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endgel
10/11/2017, 13h22
Y tu du monde ici a part moderato

princessedoris
23/01/2018, 15h50
Y tu du monde ici a part moderato



oui moi suis la

Bud Last
24/01/2018, 10h54
Alors on est 4?

Anonyme
24/01/2018, 21h45
Ou peut être 5? ;-)

Bud Last
25/01/2018, 07h43
Ça faisiait un bail que je n"étais pas venu ici mais je me souviens que c'était beaucoup plus actif. Qu'est t-il arrivé?

Anonyme
26/01/2018, 22h34
Je ne sais pas, mais j'imagine que c'est dur de maintenir la fréquentation et l'intérêt si ça ne bouge qu'une fois de temps en temps. Ça dépend peut être de ce que les gens viennent chercher?

moderato
27/01/2018, 08h43
De quoi aimeriez-vous discuter?

Anonyme
28/01/2018, 09h59
Je n'ai pas d'idée précise.

moderato
28/01/2018, 10h46
Qu'est-ce qui t'attire sur ce forum?

Anonyme
29/01/2018, 08h19
L'envie de vouloir essayer d'aider et de pouvoir échanger. C'est ce qui m'avait aussi poussé à m'inscrire au départ.

moderato
30/01/2018, 07h36
Ça fait longtemps que t'es inscrit?

Anonyme
30/01/2018, 08h48
Quand je me suis inscrit, il me semble que j'étais dans ma première année d'abstinence(?) Et j'ai arrêté de consommer en 2010 (alcool). Je ne peux pas dire que je viens régulier depuis ce temps, mais je le fais par période.

moderato
31/01/2018, 07h52
Je me demande : si quelqu'un consomme beaucoup (alcool, drogues ou autres), ça peut être assez difficile d'être régulier sur ce genre de forum. Qu'est-ce que t'en penses?

Anonyme
31/01/2018, 16h33
C'est sur. Sauf que je pense aussi qu'un forum peut être une bonne forme de "tremplin" pour l'aide. C'est anonyme, donc beaucoup plus facile d'échanger honnêtement sur sa consommation, ce qui n'est pas nécessairement facile à faire quand on en est à l'étape des questionnements, des prises de conscience ou encore quand on en est aux tentatives d'arrêt (honte, peur du jugement, etc). Ensuite, je pense que ça peut être une porte d'entrée vers d'autres démarches éventuelles. Mais au niveau régularité, c'est sur que oui, ça a certainement un impact.

Bud Last
31/01/2018, 16h44
Pas facile les premiers pas mais tu va être super contente de toi quand tu va voir qu'il y a une petite lueur au bout du tunnel:)

Anonyme
01/02/2018, 09h37
Je te remercie pour ta sollicitude BudLast, mais je crois bien que je suis déjà sortie du tunnel.

J'essayais simplement de répondre à Moderato sur la question qu'il posait et qui réfère à la conso et à la régularité de la fréquentation du forum (au sens large). Sinon, il y a peut être un bout que j'ai manqué:confused:

Bud Last
01/02/2018, 12h34
C'est plutôt moi qui en a manqué un bout puisque je n'avais pas lu ton message précédent.

Je ne sais pas dans quelle mesure on peut être utile ici s'il n'y a personne qui a besoin de notre aide:confused:

moderato
01/02/2018, 15h33
Y a certainement plein de monde qui a besoin d'aide. Et vous, qui vous a aidé et comment?

Anonyme
03/02/2018, 15h37
Pour ma part, je dirais que ça a été assez long avant que je finisse par demander de l’aide. C’est d’ailleurs ce que j’ai trouvé le plus difficile, encore plus difficile que de reconnaitre et de m’admettre mon alcoolisme. Déjà que j’ai mis beaucoup de temps à le reconnaître, à en venir aussi à la conclusion que la solution pour moi était l’abstinence (à plus ou moins accepter cette idée au départ aussi donc à beaucoup essayer de faire autrement avant). Mais bref, à partir du moment ou j’ai vraiment reconnu mon problème et le moment ou j’ai demandé de l’aide, il s’est écoulé 2 ans environ. Mes deux pires années de consommation.

