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Arrêt! Stop!
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Discussion: Arrêt! Stop!

  1. #71
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    février 2018
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    Bonjour vous deux,

    Anonyme, ton commentaire sur les nombreuses premières fois de la première année d’abstinence va m’aider beaucoup. Je ne m’étais pas rendu compte que je prenais confiance en moi. J’avais seulement été surprise et bien sûr contente de ma réaction face au vin lors de cette soirée. J’avais aussi constaté que je n’avais pas besoin d’alcool pour apprécier le spectacle, l'ambiance, les conversations, etc. En fait, on peut tout faire «sans». D’ailleurs, des artistes qui ont cessé de consommer disent qu’ils sont aussi créatifs sans alcool qu’avec. Alcool et drogue ne riment pas nécessairement avec imagination.

    Quand j’ai lancé cette discussion, il a été question du deuil lié à l’arrêt : cette démarche prend beaucoup de place, les désavantages ne pèsent pas lourd comparativement aux bienfaits, tout deuil est suivi d’une renaissance, etc. Je n’avais pas pensé que, comme dans le processus du deuil de nos proches, il y a les premières fois sans eux, surtout la première année.

    J’espère que vous allez bien tous les deux et que vous profitez des beaux jours.

  2. #72
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    juillet 2017
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    Bonsoir,

    Mara, tu as écrit: «Pour l’instant, j’aspire à la santé.»
    Je comprends très bien que tu doives avancer par étapes.
    Et l’état d’esprit dans lequel tu le fais va grandement t’aider à atteindre ton objectif.
    J’ai confiance que tu vas y arriver.

    Comment s’est passé ta première fête sans alcool?

    Mara et Anonyme, je constate aussi que l’alcool n’est pas essentiel, bien au contraire.
    Ces temps-ci, une personne très proche de moi a des problèmes de santé et n’en connaît pas encore la cause. Le fait que je sois sobre me permet d’être bien présente à ses côtés et de l’aider à trouver toutes les ressources nécessaires. Je me sens plus disponible, plus impliquée dans le processus d’entraide. Sans alcool, j’y arrive beaucoup mieux.

    Anonyme, je serai heureuse de souligner mon anniversaire d’abstinence le même mois que toi. À combien d’années d’abstinence es-tu rendu?

    Bonne fin de soirée.

  3. #73
    Date d'inscription
    février 2018
    Messages
    53

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    Bonsoir,

    J’avance par étapes, mais si elles n’en finissent plus. J’ai vu l’oncologue cette semaine et, à notre grande déception, les résultats des analyses en patho n’étaient pas prêts. Ce contretemps a tout de même un aspect positif : je n’ai pas pensé à boire pour le surmonter.

    La première fête sans alcool aura lieu en fin de semaine. Je vous en dirai plus long après et penserai à vous si jamais l’envie de lever le coude se manifestait.

    Bonne fin de soirée à vous et au plaisir.

  4. #74

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    Bonjour
    C’est vrai ce que tu dis Nanou par rapport au fait que l’abstinence nous permet d’être beaucoup plus disponibles auprès des autres. Cela me rappelle dans mes derniers moments de consommation ou mon fils m’avait fait un dessin alors qu’il était dans le bureau de la directrice de l’école à cause de son comportement. Sur ce dessin il avait fait lui et moi en train de jouer ensemble et il avait écrit une phrase qui disait qu’il aimerait passer plus de temps avec moi. J’étais pourtant souvent à la maison... Comment je pouvais lui manquer alors qu’on vivait ensemble et que je passais pratiquement toutes mes soirées à la maison? J’ai gardé précieusement ce dessin et je l’ai encore aujourd’hui. Tout ça pour dire qu’effectivement notre présence n’est pas la même que quand nous étions dans l’alcool. Je pouvais être là physiquement mais intérieurement, je n’y étais pas complètement. J’étais aussi beaucoup centré sur moi-même et sur mon besoin de consommation. Aujourd’hui, je trouve que j’ai de la chance parce que je m’organise pour avoir du temps de qualité avec mes proches. Je fais du "ratrappage" si je peux dire. J’ai arrêté en 2010. Je ne sais pas encore si je vais prendre mon jeton cette année mais si je le fais, ce sera celui du 8 ans. Toi Nanou, as-tu prévu de faire quelque chose pour souligner ton anniversaire d’abstinence?

