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Arrêt! Stop!
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Discussion: Arrêt! Stop!

  1. #111
    Date d'inscription
    février 2018
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    Bonjour à vous deux,

    Il faut croire que nos planètes étaient alignées : j’ai trouvé le message d’Anonyme comme je m’apprêtais à vous écrire. Oui, les vacances ont été énergisantes, vivifiantes et sobres. À la fin de la journée, certains marcheurs allaient prendre une bière, mais je n’ai pas eu à me dire une seule fois « futile, inutile ». J’étais bien trop fatiguée pour les suivre. Mieux valait recharger mes batteries en lisant.

    J’ai été fort surprise de constater que certains randonneurs fumaient ! J’ai songé une fois ou deux à demander une cigarette, voire une « puff », mais ça a passé assez vite. Dans ce fil de discussion, il est principalement d’alcoolisme et des manières de ne pas y succomber. De mon côté, l’envie de fumer se manifeste beaucoup plus souvent que celle de boire. Onze mois après avoir écrasé, je ressens encore plusieurs fois par jour des « rushs » de fumer, ce qui n’est pas le cas pour l’alcool. On m’avait bien dit lors des séances de soutien pour arrêter de fumer que l’envie demeurerait à vie. J’espérais que ce ne serait pas le cas, mais… J’ai quand même constaté récemment que l’obsession du tabac liée au café du matin avait disparu.

    Je traîne de la patte depuis mon retour (fatigue, rhume, malaises divers), raison pour laquelle j’ai tardé à vous écrire. J’ai quand même repris ma psychothérapie la semaine dernière, après huit mois d’interruption. J’ai beaucoup parlé de mon cheminement vers la sobriété. J’ai dit à ma psy que l’abstinence me permettait d’être beaucoup plus présente aux autres et elle m’a fait remarquer que cela me permettait également d’être beaucoup plus présente à moi-même. Je n’avais jamais fait le lien. C’était sans doute ce que tu sous-entendais, Nanou, par « Je suis plus en contact avec mon plaisir ».

    J’ai aussi dit à ma psy que je devais arrêter de consommer définitivement, que toutes les personnes qui avaient tenté de boire à l’occasion avaient repris leur ancien rythme, ce qu’elle a confirmé. Elle m’avait dit un jour que j’étais capable de me maîtriser et cela avait laissé une mini-ouverture dans ma tête, mais cette fois, le sujet est clos. Merci, Anonyme, pour tes témoignages en ce sens et pour ta persévérance à nous convaincre. Nanou, j’espère que tu trouves le soutien que tu cherchais auprès de certains de nos acolytes.

    Portez-vous bien et au plaisir.

  2. #112
    Date d'inscription
    juillet 2017
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    Bonjour vous deux,

    Mara, c’est super que tes vacances de randonnée se soit bien passées.
    Et bravo pour ton cheminement dans la sobriété.

    Tu n’es pas la seule à trouver que le goût de fumer prend du temps à passer.
    Quand j’ai cessé de fumer à 25 ans, je me souviens d’en avoir rêvé pendant presque trois ans. Mais, une fois libérée de l’envie de fumer, l’odeur de cigarette est devenu insupportable, de sorte que c’est devenu très facile de ne pas fumer.

    Ma participation à un groupe de discussion entre alcooliques m’amène à réfléchir beaucoup sur la personne que j’étais lorsque je buvais et celle que je suis en train de devenir. Oui je suis davantage en contact avec ce que je ressens et davantage ouverte aux autres. Je reçois beaucoup dans ces rencontres et je pense que je vais opter pour un abonnement à vie. J’y côtoie des personnes très attachantes, qui disent des choses qui me rejoignent.
    J’ai juste le goût de continuer et d’en apprendre davantage sur le mode de vie préconisé.

    Anonyme, je ne te dirai jamais assez merci pour l’aide que tu m’as apportée. Tu m’as bien préparée et tu m’as facilité les choses quand j’ai été prête pour ma première réunion.

    Bonne fin de journée.