Je buvais tout en sachant que je n’étais plus capable de faire autrement, ça s’est mis à très mal boire. La dégringolade s’est mis à être plus rapide aussi. Au bout de deux ans à essayer de me battre contre ça, j’ai fini par avoir l’impression d’être comme un hamster qui court dans une roue, qui aurait eu envie de s’arrêter pour au moins reprendre mon souffle, mais que la roue oblige encore à courir.

Je ne cachais plus non plus ma consommation, ce que j’avais tendance aussi à faire, en partie, avant. Peut être que c’était une façon de demander indirectement de l’aide? En laissant voir vraiment. Je ne le sais pas.

Et un soir c’est à un de mes amis que j’ai fini par exprimer mon mal être et où j’en étais vraiment avec ma consommation,comment ça allait avec moi ou plutôt comment ça n’allait plus du tout. Je savais que AA existait, on m’en avait déjà parlé, mais j’avais beaucoup de réticence et de craintes à y aller. En même temps, je ne voyais pas trop d’autres issues. Le lendemain, cet ami m’a appelé et m’a demandé si j’avais envie qu’il m’accompagne à une réunion pour m’aider à franchir la porte et j’ai dit ok. Des membres ont pris le relais ensuite au niveau de l’accompagnement, dont la personne qui est devenu mon parrain. Et tranquillement, tout s’est mis en place pour moi. Donc pour moi, beaucoup avec l’aide des AA.

moderato
04/02/2018, 09h50
Merci de nous partager cette démarche. Je me demande pourquoi les AA, ça marche pour certaines personnes et pour d'autres pas?

Bud Last
04/02/2018, 15h46
La plupart des psychologues s'entendent pour dire qu'un des éléments le plus important d'une thérapie est le lien qui est crée avec le thérapeute. Dans le cas des AA, c'est le parrain qui remplit ce rôle. Pour d'autres, ça peut être un médecin, psychologue, psychothérapeute, travailleur social etc.


À la différence des professionnels, le parrain est traditionnellement disponible 24/7. C'est donc une ressource gratuite et extrêmement utile lorsque le lien est bien établi. Il va pouvoir guider et réconforter dans les moments difficiles.

La raison principale pour laquelle ce modèle ne convient pas à tout le monde est qu'il ne tient pas compte des découvertes scientifiques qui démontrent comment le cerveau est transformé par l'abus de drogues ou d'alcool et qu'une psychothérapie seule est peu efficace comparativement aux thérapies qui combine pharmacologie et psychothérapie.

Anonyme
04/02/2018, 22h10
Pour ta question Modérato, je ne sais pas. Mais de mon point de vue, j’y vois beaucoup de gens pour qui ça fonctionne. Et je ne crois pas de toute façon que les autres méthodes fonctionnent pour tout le monde non plus.

Aussi, je pense que c’est plus complexe qu’une simple méthode et qu’il y a d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte. (Comme par exemple, si je ne change rien dans mes anciennes habitudes, peu importe la méthode, ça risque de ne pas fonctionner ou pas très longtemps).

Pour BudLast, concernant le parrainage, un élément qui moi me plait et que je considère important est que je ne me sens pas dans une relation de "thérapeute/client" avec lui. Je me sens accompagné par une personne qui est au même pied d’égalité que moi et qui a un bagage au niveau de son vécu qui est similaire au mien de par son alcoolisme. Il a aussi une façon de vivre son rétablissement qui me plait. Et pour moi ça a beaucoup de poids.

Sinon, je ne peux pas parler de ce que je ne connais pas. Pour moi ça fonctionne et pour beaucoup d’autres aussi. Et je ne suis pas là pour débattre de toute façon ni pour faire de la promotion. Je suis là simplement pour échanger, en souhaitant que ça puisse en aider d’autres. Peu importe la façon qu’ils prendront pour s’en sortir.

Bud Last
05/02/2018, 07h52
Anonyme,

Tout à fait d'accord avec toi. Il faut éviter d'élever une méthode peu importe laquelle, en dogme qui fait abstraction de toutes les autres.