    Pour Mara, je te souhaite un très bon anniversaire et une très bonne première fête sans alcool!! Si tu as des doutes concernant les envies possibles cette fin de semaine, n’oublie pas les petits trucs comme planifier à l’avance ce que tu pourrais boire. Tu peux penser à nous aussi si l’envie se fait sentir ou même venir en parler si tu sens qu’il y a un risque.


    Je vous souhaite une belle fin de journée à toutes les deux

  5. #75
    Date d'inscription
    juillet 2017
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    Bonsoir,
    À mon tour Mara de te souhaiter Bonne Fête! Et beaucoup de plaisir en compagnie de ton entourage.
    Anonyme, je ne sais pas encore comment je vais souligner mon premier anniversaire d'abstinence. Me connaissant, je vais improviser quand le moment sera venu.
    Bravo Anonyme! 8 ans c'est une belle réussite.
    Merci à vous deux d'être là, je l'apprécie beaucoup.
    Bonne fin de soirée.

  6. #76
    Date d'inscription
    février 2018
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    Bonjour à vous deux,

    Tout va bien, selon moi du moins, côté abstinence. Je vous raconte les faits chronologiquement. Lundi le 4, j’ai mangé au resto avec un groupe d’amis. À mon arrivée, plusieurs étaient déjà là, un verre de vin à la main. Je m’en suis tenue à l’eau jusqu’au moment de commander mon plat et un verre de rouge. Contrairement au vin blanc ou au rosé, le vin rouge ne fait pas partie de mes habitudes. Lorsqu’on me l’a servi, je ne l’ai pas calé à la vitesse grand V. Je l’ai consommé à petites gorgées, prenant le temps de le savourer, comme mes parents me l’ont montré. Petit bémol, cependant. À la fin du repas, j’étais un peu moins attentive aux autres. Ça m’a déplu et j’ai pensé à ce que vous aviez écrit en ce sens.

    Le jour de mon anniversaire, je n’ai eu aucune envie de boire. Je m’en suis tenue à l’eau du robinet. Il faut dire que là où la fête avait lieu, elle provient d’une source ou d’un puits. Je l’ai bue dans un verre à vin et personne ne m’a fait de commentaires. Il faut dire aussi que je n’aime pas le mélange des vins lors de «potlucks», même si on s’en tient à une couleur. On remplit son verre sans goûter vraiment et si on ne sait plus où on l’a déposé, on s’en lave un autre et on recommence. J’aime beaucoup ce genre fête où on rencontre souvent des personnes qu’on n’a pas vues parfois depuis longtemps, mais ce n’est vraiment pas l’occasion de déguster du vin.

    J’étais quand même passée à la SAQ acheter une bonne bouteille à offrir aux hôtes. C’était spécial de remettre les pieds dans ce lieu connoté négativement. Je n’ai ressenti aucune envie de consommer. J’ai gardé la bouteille chez moi plus de 24 heures sans penser une seconde à l’ouvrir.

    Dimanche soir par contre, ç’a été un peu plus difficile. J’ai soupé chez une amie qui m’a accueillie un verre de blanc à la main. Je l’aurais bien accompagnée, mais j’ai pensé à vous et j’ai résisté. Outre les effets néfastes sur le métabolise, je ne voulais pas me sentir distancée, en queue de peloton. Je tenais à rester dans le rang, à vos côtés.

    Question santé, je ne suis toujours pas fixée : mastectomie totale ou radiothérapie? J’essaie de rester dans le présent et de ne pas prévivre. Je me suis acheté des plantes pour ma fête et m’inspire de leur « désir » de croître.

    Merci pour vos vœux d’anniversaire et pour votre présence.

  7. #77
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    juillet 2017
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    67

    Question

    Bonsoir Mara,

    Merci pour ton témoignage. Il nous révèle une personne authentique et sensible.

    Ta façon de voir les choses en ce qui concerne l’abstinence, m’amène à me poser des questions. Déjà, quand Moderato s’était mis à me questionner à la fin de mon fil de discussion, j’avais commencé à remettre en question ma façon de vivre sans aucune consommation d’alcool.

    Il a écrit:
    ‘Certaines personnes cessent d'un coup de consommer et d'autres diminuent graduellement jusqu'à cesser complètement et d'autres en viennent à consommer socialement. Je me demande toujours comment on peut faire pour cesser radicalement de consommer… ’

    Alors ici je pose la question. Est-il possible d’arrêter de boire et, avec le temps, de devenir un buveur social occasionnel?