  3. #113
    Date d'inscription
    février 2018
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    Bonsoir à vous deux,

    Nanou, ce que tu écris à propos de tes rencontres entre alcooliques me fait réfléchir. Peut-être que je suis passée à côté de quelque chose, ou de personnes, les quelques fois où j’ai assisté à des réunions AA. Je me rappelle avoir écouté une discussion. Je me tenais en retrait, complètement déroutée. Par contre, à la fin de certaines soirées, la présence d’un jeune homme accompagné de sa copine me touchait au plus haut point. C’était le seul jeune et il semblait tellement bien dans sa peau, si loin d’être dépendant. Je l’admirais d’être là au milieu de personnes dans l’ensemble pas mal plus âgées et de s’attaquer relativement tôt dans sa vie à son problème. Si j’allais aujourd’hui à des réunions semblables, je serais sans doute beaucoup plus à l’aise de m’ouvrir aux autres et de les accueillir. J’adresserais peut-être la parole à ce jeune.

    La fumée de cigarette m’est déjà très désagréable, mais on dirait que fumer est un réflexe. Trois ans à en rêver, dis-tu? Je n’en ai pas fini avec la gomme à mâcher et les bonbons sans sucre ! Côté alcool, je ne compte plus les mois écoulés depuis la dernière fois où j’ai consommé. Ça ferait trop peu. Je laisse aller. Un jour, ça devrait faire beaucoup.

    Bonne fin de soirée et au plaisir.

  4. #114
    Date d'inscription
    juillet 2017
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    Bonsoir,

    Mara, je suis nouvelle dans le mouvement et je ne peux pas dire que je sois à l’aise à 100% avec la façon de fonctionner. Je peux te partager mon expérience à date mais je ne voudrais pas que tu penses que je t’incite à adhérer à quoi que ce soit. C’est simplement à titre informatif que je le fais.

    Au début j’étais déroutée moi aussi. Je me sentais perdue dans ce monde qui m’était inconnu jusque là. Je trouvais que ça faisait beaucoup à digérer. Et je dois avouer qu’au retour de mes premières réunions (qui se tenaient le soir), j’avais du mal à trouver le sommeil.

    J’ai quand même persisté. Parce que j’ai été bien accueillie, parce que j’y ai vu des personnes épanouies, parce que j’ai apprécié l’esprit d’entraide. Dans chacun des témoignages que j’ai entendus, il y avait au moins un aspect qui me rejoignait.

    Dans le premier groupe où je suis allée, j’ai échangé avec des personnes plus habituées au mouvement. Deux d’entre elles m’ont parlé d’un autre groupe dont le mode de fonctionnement est différent et elles m’ont suggéré de m’y présenter la semaine suivante pour voir si ça me convenait.

    Ce nouveau groupe est devenu mon groupe d’attache et je m’y sens de plus en plus à l’aise. Il s’agit d’un groupe de discussion où, suite à la lecture de quelques pages d’un livre, chaque personne peut, si elle le désire, s’exprimer. Une fois par mois, une personne nous livre son témoignage et on peut ensuite s’exprimer aussi si on veut.

    Je retourne à ce groupe à chaque semaine. Je pense que le support que j’y trouve va me permettre d’atteindre mon objectif, celui de rester sobre. Et puis toutes ces personnes sont très attachantes et respectueuses. À chaque fois, je suis heureuse de les retrouver et d’échanger avec elles.

    La beauté de l’affaire c’est que c’est toujours correct. Peu importe comment je me sens ce soir-là, je peux écouter, je peux me taire, je peux parler, c’est correct.
    Ça me fait du bien à chaque fois. Et je n’ai plus de problème à m’endormir au retour.

    Jusqu’à présent, ça fonctionne bien pour moi. Mais je peux très bien comprendre qu’il puisse en être autrement pour quelqu’un d’autre. Il s’agit d’une démarche personnelle et je suis capable de respecter le choix des autres. Encore une fois, j’insiste pour préciser que je ne fais pas de propagande.

    Bon dimanche malgré le temps maussade…

  5. #115
    Date d'inscription
    février 2018
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    53

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    Bonsoir,

    Nanou, merci d’avoir pris le temps de me parler de ton expérience. Non, je ne ressens aucune pression de ta part pour que j’adhère à un groupe. Anonyme non plus n’avait pas fait de propagande en ce sens et je vous reconnais là toutes les deux.

    Ton groupe d’attache m’intéresse particulièrement. Sa formule me rejoint, notamment la lecture de quelques pages d’un livre, suivie d’une discussion à laquelle on peut prendre part si le cœur nous en dit. Je serais curieuse de savoir de quel type de livre il s’agit. Je suis certaine que tu rencontres des personnes intéressantes et respectueuses. Cela va de soi.