Je mentionnais à Moderato sur un autre sujet que nous gardons un biais favorable pour la méthode qui nous sauvé la vie. Les psy. appel ça le biais de confirmation ou effet halo où on a tendance à rechercher des informations qui confirment ce qu'on pense et à ignorer les informations qui pourraient contredire notre opinion. On s'entoure de gens qui pensent comme nous etc.

Comme Moderato, je m'intéresse aux causes qui font qu'une méthode fonctionne pour certains et non pour d'autres. On peut se considérer en bonne compagnie sur cette question puisque que même les plus grands experts en n'arrivent pas à un consensus.

C'est bien que tu veille aider ceux qui pourraient bénéficier de ton expérience. C'est d'ailleurs un autre des points positifs que je vois des 12 étapes.

moderato
05/02/2018, 09h58
Il y a un article ce matin dans Le Devoir, on dirait qu'il a été écrit spécialement par rapport à cette discussion : http://www.ledevoir.com/societe/519340/l-alcoolisme-explique-par-la-psychologie
QU'en pensez-vous ?

Anonyme
06/02/2018, 08h12
Il y a plusieurs choses dites dans cet article dans lesquelles je me reconnais effectivement beaucoup. Remarque qu’elle a fait son étude auprès de jeunes adultes et j’ai commencé à consommer à l’adolescence, alors je ne sais pas si c’est pour ça que je trouve qu’il y a beaucoup de vérités dans ce qu’elle dit. Je ne sais pas si ceux qui ont commencé à boire plus tard se reconnaissent aussi autant au niveau des quatre raisons, mais je suppose que oui.

D’abord sur la façon de voir la consommation à l’adolescence, en minimisant les risques. L’adolescence a été pour moi une période de forte consommation. Si je regarde les amis avec qui je me tenais à ce moment, à ma connaissance on est deux à être devenus alcoolique. Avec du recul, je me dis que déjà j’avais des "prédispositions au niveau de mes comportements ou de ma personnalité" puisque parmi ma gagne, je finissais souvent dans un état plus "amoché" que les autres. J’allais toujours au bout et je suis pas mal comme ça dans tout ce que je fais. Mes parents ne sont pas alcooliques non plus, donc je n’ai pas de modèle à ce niveau là.

Pour les quatre raisons qui mènent à la consommation, je trouve que ça fait aussi beaucoup de sens et je m’y reconnais également dans les personnes plus à risques de développer le problème.

J’ai aussi toujours été une personne anxieuse de nature et effectivement j’ai trouvé dans l’alcool un très bon anxiolytique. Ça a été efficace longtemps, malgré le fait que ça en prenait de plus en plus jusqu’à un moment ou ça devient impossible de doser sans passer tout droit. Donc l’utilité que j’y attribuais n’y est plus non plus (et on dirait que le cerveau a une mémoire sélective quand il veut, voulant peut être s’accrocher à l’utilité d’avant et en n’oubliant que ça ne répondait plus à ça à la fin).

Et aujourd’hui, je me rend compte que, peut être parce que j’ai justement beaucoup donné un rôle de "calmant" à l’alcool, et bien les situations qui me génère beaucoup de stress et d’anxiété, si ça dure trop longtemps dans le temps, il reste que pour moi ça devient des situations qui peuvent être un peu plus à risque.

moderato
06/02/2018, 10h29
Comment ça marche pour le Baclofène? c'est un médicament que tu prends tous les jours, au besoin, ou autre ?

moderato
06/02/2018, 10h31
J'ai une question pour toi Bud Last : Est-ce que tu prendrais du Baclofène dans le but de re-consommer de l'alcool, modérément ?

