme ça aussi aux USA où le dogme des A.A. règne en roi et maitre depuis 75ans malgré un taux d'efficacité qui d'après les experts, varie ente 5 et 8%.

Je ne dis pas qu'il n'y a rien de bon dans les A.A., c'est juste qu'on ne peut pas soigner tout le monde avec ce modèle.

Heureusement, les mentalités commencent à changer surtout grâce aux découvertes en neuroscience et aux gens courageux qui osent défier le statut quo, l'apathie et les préjugés.

moderato
29/01/2018, 05h24
J'avais l'impression que c'était plus une thérapie basée sur le modèle des communautés thérapeutique que les AA. Mais j'ai regardé ces émissions du coin de l'oeil. Étonnant que le taux de réussite soit si bas. Reste à définit c'est quoi la réussite.

Mais je pensais que le modèle des AA avait disparu pour laisser la place au modèle de Réduction des méfaits.

Bud Last
29/01/2018, 08h28
Pour moi la réussite c'est d'avoir retrouvé mon estime personnelle. Graduellement, surtout au début c'est ce qui m'a poussé à poursuivre le processus de guérison. Aujourd'hui je peux dire que j'ai repris le contrôle de ma vie.

Le modèle A.A. est toujours encore le plus prédominant en 2018 et trop peu de maisons/cliniques de désintox vont offrir un programme axé sur la réduction des méfaits.
Encore faut t-il s'entendre sur le terme “réduction des méfaits''. Quand on examine plus en détail le contenu des thérapies/programmes, on s'aperçoit qu'il n'y a rien d'uniforme ce qui n'est pas mauvais en soit pour les raisons que j'ai mentionnés dans un post pécédent.

Il ne faut pas oublier que pour chaque personne qui a vaincue sa dépendance, le moyen qu'il lui aura réussi sera pour lui le meilleur et souvent le seul qui vaille.
Peu importe le moyen utilisé, l'important est qu'il y ait une amélioration de l'état physique, psychologique et spirituelle pour que la thérapie soit qualifiée de réussite.

Je n'ai pas suivie toutes les discussions de ce forum et je me demandais quel avait été ton parcours?

moderato
30/01/2018, 06h35
Mais le modèle de réduction des méfaits est l'approche préconisée dans tous les Centres de réadaptations publics. Je lisais que le modèle des AA avait étamais de côté plusieurs années ici au Québec mais a tendance à revenir avec moins de préjugés dans les programmes des centres publics.

Je suis d'accord avec toi, que peu importe le modèle, en autant que ce qui aide la personne concernée.

Pour ce qui est de mon parcours, j'ai été amené à travailler dans ce domaine, surtout avec l'entourage qui fait aussi partie du problème.

Bud Last
30/01/2018, 09h37
En consultant le site des Services Sociaux du Québec, on peut constater qu'environs 4% des ressources offrent l'approche “réduction des méfaits''

http://www.msss.gouv.qc.ca/repertoires/dependances/organis_certifier.php

moderato
31/01/2018, 06h47
Oui pour le s centres privés, pas pour les centres publics. Du moins je le crois.

moderato
15/04/2018, 08h49
Bonjour,

Comment allez-vous ? Je n'ai plus le plaisir de lire vos discussions enrichissantes. Je m'inquiète.