    Les séances avec ma psychologue continuent de m’apporter beaucoup. Lorsqu’elles prendront fin, je serai peut-être tentée de me joindre à un groupe, mais chaque chose en son temps.

    J’étais préoccupée ces derniers temps parce que j’avais des tests à passer à l’hôpital. J’essayais de rester dans le présent, mais l’inquiétude me grugeait par en-dessous. Finalement, tout est beau et je n’ai pas songé à boire pour me détendre.

    Merci encore pour ton témoignage et bonne fin de soirée.

  6. #116

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    Bonsoir,


    En lisant vos expériences, il y a une phrase de Mara qui me questionne un peu. Quand tu dis : "Peut-être que je suis passée à côté de quelque chose, ou de personnes, les quelques fois où j’ai assisté à des réunions AA". Ce que j’espère de tout cœur Mara, c’est que tu ais eu des membres qui ont été là pour t’accueillir et t’accompagner dans ta démarche quand tu es arrivée dans une salle. L’accueil est toujours très chaleureux et des gens sont normalement là pour accueillir les nouvelles personnes. Je pense aussi qu’il faut se donner du temps. Quand je suis arrivé à mes premières réunions, je n’y comprenais pas grand-chose non plus.



    Ce sont de bonnes nouvelles que tout continue à bien aller pour ta santé. Ce n’est pas évident de rester dans son moment présent quand on a des inquiétudes alors que pourtant, dans les faits même si on s’inquiète et qu’on est dans le "prévivre", on ne peut rien changer au résultat. Le seul véritable contrôle qu’on a c’est sur la façon de vivre son moment présent. Il y a une petite phase que j’avais lu quelque part et qui m’avait fait réfléchir. C’est : "S’inquiéter, c’est comme ouvrir son parapluie au cas ou ils pleuvrait ". Si on ouvre notre parapluie au cas où, et bien on se prive du soleil en attendant la pluie, qui n’est finalement pas venue. Mais je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire. Et l'important reste que tu n'as pas eu soif.



    C’est super aussi que tu ais fermé la porte que ta psy avait ouverte vers la possibilité de reboire. " Elle m’avait dit un jour que j’étais capable de me maîtriser et cela avait laissé une mini-ouverture dans ma tête, mais cette fois, le sujet est clos.", je trouve que c’est tellement risqué de faire miroité ce genre de chose à un alcoolique. J’ai beaucoup de mal à comprendre ce genre d’approche.


    Dépendance pour dépendance, personne ne va essayer de nous convaincre qu’on pourrait fumer modérément, quelques cigarettes par jour ou juste la fin de semaine. Ça va de soi qu’on ne peut pas fumer 3 ou 4 cigarette par jour sans vite retomber au paquet par jour. C’est peut être pour ça que c’est plus facile à admettre son impuissance devant la cigarette que devant l’alcool??



    Je vous souhaite une très belle fin de soirée.

  7. #117
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    février 2018
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    Bonjour à vous deux,

    Contente de te lire, Anonyme. Oui, on m’avait accueillie chaleureusement chez les AA. On m’avait aussi remis un jeton avec un numéro de téléphone en cas de besoin. Tout ça m’avait aidée : j'avais mis le jeton sous mon oreiller et je n’avais pas consommé pendant un mois et demi.

    Parlant consommation, des amis sont venus me rendre visite et ont apporté une bouteille de vin. Elle est restée entamée sur le comptoir pendant deux jours et je ne l’ai pour ainsi dire pas remarquée. Il reste quelques cuillerées à soupe que j’utiliserai dans une sauce qui aura chauffé, bien sûr. La meilleure sauce avec un soupçon de rouge jamais réalisée !

    Ta phrase pour contrer le prévivre est bien chouette. Je vais tenter de m’en souvenir. Quant à celle de ma thérapeute, j’aurais dû la mettre en contexte et changer le temps du verbe : « Elle m’avait dit un jour que j’avais été capable de me maîtriser » une certaine fois. Je parlais d’une circonstance en particulier. Par contre, elle était demeurée muette toutes les fois où j’avais parlé de retrouver la façon de consommer raisonnable que j’avais avant la cinquantaine. Jusqu’où jour où elle a dit : « Une porte s’est ouverte lorsque vous avez commencé à boire trop et régulièrement. » Et j’avais répondu : « Et elle ne se refermera jamais. » Elle avait confirmé d’un signe de tête. C’est moi qui me suis fait miroiter cette possibilité. Récemment, je lui ai dit que toutes les personnes que je connais qui avaient arrêté de boire complètement pendant un certain temps et qui s’étaient ensuite essayées à le faire occasionnellement avaient toutes recommencé. Autre oui de la tête de ma psy pour acquiescer.