Bud Last
07/02/2018, 09h55
Je vais commencer par l'article du devoir. Je suis d'accord avec elle quand elle conclut que la toxicomanie est multifactorielle. Malheureusement, la plupart des thérapies on tendance a se camper dans un modèle qui fait abstraction de l'ensemble des causes et des répercussions biopsychiques de l'alcoolisme. Malgré le fait que l'alcoolisme ait été reconnu comme une maladie à part entière depuis 1950, il persiste encore en 2018 une perception publique et même chez certains professionnels de la santé, qu'il s'agit d'un problème qui relève plus d'un manque de volonté que d'une maladie. Ceci explique du moins en partie, pourquoi on n'est pas plus avancé…
Mon seul bémol sur cet article porte sur l'étude qu'elle a menée sur l'anxiété. La description qu'on en fait ressemble plus à une expérience qu'une étude qui demande habituellement des protocoles et une méthodologie plus complexe.

Pour Anonyme,
Je me reconnais tellement dans ton parcours. J'ai remarqué que c'est aussi le cas pour une multitude d'autres personnes que j'ai connue sur différends forums. L'anxiété mal gérée est un thème récurant chez les toxicomanes et c'est pourquoi les psychothérapies et les médicaments appropriés sont si utiles.

Pour Moderato,
Le Bacloféne m'a permis de me sevrer sans m'arracher les trippes. La psychothérapie m'a permis d'acquérir les outils nécessaires pour corriger le cycle mental qui entretenait ma dépendance. Ces deux éléments plus le temps m'on permis de reconstruire mon monde avec des habitudes de vie saines qui m'ont menés vers des projets très valorisants.

Aujourd'hui, je prends toujours 80mg de Baclofène par jour. Je prends du vin au souper le vendredi et le samedi mais rien le reste de la semaine. Je ne conseille pas ce régime à tout le monde mais pour moi, ça fonctionne. Peut-être qu'un jour je cesserai complètement le Baclofène et je n'exclus pas l'option d'arrêter complètement de boire non plus. Le vin avec le repas, c'est plus un aliment qu'un lubrifiant social et si jamais je trouvais un vin sans alcool qui n'est pas dégeulas, j'en serais très heureux.

moderato
08/02/2018, 09h20
Merci pour tes réponses. Je continue à me poser cette question à laquelle tu as répondu pour toi : tu pourrais arrêter complètement l'alcool.

La question que je me pose : Est-ce que des personnes membres des AA tenteraient de re-consommer de l'alcool "normalement" en essayant le Baclofène?

Bud Last
08/02/2018, 13h44
Bonne question.
Je n'ai jamais entendu parler d'un cas semblable. Personnellement, ce n'est pas qq chose que je suggèrerais et je doute qu'un médecin le prescrirais pour cet usage.
Je vais te donner ma compréhension du fonctionnement du Baclofène.

Chez la personne alcoolique, le système régulateur de l'humeur est complètement dérèglé. Ce système régulateur dépend de l'équilibre entre le GABA et le Glutamate ; deux acides qui agissent sur les neurotransmetteurs. Le Glutamate excite alors que le GABA détends.
Quand ces deux acides sont équilibrés dans le cerveau, on a une humeur relativement stable mais l'abus d'alcool vient dérégler la quantité de GABA. Résultat, le Glutamate part en peur et augmente considérablement l'excitation du cerveau ce qui entraine les cravings.

Le Baclofène rétablit graduellement ce déséquilibre et donne le temps au cerveau de ce rétablir. Ça prend du temps et pour ceux chez qui ça fonctionne, le sevrage est beaucoup moins difficile.

Chaque personne étant différente, le temps requis pour que les cravings soient sous contrôle est variable. Pour la personne qui ne boit plus depuis au moins un an, je suppose que l'équilibre GABA/Glutamate est revenu normal mais je pense qu'il y d'autres mécanismes neurologiques qui font qu'une rechute demeure possible.

Il ne faut pas oublier que pour quelqu'un qui à arrêter de boire grâce aux 12 étapes, le conditionnement mental mène souvent à la certitude qu'un seul verre sera suffisant pour causer une rechute. Si c'était mon cas, pas certain que je voudrais prendre une chance comme ça…

moderato
08/02/2018, 19h56
C'est vraiment très mystérieux la chimie du cerveau. Les médicaments peuvent agir sur les neurotransmetteurs. La spiritualité aussi. La psychothérapie aussi. Enfin une foule de facteurs. Mais pour quelqu'un qui aime prendre un coup, quel est l'intérêt de vouloir consommer normalement, c'est à dire selon la prescription d'Éduc'alcool...?

