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Les marchés ont connu une nouvelle journée de déprime vendredi après de mauvais indicateurs aux Etats-Unis, ultime mauvaise nouvelle d'une journée et d'une semaine pourtant déjà riches en la matière.

Les Bourses européennes ont brutalement décroché vendredi après-midi, avant de se ressaisir légèrement pour certaines, pour terminer néanmoins toutes dans le rouge. L'euro a également accusé le coup juste après l'annonce d'une remontée du taux de chômage américain en mai, confirmant la fragilité de la croissance aux Etats-Unis.

L'activité du secteur manufacturier s'est ainsi fortement contractée en mai dans la zone euro, retombant à son plus faible niveau depuis l'été 2009 et le taux de chômage dans la zone euro a atteint en avril le niveau record de 11%.

A cela s'ajoutent des inquiétudes sur les économies émergentes, Chine en tête, qui commencent à souffrir de la récession en Europe. Idem en Inde où la croissance a sévèrement ralenti au dernier trimestre 2011-12, progressant de 5,3% sur un an, selon des données publiées jeudi, les plus faibles depuis près de dix ans.

Le Brésil n'a pas fait mieux, annonçant vendredi un ralentissement de sa croissance plus important que prévu, avec un maigre 0,2% au premier trimestre par rapport au dernier trimestre 2011.

Face à une accumulation quasi-continue de de mauvaises nouvelles, la monnaie unique européenne continuait à perdre du terrain face au dollar contre lequel elle a perdu près de 7% en un mois. Vers 12 heures, l'euro recule ainsi de 0,28%à 1,2325 dollar, soit 1,5% de perdu en une semaine. Sans oublier les 9,3% cédés au yen en un mois, et les - 3,4% en huit jours seulement.

“La monnaie européenne poursuit sa chute de jour en jour face à l'accumulation de mauvaises nouvelles” commentent les analystes de Saxo Bank ce matin. “La situation au sein de la zone euro est toujours aussi explosive. Selon les chiffres de la Banque d'Espagne, les transferts de capitaux à l'étranger ont atteint une somme nette de 66,2 milliards d'euros. L'ensemble des investisseurs fuit tour à tour les pays risqués et se dirige vers les actifs les plus sûrs”, ajoutent-ils.

Baromètre de l'appétence des investisseurs, le taux du '10 ans' espagnol reste, à 6,60%, proche de la barre fatidique des 7% qui avait marqué, en Irlande et en Grèce, voire en Italie, la perte par l'Etat du contrôle de ses finances publiques lors des précédents épisodes de la crise souveraine.

Un cambiste nord-européen estime que 'la pression se stabilise graduellement... à un niveau incroyablement élevé'. Autant dire que si le sentiment ne s'aggrave plus, il ne se détend pas pour autant sur le marché des devises.

'Pratiquement tous les indicateurs économiques publiés hier ont constitué de mauvaises surprises', indique-t-il. Les inscriptions hebdomadaires au chômage américain et l'enquête ADP sur l'emploi n'ont pas été rassurantes, et enfin la croissance de l'Inde et le dernier indice PMI de la Chine n'étaient pas non plus engageants.

La situation du Vieux continent ne s'est pas arrangée ce matin : la contraction de l'industrie manufacturière s'est accélérée en mai en zone euro, selon l'indice PMI de Markit. Se repliant de 45,9 en avril à 45,1, il s'établit à un plus bas de presque trois ans et signale une contraction du secteur pour le dixième mois consécutif. L'indice affiche son plus faible niveau depuis l'été 2009 en Allemagne, en France et en Espagne. 'Les effets néfastes sur l'économie réelle des crises politiques et financières continuant de se propager au sein de la région', commente Markit.

'A moins d'un brusque retournement en juin, la production manufacturière pourrait chuter de 1% ce trimestre, augmentant ainsi le risque d'une récession prolongée au milieu de l'année', s'alarme l'institut.

Le cambiste du Nord de l'Europe estime cependant que le pessimisme ne se limite pas à l'Europe, comme en témoignent les déceptions récurrentes à la publication des dernières statistiques chinoises et aussi celles de l'Inde.

Et le spécialiste de livrer l'interprétation suivante : 'actuellement, la focale des marchés financiers se déplace des seules difficultés de l'Europe vers la probabilité croissante que la croissance mondiale se retrouve cette année sous pression'.

Dans un tel contexte, les devises refuges que sont le dollar US et le yen nippon sont en toute logique privilégiées.

Le yen prend d'ailleurs 0,62% sur l'euro à cette heure à 96,28, bien loin de son plus bas annuel de 111,44. L'euro a d'ailleurs perdu plus de 9% face au yen en un mois.

En revanche, la monnaie unique européenne prend 0,33% contre le sterling à 0,8051. Toujours rien à signaler du côté du franc suisse (- 0,01% à 1,2009 franc l'euro).

Parmi la rafale de statistiques attendue cet après-midi des Etats-Unis, les investisseurs guetteront notamment le rapport sur l'emploi du mois de mai aux Etats-Unis. Le consensus attend en moyenne 150.000 créations de postes, après 115.000 le mois précédent.

