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Arrêt! Stop!
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Discussion: Arrêt! Stop!

  1. #21

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    Bonjour,
    C’est super comme projet et c’est vrai que ça doit te tenir occupé. C’est une belle motivation.

    Je suis en train de planifier quelque chose qui est un peu similaire mais que l’on fera en voiture avec les enfants, un road trip. J’adore voyager et c’est quelque chose que j’avais pourtant arrêté de faire. Je me rattrape depuis que je ne bois plus, à plusieurs niveaux, dont celui-là.

    Oui, c’est la fin de semaine. N’oublions pas de garder les yeux ouverts pour éviter les trous qu’il y a sur le trottoir. N’hésite pas à écrire si tu as des difficultés. Le fait d’écrire peut avoir un peu le même effet bénéfique que le téléphone. S’entendre dire les choses, ça aide souvent et en plus, ça peut faire passer une envie.

    Et un truc qui m’aidait, les fins de semaines, c’est que je planifiais un peu plus mes journées, pour éviter les temps morts, surtout aux heures un peu plus fatidiques.

    Et si j’avais un souper avec des amis, je tentais là aussi de planifier un peu mon plan de match à l’avance. Comme qu’est-ce que j’allais répondre si on me posait la question du pourquoi je ne bois pas, ou si on essayait d’insister pour que je boive. Je n’avais pas trop envie de me faire poser des questions alors j’avais mes réponses toutes prêtes pour couper court sur le sujet. Même chose pour ce que j’allais me prendre pour boire. J’y avais pensé à l’avance, et ça laissait moins de place à l'indécision. Ce sont de petits trucs qui moi m’ont beaucoup aidés.

    Mais disons aussi que les premières semaines je ne provoquais pas trop les sorties où il y avait de l’alcool, pour me donner une chance. Mais il y en a pour qui ça ne pose pas de problème. Moi j’avais beaucoup de cravings au début alors j’essayais de me ménager un peu plus là-dessus. C’était ma façon d’éviter les trous dans le trottoir, le temps que je me sente un peu plus capable de les contourner.

    Allez, bon weekend!

  2. #22
    Date d'inscription
    février 2018
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    Bonjour,

    Quel beau projet de ton côté aussi ! Tu dois être drôlement content d’avoir recommencé à voyager et de te donner du bon temps en compagnie des enfants.

    Ça tombe bien que tu abordes le sujet des trous dans le trottoir. J’ai eu de la difficulté hier à éviter la SAQ. J’aimerais bien savoir pourquoi je passe parfois devant les succursales sans même m’en apercevoir et d’autres fois en ne pensant qu’à y entrer. Je ne crois pas que ce soit seulement l’approche du week-end ou un mauvais moment à passer qui m’incitent à consommer. Peut-être que c’est un effet normal de la dépendance et que peu à peu les envies diminueront.

    Dans les séances antitabac auxquelles j’ai participé, on disait que l’envie de fumer durait environ quatre minutes et qu’elle passerait qu’on en fume une ou pas. Sais-tu si l’envie de boire a une durée aussi ? Ce serait drôlement pratique. Je regarderais ma montre tout en respirant profondément, le temps que ça passe.

    Bonne idée de planifier davantage mon emploi du temps les fins de semaine. Je ne prévois pas manger avec des amis ce soir. De toute façon, si l’occasion se présentait, je n’aurais qu’à dire que je ne bois pas pour ménager mon métabolisme en vue de l’opération et des traitements.

    Le fait de m’exprimer sur ce forum m’aide beaucoup à tenir le coup. Si je me sens sur le point de flancher, je sauterai sur mon clavier, c’est sûr.

    Merci encore pour ton soutien et bon week-end à toi aussi,

    Mara

  3. #23

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    Bonsoir,
    Oui les envies vont diminuer avec le temps. Je dirais que normalement, elles ne durent pas très longtemps. J’ai remarqué que la durée dépendait beaucoup de ma façon d’y faire face. Quand je ne me laissais pas de place à la négociation et à la possibilité de reboire, j’arrivais à mieux gérer l’obsession et ça passait plus rapidement parce que je ne l’entretenais pas mentalement. Là où c’était plus difficile c’est lorsque je me mettais à "écouter" la négociation avec moi-même et à écouter ce discours-là sans y mettre un stop vraiment. Dans ce temps-là c’était plus long et plus difficile. Et parfois aussi, je finissais par réussir à me convaincre et je me retrouvais finalement à la SAQ.