Bud Last
08/02/2018, 21h07
C'est vrai que toutes ces activités modifient positivement le cerveau. Malheureusement, elles ne sont pas instanatanés comme les drogues ou l'alcool.

Pour moi, le gôut de prendre un coup n'existe plus. L'attrait d'une vie équilibrée et satisfaisante est beaucoup plus important qu'un buzz éphémère qui me laisserait un tas de regrets le lendemain. En fait, dès que je commence à sentir l'ébriété, je ne me sens pas bien. Est-ce l'évolution de ma guérison ou le Baclofène? Peut-être que c'est les deux... Ça revient à dire qu'un des éléments clés de mon évolution est que maintenant, je peux résister à l'impulsion de boire au profit de ma nouvelle vie.

moderato
09/02/2018, 09h13
Est-ce que t'as bu longtemps de façon abusive?

Bud Last
09/02/2018, 09h27
Presque 25 ans.

moderato
10/02/2018, 17h53
Bonjour,

Est-ce que tu prenais aussi des drogues?

Bud Last
10/02/2018, 18h06
Heureusement, non.

moderato
11/02/2018, 17h30
Est-ce que le Baclofène t'a causé des effets secondaires?

Bud Last
12/02/2018, 08h15
Oui comme pour la plupart des gens. Pour certaines personnes, ces EI (effets indésirables) sont ingérables et ils abandonnent le traitement mais on parle d'approx 5%

Quand tu dois choisir entre mourrire à plus ou moins long terme ou vivre avec des EI qui sont assez facile à gérer et qui finissent pas disparaître, tu prends la meilleur solution.

moderato
12/02/2018, 09h20
Et c'est quoi comme effet indésirable ?

Bud Last
12/02/2018, 16h31
Voici un lien qui l'explique bien.

https://www.baclofene.org/baclofene/les-effets-indesirables-du-baclofene

moderato
13/02/2018, 10h25
Merci, je comprends mieux.

Que dit ton entourage de cette démarche, je veux avant quand tu consommais beaucoup et maintenant?

Bud Last
13/02/2018, 19h01
Tout le monde est ravi de voir que je m'en suis sorti:cool:

moderato
14/02/2018, 13h18
Et comment réagissaient-ils à ta consommation?

Bud Last
14/02/2018, 19h15
Dans quel sens?

moderato
15/02/2018, 07h08
Quels étaient leurs comportements?

Bud Last
15/02/2018, 07h42
Excuse-moi si je suis un peu dur de la feuille. Parle-tu d'avant ou après le Baclofène?

moderato
16/02/2018, 15h37
C'est rien, je veux quand tu buvais pas mal...

Bud Last
16/02/2018, 18h00
On ne me faisiait que rarement des commentaires sur mes abus mais tout le monde à été d'accord pour dire que mon changement de vocation a été pour le mieux.

moderato
18/02/2018, 09h41
Parce qu'on dit souvent que l'entourage facilité la consommation au lieu de l'empêcher, et ce bien inconsciemment...

Bud Last
18/02/2018, 15h18
On à pas le choix de changer son style de vie sinon ça peut pas marcher. Et s'il y a des gens qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre, alors tu dois aussi changer de gang.

L'humain est fait de sorte à ne pas vouloir être seul dans la merde, On appel ça “la mentalité du crabe''

On attrape les crabes dans des pièges en forme de bol avec une ouverture dans le haut. On y place un appât et les crabes y entrent pour manger. Le piège se remplit et bientôt, il ne reste plus rien à manger. Quelques crabes essayeront alors de sortir du piège mais pour des raisons inconnus, les autres crabes vont les empêcher de s'évader en les tirant vers le bas. S'ils persistent à vouloir sortir du piège, les autres crabes vont leur arracher les pattes.