    J’espère que tout va bien de votre côté. Nanou, ça t’apporte toujours beaucoup tes rencontres ? Anonyme, les trottoirs sont tout beaux autour de toi ?

    Bonne fin de journée et au plaisir.

  8. #118
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    juillet 2017
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    Bonsoir vous deux,

    Anonyme, j’aime bien les exemples que tu nous donnes pour illustrer ton propos.
    "Si on ouvre notre parapluie au cas où, et bien on se prive du soleil en attendant la pluie, qui n’est finalement pas venue."
    Comme alcoolique, je sens bien l’importance de vivre le moment présent. À chaque fois que ça ne tourne pas rond, j’en reviens à ce principe.

    Mara, je te dis bravo d’aller chercher de l’aide auprès d’une psychologue. Comme le dit Anonyme, on est impuissant devant l’alcool.

    Personnellement, je préfère ne pas en avoir à la maison. Même si je n’ai plus le goût de boire, je ne prends pas de risque.

    Je te souhaite la continuation dans la sobriété. Tu dois sûrement en apprécier les bienfaits.

    Bonne fin de soirée à vous deux.

  9. #119

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    Bonjour
    Mara, je comprends mieux ce que tu voulais dire pour ta psy. À un moment, j’ai eu l’impression, que j’avais franchi une ligne au niveau de ma consommation (mais je ne suis pas capable de dire à partir de quand). Quand je l’ai réalisé je crois qu’il était déjà trop tard. J’ai l’impression que cette ligne, une fois franchie, ne permet plus le retour en arrière. Mais ce n’est qu’une impression parce que je ne le saurai jamais en réalité. Je n’avais pas conscience de mon problème de conso avant de l’avoir franchie (ou en tout cas pas complètement conscience). Mais bref, je crois que maintenant la marche arrière est difficilement envisageable. Comme ce que ta psy a dit avec la porte qui s’est refermée. C’est ce que je crois aussi.


    Sinon, les trottoirs ne sont pas trop mal dans mon coin. Je vois quelques trous de temps en temps mais n’ai pas du tout envie d’y sauter. Il y a une de mes amies qui est en rechute actuellement. Ça fait plusieurs mois qu’elle en arrache et qu’elle a du mal à réaccrocher. J’avoue que c’est comme une dose massive de piqures de rappel et ça ne me donne pas le gout de reconsommer. Ça me rappelle aussi qu’on n’est pas à l’abri de ça. Et vous?, j’espère que tout se passe bien par chez-vous et que vos trottoirs sont beaux?


    Je vous souhaite une très belle journée à toutes les deux.

  10. #120
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    février 2018
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    Bonjour à vous deux,

    Ah, la fameuse porte ! Qu’est-ce que j’ai tâtonné avant de comprendre ! Je me suis trop longtemps tenu le raisonnement suivant : si je suis capable de passer devant les succursales de la SAQ et d’emprunter l’allée des vins à l’épicerie sans être tentée d’en acheter, d’assister à des repas au resto un verre d’eau à la main, etc., c’est sans doute que j’ai retrouvé la capacité de consommer raisonnablement que j’avais avant la cinquantaine. Quelle erreur ! C’était sans compter le côté perfide de la dépendance. Peu importe la durée de l’abstinence et l’absence d’envie, ça peut revenir n’importe quand et aussi fort qu’avant. Il suffirait d’une déprime, d’un choc émotif ou d’un contretemps, et ce serait reparti.

    Tu as bien raison, Anonyme, aucun alcoolique n’est à l’abri d’une rechute et le cas de ton amie me rejoint et me parle. Je suis certaine que tu es très présente et très attentive.

    Un an après avoir écrasé, les envies de fumer ont diminué et le besoin de mâcher de la gomme s’atténue aussi, on dirait. Moi qui me croyais accro à la gomme pour toujours. Cette bonne nouvelle m’aide à attendre le retour du soleil et à me préparer mentalement à mon premier Noël au Perrier.

    Merci de votre patience et de votre soutien, et gare au rhume !

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