+ Répondre à la discussion
Affichage des résultats 1 à 10 sur 11

Discussion: Copain toxicomane

Hybrid View

  1. #1

    Question Copain toxicomane

    Bonjour,


    Je vous écris pour avoir des conseils concernant l'attitude que je devrais adopter avec mon copain qui est toxicomane.

    Dans le passé il consommait beaucoup de speed et de la coke. Il pouvait en prendre 4 ou 5 par jours (si ce n'est pas plus) et parvenait à ne pas dormir pendant 4 jours d'affilé. Je ne l'ai pas connu dans ce temps-là mais lorsque je suis arrivée dans sa vie, il s'est rendu compte qu'il devait changer de mode de vie. Alors, il a consulté une travailleuse sociale qui l'a plus ou moins aidé. Il est quand même parvenu à diminuer peu à peu, et la période la plus longue où il n'a rien prit a été un mois. La chose qui l'a le plus aidé, est son nouvel environnement au travail, et c'est une job qu'il aime tellement, qu'il ne voulait pas risquer d'avoir l'air gelé.
    J'étais très contente pour lui, mais dans ma tête il allait arrêter pour de bon, et lorsqu'il m'a dit qu'il voulait en reprendre un peu, j'ai mal réagit. J'ai voulu le convaincre que ce n'était pas une bonne idée, car je croyais que c'était en mon devoir d'agir comme ça... J'ai ensuite compris qu'il était impossible pour lui d'arrêter complètement, du moins pour le moment. En fait, à toutes les fois où il en reprend, j'ai peur qu'il revienne à son ancienne vie. J'ai peur pour sa santé. La dernière fois qu'il en a repris c'était en fin de semaine, il a prit en tout je crois 4 speed et un mini sachet de coke (40$) que je crois qu'il n'a pas terminé. Il n'a pas dormi pendant 2 jours. Honnêtement, c'est un gros progrès depuis 6 mois. Par contre, comment je dois l'encourager ? Que dois-je faire en cas de craving ? Pendant les downs ? Il va assister à des réunions de NAA, mais moi en tant que blonde, qu'elle est la meilleure attitude à adopter pour aider sa confiance, sa persévérance, etc...et surtout comment rester positive ! Si je suis trop tolérante, va-t-il rechuter ?

    Pour moi, c'est très nouveau de vivre avec un toxicomane. L'adaptation à cette réalité n'est pas évidente. Je ne sais pas si je vais m'y habituer. Peut-être que c'est encore tabou pour moi ? C'est un univers méconnu pour moi, merci de vos conseils !

  2. #2
    Date d'inscription
    mai 2005
    Messages
    776

    Par défaut

    Bonjour,
    Vous avez raison d'avoir peur. Une personne qui a une dépendance à l'alcool ou aux drogues perd souvent le contrôle de sa consommation, en ce sens qu'elle consomme toujours plus qu'elle se l'était promis et sur une période beaucoup plus longue qu'elle l'avait décidé. Même après une période d'abstinence, ces personnes qui re-consomment en pensant qu'elles pourront contrôler leur consommation cette fois-ci, perdent à nouveau le contrôle. Et pendant ce temps, l'entourage a peur et cherche par toutes sortes de moyens comment faire pour l'arrêter de consommer, ce qui est pratiquement impossible. Par contre, l'entourage ne doit pas se laisser manipuler mais bien s'informer le plus possible sur cette addiction, les comportements que ça amène dans le couple ou la famille. De plus les proches ne doivent pas hésiter à demander de l'aide de professionnels formés dans ce domaine, en individuel ou avec la personne qui consomme.

  3. #3

    Par défaut

    Bonjour,

    Merci pour votre réponse,

    Mon copain est lui-même bientôt intervenant, alors j'ai l'impression qu'il sait exactement quoi me dire pour ne pas que je m'inquiète. Il mise beaucoup sur la communication, il me montre même ce qu'il consomme pour me rassurer et effectivement, cela fonctionne. On a bâti une certaine confiance entre nous, ce qui aide énormément. Il m'explique qu'il part de loin et que l'amélioration est énorme, et que je devrais l'encourager et être heureuse de ces efforts. Mais, a-t-il raison ? Dans le sens où, c'est vrai qu'il en prend beaucoup moins qu'avant, mais lorsqu'il est gelé je n'aime vraiment pas ça. Comparativement à plusieurs cas sur ce site, c'est peut-être un cas "non problématique" car il parvient tout de même à faire ce qu'il fait dans la vie au niveau des études et travail. J'ai l'impression que c'est ça le danger et sa travailleuse sociale lui disait justement : Avec ce que tu consommes, tu n'as pas à t'en faire avec ta santé...si tu savais ce que l'on voit ici au centre ! Cela n'a pas aidé et c'est pour cela que l'on va aller à un rendez-vous chez les NAA. J'espère que cela va aider, mais j'aurais aimé avoir de l'aide pour moi uniquement, pour apprendre à accepter son problème. Car je ne crois pas que j'en ai fini avec cette histoire.


    Outre les rendez-vous chez le psychologue ( qui coûtent assez cher ), avez-vous une suggestion un peu moins coûteuse ?