Dans ce contexte morose, les chiffres du chômage américain sont venus confirmer s'il en est encore besoin, le ralentissement de l'économie mondiale. "Les Etats-Unis sont en train de subir les conséquences de la récession en Europe, tout comme la Chine et les pays émergents", précise Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.

Mais c'est surtout la crise qui n'en finit de s'aggraver dans la zone euro qui inquiète les investisseurs au plus haut point.

"Le marché attend un électrochoc de la part des responsables politiques et économiques européens, seul moyen de redresser la barre", commente ainsi Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

La Bourse de New York a lourdement chuté vendredi pour se retrouver aux niveaux de fin 2011, déprimée par les perspectives économiques sombres aux Etats-Unis où le taux de chômage a connu une hausse inattendue: le Dow Jones a abandonné 2,22% et le Nasdaq 2,82%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a perdu 274,88 points à 12.118,57 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 79,86 points à 2.747,48 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a chuté de 2,46% (32,29 points) à 1.278,04 points.

Il s'agit de loin de la pire séance de l'année. Wall Stret a effacé tous ses gains depuis le début de l'année: les cours n'avaient plus évolué à de tels niveaux depuis le 30 décembre.

"Les investisseurs essaient de voir si le risque de récession est en train de s'étendre avec les inquiétudes pour l'Europe, la Chine et de plus en plus les Etats-Unis", a expliqué Sam Stovall, stratège de Standard and Poor's.

"Je ne veux pas dire qu'on est au stade de la panique, mais les investisseurs vendent à tout va", a dit pour sa part Peter Cardillo, chef économiste de Rockwell Global Capital.

Le taux de chômage est ainsi remonté en mai, pour s'établir à 8,2%, alors que les embauches progressaient à leur rythme le plus faible en douze mois, selon des chiffres officiels publiés à Washington.

Le pays a créé 69.000 emplois de plus qu'il en détruisait en mai, indique le rapport sur l'emploi du département du Travail. L'estimation médiane des analystes donnait 150.000 créations d'emploi pour ce mois-là, et un taux de chômage stable, à 8,1%.

"Les entreprises n'embauchent pas en raison de la peur pour l'Europe mais aussi des élections (aux Etats-Unis): les entrepreneurs craignent que (Barack) Obama soit réélu", a avancé M. Cardillo, selon qui le président sortant "a un programme qui n'est pas favorable à la croissance et à l'industrie".

En outre, la bourse new-yorkaise a été pénalisée par la détérioration de l'activité manufacturière en Chine en décembre. Sous l'effet de la crise sur les marchés européen et américain, l'indice PMI des directeurs d'achat publié par la banque HSBC s'est élevé à 48,7. Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion, un chiffre inférieur une contraction.

Côté valeurs, l'opérateur de télécoms américain Verizon a perdu 1,46% à 41,03 dollars. Il va racheter l'entreprise de services télématiques Hughes Telematics, spécialiste notamment de la connexion à distance avec les voitures, pour 612 millions de dollars en numéraire.

"Les investisseurs essaient de voir si le risque de récession est en train de s'étendre avec les inquiétudes pour l'Europe, la Chine et de plus en plus les Etats-Unis", ajoute Sam Stovall, stratège de Standard and Poor's.

Dans ce contexte, le marché se réfugiait vers les actifs considérés comme plus sûrs. Jamais les taux des emprunts allemands et français n'ont été aussi bas.

Vers 17H45 (15H45 GMT), le rendement à 10 ans de l'obligation allemande de référence (Bund) reculait à 1,173% contre 1,199% la veille à la clôture. Le taux de l'obligation française de même échéance tombait à 2,254% contre 2,348% la veille. Des records depuis la création de la zone euro.

Dans la foulée, les taux à 10 ans des bons du Trésor américain ont atteint un nouveau plus bas à 1,439% avant de finir à 1,467% contre 1,560% à la clôture jeudi. A l'inverse, les taux à 10 ans espagnols restaient vendredi fermement ancrés au-dessus de la barre des 6%.

A la clôture, la Bourse de Francfort affichait une chute de 3,42%, la Bourse de Paris perdait 2,21% et Londres cédait 1,14%. La Bourse d'Athènes, épicentre de la crise dans la zone euro, a chuté elle de plus de 4%, entraînée par la dégringolade des autres places européennes.

Outre-Atlantique, Wall Street a connu sa pire séance de l'année, avec un plongeon de 2,22% du Dow Jones. L'indice vedette new-yorkais a ainsi effacé tous les gains réalisés en 2012, finissant à un niveau plus vu depuis le 30 décembre.

L'euro a suivi le mouvement, tombant sous la barre des 1,23 dollar, du jamais vu depuis début juillet 2010, avant de se reprendre légèrement, pour s'échanger vers 21H00 GMT à 1,2433 dollar.

Le taux de chômage des Etats-Unis est remonté en mai pour la première fois en un an, pour s'établir à 8,2%, alors que les embauches progressaient à leur rythme le plus faible en douze mois.

Les places européennes avaient déjà toutes pris un mauvais départ vendredi, affectées par une accumulation de mauvaises statistiques en Europe alors que les interrogations sur l'avenir de la zone euro restent toujours aussi vives.

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