Morale de cette histoire: Si tu veux sortir du piège de la toxicomanie, tiens toi loin des crabes. :o

Anonyme
18/02/2018, 22h41
C’est vrai ce que tu dis BudLast qu’il faut changer de gang parce que ces amis qui consomment ont tendance à nous tirer vers le bas quand on tente d’en sortir. Et j’aime bien ton histoire de crabes, c’est très parlant.

Là où j’ai eu beaucoup de mal à comprendre les proches, c’est au niveau de la dynamique qu’un arrêt de consommation peut provoquer dans le couple et au niveau familial (enfants). À ce niveau là, je n’ai pas ressentie qu’on tentait de me tirer vers le bas, loin de là. Mais, malgré le fait que je sentais qu’on souhaitait que j’en sorte, j’ai quand même ressentie, que cela pouvait être un peu "menaçant" le fait que j’arrête de boire. Comme si il y avait une espèce de confusion des rôles et que le fait d’en sortir, pouvait faire "peur" en même temps que de provoquer quelque chose de très positif. C’est quelque chose qui, je me souviens, a créé beaucoup de tensions dans mon couple au début. Je percevais certaines attitudes comme un manque d’appui aussi alors que je ne crois pas que c’était vraiment ça au fond. Mais ça s’est replacé, probablement au fur et à mesure que la confiance s’est reconstruite...

Bud Last
19/02/2018, 18h34
Anonyme,

Ton post à fait remonter à la surface quelque chose que ma mémoire sélective avait “archivée''.
Je n'en parle pas souvent pcq je croyais que c'était unique à mon cas. Moi aussi j'ai eut droit à cette dynamique de couple.
Au début ça me choquait et j'ai du me questionner sur mon degré de motivation. Puis par hasard, (si ça existe) j'ai trouvé un dicton qui je crois, vient des A.A. Pardonne ma traduction boiteuse,
“Tout ce que tu place devant ta sobriété, tu perdras'' J'ai donc décidé de suivre ce conseil sachant qu'au final je n'avait pas vraiment de choix.

Je pense que c'est une réaction normale puisque l'autre nous voit faire des changements importants voir drastiques dans nos habitudes et notre entourage. Ils peuvent alors se demander s'ils ne feront pas partie de ces changements et ce n'est que le temps qui permet que les choses se replacent. Et peut-être que pour certains, les choses ne se replacent pas. Dans mon cas, j'ai eu la chance d'être bien accompagné.

Anonyme
21/02/2018, 20h24
Moi aussi j’ai pensé qu’il n’y avait que dans mon couple que ça se passait comme ça au début et ça me faisait faire pas mal de ressentiment.

J’ai eu beaucoup de difficulté à comprendre comment eux pouvaient se sentir par rapport à ça. Et je suis allé à quelques réunions qui s’adressaient aux proches (Al-Anon) pour essayer de mieux comprendre leur façon de voir ou l’impact parce que je ne voulais pas trop le voir au début... Et peut être aussi que j’y suis allé pour me faire une idée et me décider à savoir si je parlerais de ces réunions à ma famille ou pas.:o

Je trouve que l’alcoolisme est un problème qui est très difficile à comprendre pour ceux qui ne le sont pas, et ça l’est pour les proches aussi c’est évident. Certains de mes amis qui n’ont aucunement de problème de consommation ont déjà essayé de me "remonter le moral" quand ils ont su que je ne buvais plus en me disant que c’était un moment à passer, et que je pourrai reboire quand j’irais mieux, dans quelques temps. En quelque part ça me faisait un peu sourire parce que je trouvais que c’était un peu le comble que ce soit à moi de leur expliquer que, et bien non... mais le fait de devoir l’expliquer a du positif puisque ça faisait que je me "l’expliquait" à moi aussi en même temps finalement. C’est pour dire comment les gens ne savent pas et que ce n’est pas pour mal faire.

Et comme tu dis, faut souvent se requestionner sur notre motivation et reconsolider ses choix, au fur et à mesure que les situations se présentent. Mais ça en vaut vraiment la peine.

moderato
15/04/2018, 09h51
Bonjour,

Comment allez-vous ? Je n'ai plus le plaisir de lire vos discussions enrichissantes. Je m'inquiète.