    Le mieux que j’ai trouvé quand j’avais des obsessions, c’était de m’occuper. Aller prendre une marche, une douche, appeler quelqu’un à qui je pouvais en parler, lire un chapitre du vivre sobre ou autre. S’occuper à autre chose et ne pas avoir d’ouverture à négocier.

    Pourquoi des fois on en a envie plus que d’autres fois? J’imagine qu’il y a plusieurs facteurs à ça, dont le principal qui est, comme tu dis, que ce soit une dépendance. Je crois que mes moments plus difficiles était beaucoup liés à mes routines de consommations. J’étais quelqu’un qui buvais quotidiennement. Donc à certaines heures j’avais mes "rituels" et les envies devenaient aussi beaucoup plus fortes à ces moments. Je crois qu’il faut vraiment arriver à casser certains de nos rituels et de nos routines.

  4. #24
    Date d'inscription
    février 2018
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    Bonsoir,

    C’est réconfortant de savoir que, comme pour le tabagisme, les envies vont diminuer et qu’elles ne durent d’ordinaire pas très longtemps. Bonne chose aussi de se méfier de la négociation avec soi-même. Je n’y avais pas songé.

    Je pense que les rituels et la routine jouent aussi un grand rôle dans mes obsessions. Comme je vis seule, je peux me plonger dans un bon bouquin et remettre à plus tard des tâches routinières comme le ménage ou un peu longues comme la préparation des aliments quand je cuisine en grande quantité. Mais arrive un moment où on ne peut plus reporter, il faut passer à l’action. Or, le vin m’était alors d’un grand secours, car ça me booste ! Il suffisait d’une bouteille, parfois plus, pour que je m’affaire pendant des heures sans m’embêter un seul instant. Quand je m’arrêtais enfin, la maison était nickel, les plats variés et moi, bien contente du résultat.

    Heureusement, je me sens de plus en plus capable d’accomplir de telles tâches sans boire, mais le schéma du vin comme source d’énergie va sans doute demeurer imprimé dans mon cerveau un bon moment. Mon état de santé devrait cependant m’aider à briser ce modèle.

    Sur ce, bonne soirée à toi et au plaisir,

    Mara

  5. #25
    Date d'inscription
    juillet 2017
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    67

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    Merci Anonyme de partager ton expérience.
    Pour ma part je retiens ceci: dans les périodes plus difficiles, planifier les journées, adopter de nouveaux rituels et se donner des moyens pour gérer l’obsession.
    Ce sont de précieux conseils que je vais suivre au besoin. Je suis consciente que je ne peux rien prendre pour acquis. Dans mon quartier il y a aussi des trous dans le trottoir …

    Bravo Mara pour ta belle idée de randonnée pédestre. Tu as raison de dire que c’est important de ne pas passer tout notre temps à penser aux problèmes. Ça fait du bien de s’occuper l’esprit à autre chose.

    Merci à tous les deux pour votre présence sur ce forum, je l’apprécie beaucoup.

  6. #26

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    Bonsoir Mara et Nanou,

    J’espère que vous allez bien?

    C’est vrai ce que tu dis Nanou, il ne faut rien prendre pour acquis. J’ai souvent entendu dire que peu importe le temps d’abstinence, on reste toujours à un bras du premier verre.

    Mara tu pourrais peut être essayer de te faire un beau grand verre d’eau perrier avec une tranche de citron ou de limonade italienne, ou un bon cappuccino, quelque chose d’intéressant à boire qui pourrait t’aider à remplacer ton verre "d’alcool énergie"?

  7. #27
    Date d'inscription
    février 2018
    Messages
    53

    Par défaut Toujours à un bras du premier verre

    Bonjour à vous deux,

    Je me suis rendu compte hier que le plaisir joue dans mes accrocs à la démarche. Que voulez-vous, les spritzers, j’aime ça ! Les substituts proposés par Anonyme ne font pas le poids. Surtout quand je fais à manger. Ces drinks «semblent» légers et comme je mets autant d’eau et de jus que d’alcool, ils ne cognent pas. Je dors bien, même si mon foie travaille fort, et me réveille de bonne humeur. Dur pour la motivation, ça !

    Il est hors de question que je me justifie par un «Une fois n’est pas coutume », ce serait une façon de négocier avec moi-même. Si je n’avais pris qu’un ou deux verres, peut-être, mais ce n’est pas le cas. En plus, ce serait m’aventurer sur la pente descendante.

    Quand l’envie de boire s’est manifestée, j’ai tenté de résister par divers moyens dont nous avons parlé, sauf celui d’écrire sur ce forum. J’avais pourtant dit que je sauterais sur mon clavier au besoin.