    Si quelqu’un peut m’éclairer sur ce sujet, je vous en serais très reconnaissante.

    Bonne fin de soirée

  8. #78

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    Bonjour,
    Avant d’arrêter de boire, j’ai passé pas mal de temps à essayer de contrôler ma consommation. Personnellement, c’était l’inverse de toi Mara, parce que je n’aimais pas le vin blanc. Alors quand je voulais essayer de me contrôler, c’est ce que je prenais. Donc je changeais de sorte d’alcool en croyant que ça allait m’aider à me limiter. "je ne prendrai plus d’alcool fort, juste de la bière", ou "plus de vin rouge mais seulement du blanc" etc. J’ai déjà essayé aussi de me mettre des règles de consommation. C’était pareil avec la cigarette quand je faisais le ménage de la voiture. Je me disais que je ne fumerais plus dans la voiture. Deux semaines après, je fumais le bras sortie par la fenêtre. Et encore deux semaines plus tard, je fumais la fenêtre ouverte mais le bras à l’intérieur de la voiture. Et quelques temps encore plus tard, mon cendrier débordait littéralement et je me foutais complètement que la fenêtre soit ouverte ou fermée. Ça illustre, mais c’était idem pour mes règles par rapport à l’alcool, ça ne tenait pas.

    Quand j’essayais de me contrôler, peu importe le moyen que j’utilisais, ça me demandait de l’effort. Et l’effort provoquait de la frustration alors je finissais toujours par me dire "au diable…" et à me "contenter". Donc, peu importe le type d’alcool, cela reste problématique pour moi. Le vin blanc n’est pas moins pire que le rouge. La seule différence, c’est que je n’aime pas le goût. Ne pas l’avoir bu à la vitesse grandV à mon avis, ça ne veut rien dire. Si je bois une coupe de vin blanc, même en prenant une soirée entière pour le faire, c’est à moi que je vais causer du tort. Pas sur le coup, quoique ça va certainement m’amener à croire que j’ai pu le faire sans trop de difficulté alors je pourrai encore le faire éventuellement, etc. Je crois bien que rapidement j’en viendrais à me dire que comme j’ai pu le faire à telle occasion, je peux certainement le faire encore et me mettre à "focuser" là-dessus et peut être même à provoquer les événements ou je pourrai me prendre ce fameux petit verre. Et j’imagine bien la suite... de plus en plus souvent et ce serait surement idem pour la quantité (juste un verre, dans quel intérêt si je n’ai pas un minimum de "feeling"?). J’ai déjà arrêté de fumer pendant 3 ans et c’est exactement ce qui s’est passé dans ma tête quand j’ai repris. Ça m’a repris 20 ans et plusieurs tentatives d’arrêt avant d’être capable de réarrêter de fumer à nouveau.

    Bonne journée

  9. #79
    Date d'inscription
    février 2018
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    53

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    Bonjour à vous deux,

    « Est-il possible d’arrêter de boire et, avec le temps, de devenir un buveur social occasionnel ? » Toute une question que tu as posée là, Nanou ! Anonyme, si je me fie à ton message, la réponse est non. Quant à moi, il ne faudrait pas considérer mon récit chronologique du 12 juin comme un oui net et précis. J’ai rapporté les faits, tous les faits. Ça aurait été malhonnête de ma part de parler uniquement des deux occasions où je n’ai pas bu et de passer sous silence LE verre de rouge.

    J’ai lancé cette discussion il y a un peu plus de trois mois. Je suis trop nouvelle dans le décor pour tenter de justifier ce verre. Loin de moi l’idée d’être au-dessus de la mêlée. Je suis dedans, très dedans, et j’ai peut-être joué avec le feu. J’ai souvent entendu dire qu’un premier verre, après une période plus ou moins longue de sobriété, pouvait être un premier pas vers la rechute, donc à éviter à tout prix. Pour la Xième fois, j’ai fait une recherche sur le sujet dans internet et j’ai trouvé des commentaires étoffés, personnels ou professionnels, pour et contre la consommation occasionnelle. Se pourrait-il qu’il n’y ait pas UNE réponse et que chaque cas soit unique ?