    Merci

  4. #4
    Date d'inscription
    mai 2005
    Messages
    776

    Par défaut

    Bonjour,
    Quand une personne est affectée par les comportements de consommation d'un proche, le mieux à faire est de demander de l'aide pour elle-même. Quelques centres offrent des programme d'aide à l'entourage, dont La Maison Jean Lapointe, sous forme de fin de semaine intensive. Il y a aussi les Groupes Al-Anon (gratuit), qui ont beaucoup de documentation sur le sujet et où tu peux rencontrer des personnes qui vivent ou qui ont vécu des choses semblables. La psychothérapie vise probablement à comprendre ce qui peut t'attirer personnellement dans ce genre de relation.

  5. #5
    Date d'inscription
    juin 2015
    Localisation
    Boucherville
    Messages
    6

    Par défaut Nous ne sommes pas des sauveurs et cela pour personne

    Bonjour Lily,

    Tu souhaites de l'aide pour toi et savoir comment accepter cette situation. L'accepter ne fera que te rendre malheureuse. Accepter c'est se fermer les yeux et faire comme si rien n'était. Tu es prête pour ça ? Il te montre ce qu'il consomme, cela te rassure vraiment ?

    Je vis une relation avec une toxicomane et c'est ma fille. Je n'accepte pas cette situation et jamais je ne l'accepterai car cela va à l'encontre de mes valeurs. Par contre, je l'aime et je donnerais ma vie pour elle. Mais là, on parle de ma fille, de ma vie, de mon sang.

    Si tu étais ma fille, je te dirais: pars pendant qu'il en est encore temps. Tu ne peux rien faire pour lui. Lui seul peut faire quelque chose et lui seul peut le décider. Tu pourrais pleurer, supplier, hurler, parler, l'aimer, le menacer, rien de tout ça ne changera son comportement.

    Parle toi comme si tu étais ta meilleure amie cela t'aidera à trouver des réponses. Pense à ce que tu souhaites dans ton avenir, vois-tu cet homme et cette vie ?

  6. #6

    Par défaut

    Bonjour Chalsi,

    Ton opinion est intéressante.
    Je crois que tout être humain vit avec ses difficultés, ses épreuves. Dans le cas de mon copain, c'est la toxicomanie. En dehors de ce problème qu'il tente de se défaire, c'est une personne extraordinaire. Je ne serais pas avec lui sinon.

    Oui, cela ma rassure de savoir ce qu'il consomme. L'honnêteté est très importante dans ce genre de situation, c'est ce qui rend la chose moins angoissante. Le fait qu'il fasse des efforts pour s'en sortir fait également toute la différence avec quelqu'un qui ne veut pas s'en sortir. Je ne connais pas ton histoire ni celle de ta fille. Par contre, sûrement que si elle avait un copain qui prenait soin d'elle et qui l'aimait malgré ses difficultés, tu en serais ravie. C'est peut-être déjà le cas.

    Lorsque je disais "accepter" la situation, ce n'est pas la nier ou l'ignorer, mais simplement d'accepter le fait que la personne traverse quelque chose de difficile et qu'elle a besoin de soutient. Mon copain a commencé à participer à des rencontres chez les NAA. Il consomme de moins en moins. Selon moi, il va s'en sortir, car il est déterminé à le faire. Pour prendre un autre exemple, j'ai un ami qui, lui, avait des problèmes de phobie social, il n'aimait pas sortir, était souvent malade à l'idée d'aller dans un nouvel endroit. Il ne consommait pas, mais c'était une difficulté qu'il devait traverser, il a finit par consulter et depuis, il va mieux. Selon moi, la toxicomanie est une difficulté comme une autre, il ne faut pas la juger et surtout supporter l'autre là dedans.

    Tu parles de valeurs dans ton message. Avant de rencontrer mon copain, c'était encore tabou pour moi, la consommation de drogues. C'était aussi contre mes valeurs. C'était synonyme de : marginalité, party, débauche, stupidité, etc. Aujourd'hui, je suis capable de reconnaître le problème de consommation comme une difficulté et non pas comme quelque chose de complètement négatif. Ta fille peut s'en sortir si elle en a la volonté. Cela peut être long, et très graduel. Il ne faut pas perdre espoir, il faut continuer à l'aimer et l'encourager. C'est ce dont ces personnes ont besoin.

    Moi, si j'avais un problème de consommation, je voudrais qu'on m'encourage, qu'on m'aime malgré tout pour ce que je suis et qu'on me dissocie de la drogue en question. Peut-être suis-je trop positive ? Si tel est le cas, ce n'est jamais une mauvaise chose de rester positive. Je me suis inscrite sur le blogue pour en apprendre davantage et pour partager mon expérience. Tous les encouragements sont les bienvenus, ainsi que les conseils.

    Et pour répondre à ta dernière question, oui, je m'imagine avec lui plus tard. Il faudrait qu'il cesse sa consommation pour de bon, mais je suis confiante qu'un jour, cela va arriver. Si la situation se dégrade, j'y verrai à ce moment-là.

    J'ai remarqué qu'un changement radical dans les habitudes de vie aidait énormément à la diminution des drogues. Mon copain a trouvé un nouvel emplois qui le passionne énormément, et il ne voudrait jamais se faire renvoyer si il était gelé. Peut-être que ça prendrait ça à ta fille ? Un changement radical qui l'occupe et qui l'aiderait à penser à autre chose ?

    Bon courage

+ Répondre à la discussion

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  • Les balises BB sont activées : Actif
  • Les smileys sont activés : Actif
  • La balise [IMG] est activée : Actif
  • Le code HTML peut être employé : non