    Pour m’encourager, je me dis que j’ai fait du ménage dimanche sans penser à boire un seul instant. J’ai d’autres tâches ennuyeuses à faire aujourd’hui, mais je ne ressens pas du tout le besoin de m’énergiser avec de l’alcool. À l’avenir, je noterai le nombre de jours entre les envies impérieuses en espérant qu’elles s’espacent.

    Merci de votre écoute,

    Mara

  8. #28

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    Bonjour Mara et Nanou

    Mara, je me reconnais bien quand tu dis : "j’ai tenté de résister par divers moyens dont nous avons parlé, sauf celui d’écrire sur ce forum. J’avais pourtant dit que je sauterais sur mon clavier au besoin."
    Oui, à moi on disait "appelle avant, plutôt qu’après!" Sauf que, pareil comme toi, quand je succombais à mes pulsions d’alcool je n’avais pas appelé avant. Je le disais seulement le lendemain. Mais quand j’appelais avant, souvent je ne consommais pas. Pourquoi? Je crois que c’est parce que je me fermais la porte à la possibilité de en le disant, contrairement à quand je ne le faisais pas.

    "À l’avenir, je noterai le nombre de jours entre les envies impérieuses en espérant qu’elles s’espacent." Comme tu as dit en fin de semaine, ces envies impérieuses sont causées par une dépendance. Selon moi, les envies vont diminuer au fur et à mesure que la dépendance n’est plus alimentée par la substance qui la créée.

    Quand tu as arrêté pendant un mois et demie, avais tu aussi des obsessions? Comment ça se passait?

    Bonne journée à vous deux.

  9. #29
    Date d'inscription
    février 2018
    Messages
    53

    Par défaut Le méchant temps de l'«avant»

    Bonjour Anonyme,

    Ça me fait du bien savoir que je ne suis pas la seule à me fourvoyer à propos de l’avant. Je ne suis pas fière de ma dernière consommation pour autant.

    Dommage qu’il n’y ait pas l’équivalent des gommes à mâcher ou autres produits avec nicotine pour les alcooliques. Ça m’avait aidée quand les rages de tabac se faisaient sentir. Ceci dit, il existe une plante, le kudzu, qui diminue plusieurs formes d’addiction : alcool, tabac, drogues, médicaments, etc. On en trouve dans les herboristeries. Malheureusement, le kudzu est déconseillé en cas de cancer du sein, mais certains des nombreux lecteurs de ce forum pourraient être intéressés.

    La première fois que j’ai arrêté de de boire remonte à une dizaine d’années. Je venais d’apprendre que je souffrais de diabète de type 2 et que je devais consommer de l’alcool un verre à la fois. Je n’en ai pas pris pendant un mois sans aucune difficulté. Je désirais vraiment maîtriser mon taux de glycémie par mon alimentation. Puis, j’ai eu la très, très mauvaise idée de mesurer ma glycémie après un verre de vin, deux verres, trois verres, etc. Malheur, le vin ne fait pas augmenter ma glycémie, ce qui est rare. J’ai refait le test à maintes reprises et c’était bien le cas. La seconde fois que j’ai cessé de consommer, je n’ai pas eu d’obsessions pendant un mois et demi, mais cela date d’au moins cinq ans. Ma dépendance s’est peut-être accrue depuis. Pourquoi avais-je recommencé? Le bon goût y est sans doute pour beaucoup, mais…

    Merci encore de ta patience et de ta constance, et au plaisir,

    Mara

  10. #30
    Date d'inscription
    juillet 2017
    Messages
    67

    Par défaut

    Mara, tu es assez lucide pour exprimer clairement ce qu’il t’arrive.
    Quand tu vas être prête à cesser de consommer, tu vas être capable d’y arriver.

    Ça m’impressionne que tu sois encore assez disciplinée pour faire régulièrement du ménage et de la cuisine. Je dois avouer que je suis moins motivée à ce sujet.

    Ces temps-ci, je me sens plus fragile. C’est probablement à cause de quelques petits soucis de santé. Rien de grave, mais ça me cause de la fatigue. En attendant de recevoir les soins nécessaires, je vais me reposer et tenter de me changer les idées, question de ne pas retomber dans mes anciennes habitudes. Je garde à l’esprit les dangers des trottoirs troués...

    Je vais continuer de vous lire, toi et Anonyme. Avec sa vaste expérience, il est bien outillé pour te guider dans ton parcours.

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