    Dans le cadre de ma démarche, et peut-être que ça intéressera aussi les visiteurs du site, je vais rappeler quelques faits. J’ai aimé le goût de ce verre de rouge, mais pas le « feeling » bien qu’il ait été très léger. Il m’a rendue un peu moins attentive aux autres, et je l’ai trouvé futile et inutile. J’ignore donc si je recommencerai. Chose certaine, du moins je l’espère, je ne prendrai plus de blanc ni de rosé, et suivrai le conseil d’un ami aujourd’hui décédé : ne jamais en avoir à la maison.

    Ma psychothérapeute m’avait dit à quelques reprises : « Vous êtes capable de vous contrôler. » Je ne la vois plus depuis la fin de janvier. Nous avons suspendu nos rencontres le temps que je soigne mon cancer. Elle m’a quand même téléphoné peu après pour me dire que, si je n’arrivais pas à cesser de boire pendant ce temps, il serait bien qu’on se voie. Bien sûr, je savais avec ma raison que je devais arrêter, mais son appel m’a secouée. J’ai finalement trouvé de l’aide auprès de vous, Anonyme et Nanou. Depuis, mon parcours s’est amélioré.

    Le cancer m’impose aussi des restrictions. Je n’aurai pas de mastectomie totale, mais de la radiothérapie et peut-être aussi de la chimiothérapie. Cette dernière possibilité fait suite aux récentes percées – ça date de deux semaines environ -- dans le traitement du cancer du sein. J’en saurai davantage dans trois semaines. Mais peu importe le résultat d’un test en ce sens, j’en ai pour des mois avec l’interdiction de consommer, ce qui bien sûr me motive grandement.

    En passant, mes recherches dans internet n’ont pas démenti cette réalité d’ordre général : l’alcool et le cancer font très bon ménage.

    Merci de votre soutien et au plaisir de vous lire.

  10. #80
    Date d'inscription
    juillet 2017
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    Bonjour,

    Ça m'a fait du bien de lire ton témoignage Anonyme.
    Et puis ça m'a fait réfléchir bien sûr. ( Aye! Qu'on réfléchit donc quand on a une dépendance à l'alcool! )

    Tu nous décris l'expérience que tu as vécue. Et ça semble clair que tu as tout intérêt à ne pas consommer à nouveau. À partir de là, je peux faire le choix de profiter de ton expérience, de me l'approprier et de continuer à vivre sans aucun alcool.

    Mon cas est un peu spécial jusqu'à présent puisque j'ai cessé de boire d'un coup, tout comme, à l'âge de 25 ans, j'ai arrêté de fumer d'un coup aussi. ( Décidément je suis égale à moi-même... ) Mais ça fait que j'ai besoin de m'appuyer sur l'expérience de quelqu'un d'autre pour combler mes lacunes. Parce que je ne me sens pas pour autant à l'abri d'une rechute.

    Là où ça devient difficile, c'est lorsque je me retrouve dans des rencontres sociales et que les autres ont un verre de vin à la main. N'est-ce pas Mara? Je te comprends très bien.

    Je pense avoir progressé un peu à ce niveau. Il y a deux semaines, j'ai été invitée à une fête et je savais qu’évidemment il y aurait du vin. J'ai apporté une bouteille d'eau minérale gazéifiée et c'est ce que j'ai bu. L'une des personnes présentes, qui avait probablement oublié que je ne prenais plus de vin, m'a offert de m’en verser un verre et, comme j'étais seule avec elle, je lui ai dit que j'avais arrêté de boire. Elle a paru surprise mais n'a pas passé de commentaire, ne sachant visiblement pas quoi dire.
    Ça m'a fait drôle d'avoir dit ça. J'ai même craint de m'être mis de la pression sur les épaules. Mais, avec le temps, je me suis dit que ça allait m'aider. Comme si j'officialisais ma décision de ne plus boire d'alcool.

    Aussi, j'ai été invitée à une rencontre en juillet avec un groupe de femmes que je n'ai pas vues depuis une dizaine d'années. Celle qui a organisé l'événement nous a demandé de l'informer de nos goûts en matière de vin. J'en ai profité pour les informer que je ne buvais plus de vin. Voilà qui est clair. À moi maintenant de voir comment je vais me sentir une fois sur place.

    Peut-être que je commence à accepter ma dépendance à l’alcool...

    Encore une fois merci à vous, Mara et Anonyme. Votre présence est importante pour moi.

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