Bonjour!

j'arrive encore de quelques jours de congés. Il faisait beau, je me sentais bien. Il y avait du temps à tuer, un peu trop. On dirait que je ne serai jamais guérie, j'ai encore pensé à jouer dans les machines, les AVL, on en voit quasimment à chaque coin de rue. Toujours les mêmes illusions, : Juste un vingt, pas plus, ...c'est sûrement pas grave, je ne suis plus dépendante maintenant, non, ... juste un vingt, pour voir, pour me distraire, mais surtout parce que j'en ai ras-le-bol d'avoir la ceinture aussi serrée, de budgeter petit, de bosser aussi fort , juste pour survivre et rembourser mes dettes.
(Ahhhh, si je n'avais pas gaspillé toutes mes économies, et créé toutes ces dettes dans les maudites machines, ...et tout ce temps perdu, tous ces mauvais sentiments.Moi, je vivais de la honte, de la culpabilité, de la tristesse et de l'anxiété quand je jouais régulièrement, c'était en prime, c'était mes cagnottes à moi, gagnées à tout coup, et même doublées des fois.)

...rembourser mes dettes donc. Pfff, ...non..c'est trop dangereux (pensée floue et incertaine)
Quoi? Trop dangereux ? Pourquoi, peut-être pas tant que ça...Juste un vingt... Non, prend pas de chance, tout d,un coup ça serait vraiment dangereux, et que tu serais raccrochée dans l'enfer du jeu...yarkkkk ...des vrais sables mouvants, je me concentre sur les aspects négatifs, les conséquences que je vis encore et pour longtemps, j'éloigne les souvenirs que ça pourrait être aussi amusant que dans les tous débuts, ou que je pourrais facilement gagner $60. avec un vingt, et même $250, qui sait, p-e même en jouant à une ligne... yarkkkk...non...ce sont des illusions, des illusions ça semble toujours tellement vrai, normal, han? Je ne serai p-e jamais guérie. Je devrai toujours choisir de ne pas y aller. C'est ça traverser ¨'la petite ligne rouge', la frontière de la dépendance. Je ne l'ai pas traversée par choix, c'était à mon insu. Je ne savais pas. Mais maintenant, le choix m'appartient.
Je n'ai pas joué, j'ai remboursé la moitié d'une dette de jeu à une amie, que je n'osais plus revoir. Elle était contente, j'étais fière de moi.

Bon 24!

Marie-Rose